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TEXTURES - EUROPEAN TOUR 2011
A la Scène Bastille, on ne rigole pas. Tout file droit. Ouverture des portes 19h00 et vous avez intérêt à vous bouger ou à arriver suffisamment tôt devant la salle (qui affichait complet ce soir) pour être sûr de ne pas louper le début des hostilités, parce qu'à peine 15 minutes plus tard, The Ocean démarrait son set. Juste le temps de passer par les vestiaires... qui ne prennent pas les manteaux, seulement les sac à dos...
Vestiaire, (nom masculin) : Lieu où on dépose les manteaux, chapeaux, parapluies, etc., dans certains établissements. (source Larousse). Bref...
Donc ce soir, c'est The Ocean qui ouvrait pour les hollandais de Textures. La prestation des germano-suisses au Hellfest, bien ancrée dans notre mémoire, nous laissait augurer un nouveau coup de boule massif dans la gueule. Raté. C'était honnêtement encore plus que ça. Parce que c'était dans une salle, parce que le son était au poil (malgré des soucis de micros pour Loïc sur le premier morceau, de guitare pour Robin un peu plus tard), parce que le groupe était dans une forme olympique et parce que le public était chaud bouillant. En fait, c'est tout simple, cette petite tuerie est passée beaucoup trop vite. Lorsque Robin, interviewé un peu plus tard dans la soirée, nous confiera que le groupe avait joué une heure ce soir, on a simplement eu du mal à y croire... Pour en revenir à la prestation du groupe en elle-même, c'était une bonne grosse guerre des familles. Rares sont les formations à pouvoir se targuer d'être aussi remuantes sur scène. Ça court, ça saute de partout, sans virer à la foire au pains. Loïc ira à plusieurs reprises s'offrir des sessions slam sur la foule, quand Louis (basse) finira carrément par jouer au milieu du public. Côté setlist, sans surprise, ce sont les deux derniers albums du groupes, "Heliocentric" et "Anthropocentric", qui se sont taillés la part du lion, avec tout de même un petit retour sur "Precambrian" ("Ecstasian: De Profundis") pour la forme. Que l'on n'aime ou pas les deux dernières sorties du groupe qui ont quelque peu partagé le public, on ne peut de toute façon pas nier la formidable puissance qu'ils prennent sur scène avec des morceaux comme "The Grand Inquisitor II : Roots & Locust" ou bien "The Origin Of Species" et "The Origin Of God", joués en conclusion. The Ocean sur scène est quoi qu'il arrive une valeur sûre et on en reprendra volontiers une prochaine fois avec, on l'espère, un show plus long en tête d'affiche.
La valse des flightcases s'organise et Textures déboule sur scène une petite vingtaine de minutes plus tard. Honnêtement, après la tornade The Ocean, on se demandait si les néerlandais allaient pouvoir tenir la comparaison. D'une certaine façon, non. En étant plus nombreux sur scène (6 pour être exacts) avec un clavier et de grandes toiles qui prennent de la place, impossible pour nos Hollandais de suivre au challenge bordel scénique, mais... Mais il reste tout de même la puissance de déflagration de Textures et c'est ce qui va permettre au groupe de nous livrer un gros concert. Dès les premières notes de "Surreal State Of Enlightement", on se retrouve vite scotché au sol. Le son est massif, compact, les headbangs des musiciens se font en rythme et donnent l'impression d'avoir face à soi une grosse machine de guerre bien huilée. Surtout, mais peut-être que ce n'était qu'une impression, les morceaux ressortaient de façon bien plus violentes que sur disque, l'aspect metal extrême ne s'en est retrouvé que renforcé et les parties quelques peu "meshuggiennes" ont paru aussi dangereuses pour les neurones que si elles avaient été interprétées par nos Suédois...
Évidemment, au centre de l'attention, il y avait Daniel de Jongh, nouveau chanteur, chargé de faire "oublier" son prédécesseur, Eric Kalsbeek, dont le talent vocal faisait l'unanimité. Et bien le sieur Daniel s'en est plus que bien sorti de ce côté-là. L'imposant gaillaird maîtrise aussi bien les parties growlées que le chant clair même si, avec le recul, on se rend compte qu'il a beaucoup fait participer le public sur les refrains du splendide "Awake" (un petit manque de confiance sur ce morceau peut-être ?). Quoi qu'il en soit, on ne se fait pas de soucis pour son avenir au sein du groupe. Textures a à nouveau dégotté une perle rare. Le set de Textures sera par contre plutôt court, la Scène Bastille, comme beaucoup de salle parisiennes, se transformant en boîte à partir d'une certaine heure, n'est sûrement pas étrangère à l'affaire, et l'on aura droit à une petite heure de jeu seulement. Dommage, d'autant plus que le groupe n'aura même pas eu le temps de jouer son dernier single "Reaching Home", étrangement absent de la setlist, alors qu'on l'attendait impatiemment. Peu importe, le public surmotivé aura profité à fond du show (combien de pogos ? Combien de slams ?) et le groupe a promis de revenir très vite pour un nouveau concert, plus long cette fois. Et bien, on vous attend de pied ferme messieurs, en espérant que vous serez dans la même forme.
Merci à Valérie et Charly.
Setlist Textures
- Surreal State Of Enlightenment
- Regenesis
- Storm Warning
- Helmets/Polars
- Stream Of Consciousness
- Sanguine Draws The Oath
- Consonant Hemispheres
- Awake
- Swandive
- Messengers
- Singularity
- Laments Of Icarus
Setlist The Ocean
- Firmament
- The Grand Inquisitor II : Roots & Locusts
- Anthropocentric
- Ecstasian : De Profundis
- The Grand Inquisitor I : Karamazov Baseness
- Swallowed By The Earth
- She Was The Universe
- The Origin Of Species
- The Origin Of God








