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Metal Sickness > Reports > Report : Sylak Open Air festival - St Maurice De Gourdans - 06-07/08/2016
Converge sylak open air 07082016 05
Sylak Open Air
Lieu : St Maurice De Gourdans (Sylak Open Air - France)
Date : 07/08/2016
Chroniqueur : Team MS

Voir la fiche du groupe Sylak Open Air

Texte

SYLAK OPEN AIR 2016

Barême de notation des concerts :

: Jouissif
: Bon
: Pas terrible
: Bouhouhou ! 

SAMEDI

NONSENSE (11h25-11h55) » PHOTOS

Lourde tâche que celle d’ouvrir un festival. Ce matin, c’est au groupe local Nonsense de se jeter dans la gueule du loup. La foule est encore clairsemée, mais il en faudrait plus pour déstabiliser les Lyonnais. Au micro, Olivier Sicaud se montre prêt à en découdre et invite la foule à se rapprocher et faire du bruit dès le début du set. Adepte d’un metal progressif technique et travaillé, Nonsense parvient à fédérer le public du Sylak. Si ils se veulent de prime abord complexe, les morceaux n’en sont pas moins inaccessibles. Certains plans déstructurés rappellent le meilleur de Meshuggah ou The Ocean.

Mention spéciale au batteur Simon Digonnet à la technique imparable et qui à la particularité de tenir sa baguette gauche selon la prise dite tambour, tel un jazzman. On apprécie que les musiciens ne se contentent pas de rester seulement concentrés sur leurs instruments. Le quintet déploie également une forte implication à l’adresse du public. La première claque du week-end, tout simplement. (Otis, mon scribe)

Nonsense @ Sylak Open Air 2016 © Metal SicknessNonsense @ Sylak Open Air 2016 © Metal Sickness

R.A.B (12h25-12h55) » PHOTOS

"Salut le Hellfest ! On s’appelle Rien A Branler !". Le ton est donné avant même que R.A.B ne fasse péter les watts sur la scène du Sylak. Au menu, du bon gros stoner rock des familles qui n’est pas sans rappeler Orange Goblin, attendu quelques heures plus tard. Mais surtout, une grosse pincée d’humour pour parachever les interventions de Thibaud. Son haut fait d’arme du jour ? Demander au public de s’adonner à une variante toute particulière du wall of death : un wall of love, au cours duquel l’assistance se sépare en deux avant de se rentrer dedans pour… se faire des câlins. Une prestation fort sympathique en somme, qui colle parfaitement avec l’état d’esprit général du festival. (Otis, mon scribe)

ARTILLERY (14h30-15h10) » PHOTOS

Qui dit festival de Metal dit Metal traditionnel à l'affiche, c'est un fait. Les Allemands ont beau être les champions toute catégorie de ce genre, ce sont aujourd'hui des Danois qui se chargeront de fournir au public du Sylak leur dose de "Heavy Metôl" des familes!

Artillery donc, va fournir une prestation sérieuse d'un metal efficace, mais totalement dénué de surprises, on kiffe donc de bout en bout ou on décroche au bout de deux titres, ce qui sera le cas de votre serviteur. Le chanteur Michael Bastholm Dahl et le guitariste Michael Stützer mènent la barque, on sent que ces deux-là ne sont pas nés de la dernière pluie et connaissent leur metal parfaitement! Signe de réussite, c'est sur la prestation d'Artillery que les premiers pogos sérieux de la journée feront leur apparition. (Arnal)

UNEARTH (15h40-16h25) » PHOTOS

Qu’on se le dise, c’est toujours un immense plaisir de croiser la route des Américains d’Unearth. Groupe de live par excellence, il n’est pas étonnant de voir qu’une foule généreuse se masse devant la scène pour les accueillir comme il se doit. C’est à "The Great Dividers", extrait de leur deuxième album de 2004 "The Oncoming Storm", d’ouvrir les hostilités. Les coreux réagissent au quart de tour et déclenchent circle pits comme on change de chemise. Trevor Phipps ne cache pas sa réjouissance devant un tel accueil et ne cesse d’en redemander.

Notons la présence derrière les fûts de Jordan Cancino (Wovenwar, ex-As I Lay Dying), remplaçant Nick Pierce qui se remet doucement d’une opération chirurgicale au dos. Le gaillard se montre digne de son confrère durant le set.

La setlist nous offre un condensé de la discographie du groupe, condensé qui ne fait évidemment pas l’impasse sur des hymnes tels que "Giles" ou "My Will Be Done". Malgré ses 18 ans de carrière, Unearth ne semble aucunement faiblir, et preuve en fut faite en ce samedi ensoleillé au Sylak ! (Otis, mon scribe)

Unearth  @ Sylak Open Air 2016 © Metal SicknessUnearth @ Sylak Open Air 2016 © Metal Sickness

SWALLOW THE SUN (16h55-17h40) » PHOTOS

Avec Swallow The Sun, nous allons hélas avoir la preuve que le Doom peut difficilement se faire une place dans un festival "généraliste"'. En effet, coincés après les furieux d'Unearth et avant la prestation bien péchue d'Orange Goblin, les finalndais ont bien du mal à imposer leur musique au public du Sylak, assez attentif, c'est le moins que l'on puisse dire. La mayonnaise ne prend pas, et ce n'est pas le chanteur Mikko Kotamäki, reclu derrière son micro en fond de scène, qui arrangera la situation. Définitivement, Swallow The Sun est un groupe à revoir en club, où au pire en festival une fois seulement la nuit tombée... (Arnal)

ORANGE GOBLIN (18h10-18h55) » PHOTOS

Après quelques heures passées sur le site, on a eu le temps de se rendre compte à quel point le Sylak pouvait se démarquer des autres festivals metal, grâce à son ambiance ultra conviviale et festive. Et le concert d’Orange Goblin ne fait qu’enfoncer le clou. Alors que Ben Ward et sa bande nous rappellent qui sont les patrons du stoner metal à l’anglaise, se manifeste un événement tout à fait inattendu. Une énorme bataille de… peluches !!!

Nounours, lapins, petits chats et autres Teletubbies se retrouvent projetés sur scène, provoquant l’hilarité d’Orange Goblin, qui ne se déconcentre pas pour autant ! Le rouleau compresseur de la perfide Albion nous offre le meilleur de sa discographie, du dernier né "Back From The Abyss" au tout premier "Frequencies From Planet Ten". C’est gros, c’est gras, et le gras, c’est la vie. Et c’est ainsi qu’Orange Goblin peut se targuer d’avoir donné l’un des shows les plus mémorables du week-end. (Otis, mon scribe)

Orange Goblin @ Sylak Open Air 2016 © Metal SicknessOrange Goblin @ Sylak Open Air 2016 © Metal Sickness

SICK OF IT ALL (19h25-20h15) » PHOTOS

Aaaaah, Sick Of It All… Ce nom chante aux oreilles de votre humble serviteur, qui à l’adolescence se prenait "Take The Night Off" en pleine face tel un parpaing, mettant fin à 13 ans d’innocence. C’est d’ailleurs avec ce titre que les New Yorkais démarrent leur set pied au plancher. Ainsi que l’indique son backdrop, SOIA est en tournée pour fêter dignement ses 30 ans d’activité. Force est de constater que malgré les années, la machine est toujours extrêmement bien rodée. Lou Koller affiche une forme vocale et physique tout simplement olympique, tandis que son frère Pete Koller arpente la scène de long en large et saute comme un cabri à la moindre occasion. Mais la fratrie n’en éclipse pas pour autant Craig Setari et Armand Majidi, respectivement batteur et bassiste.

Tournée anniversaire oblige, nous avons droit à une rétrospective des plus grands hymnes des pères fondateurs de la scène NYC HxC. "Injustice System", "It’s Clobberin’ Time", "Good Lookin’ Out", "Just Look Around", et bien sûr "Scratch The Surface"… Tout y passe ! Le combo se frotte aussi à des titres plus récents tels que "Death Or Jail", "Uprising Nation", ou le morceau titre de leur dernier album en date, "Road Less Traveled". Dans la fosse, ça ne rate pas. La folie furieuse contamine l’assistance qui multiplie mosh, circle pits et slams, donnant beaucoup de fil à retordre aux agents de sécu. Franchement rien à redire, et Sick Of It All de quitter les planches en conquérants, le sourire jusqu’aux oreilles ! (Otis, mon scribe)

MASS HYSTERIA (20h45-21h35) » PHOTOS

C'est toujours avec une forte appréhension que j'aborde un concert de Mass Hysteria, surtout dans le cadre particulier d'un festival :

- Juillet 2011 – Sonisphere : Une prestation de 45 minutes, dont 15 minutes de speechs démago sans fin de la part d'un Mouss plus que bavard viendront ternir la prestation pourtant bonne du groupe.

- Juin 2016 – Hellfest : Idem, énormément de temps perdu en speech, mais également pour la mise en place du traditionnel morceau joué dans la foule, qui devient un gimmick prévisible et agaçant (les photographes sont prévenus à l'avance pour pouvoir se positionner, c'est dire !) que de minutes de perdues alors que deux morceaux au moins auraient pu être joués à la place !

- Aout 2016 - Sylak : il y a du mieux ! En effet, la setlist est identique à celle du Hellfest, le groupe jouant en plus "Positif à Bloc", preuve que Mouss s'est quelque peu contenu en ne passant pas des heures en speechs convenus ! Mouss, que l'on devine fatigué, est pourtant partout, gauche-droite, faisant de l'ombre au reste du groupe qui a bien du mal à exister sur scène (Yann, d'où te vient cette formidable joie de vivre ?).

La doublette "Chiens de la Casse"/"Vae Soli" (avec une spéciale dédicace pour nos politiques dirigeants) suffira à mettre tout le monde d'accord : on aime ou pas, mais Mass Hysteria est fédérateur, et donc parfaitement adapté en festival. On perdra encore un peu plus la raison sur le très réussi "Vector Equilibrium", alors que le reste des titres ne fera que chauffer un peu plus le public du Sylak.

Je ne suis pas fan de ce groupe, mais au vu de l'ambiance qu'il a réussi à mettre, le créneau horaire du dessus aurait été à mon sens bien plus adapté (la pression retombera en effet fortement pendant la prestation d'Yvette Horner Ensiferum). (Arnal)

Setlist

  • Chiens de la casse
  • Vae Soli
  • Vector equilibrium
  • World on Fire
  • P4
  • Une somme de détails
  • L'Enfer des Dieux
  • Notre complot
  • Positif à bloc
  • Plus que du métal
  • Furia

ENSIFERUM (22h05-23h05) » PHOTOS

Vraiment, on aurait aimé pouvoir argumenter un peu plus. Mais après toute une journée à twerker sur du stoner et du hardcore, tomber nez-à-nez avec l’accordéon de la mort d’Ensiferum, comment dire… C’est rebutant. Voilà, déso. (Otis, mon scribe)

SUICIDAL TENDENCIES (23h35-00h35) » PHOTOS

Pour un festival de la taille du Sylak, parvenir à faire venir les légendes que sont Suicidal Tendencies relève du tour de force ! Autant le dire tout de suite, cette prestation des californiens était attendue de pieds ferme. Non seulement, il s’agit de l’unique date française de la tournée européenne de Mike Muir and co, mais en plus, le siège derrière la batterie accueille depuis peu, et de façon permanente, le séant de MONSIEUR Dave Lombardo (est-ce vraiment utile de rappeler son CV ?). Et les hostilités sont lancées avec un pétaradant "You Can’t Bring Me Down". « What the hell is going on around here?! » nous lance Mike Muir depuis les coulisses juste avant d’entrer en scène et d’envoyer le boulard comme il se doit. La machine est lancée, et Mike Muir se démène comme jamais, avec sa gestuelle si particulière.

Cette année, le line up du gang ST s’est vu renouvelé aux deux cinquièmes. Comme précisé plus haut, Dave Lombardo succède à Eric Moore, qui a quitté le navire sans plus d’explications. Ra Diaz tient désormais la basse en lieu et place de Michael Morgan, qui remplaçait Tim "Rawbiz" Williams, tragiquement disparu en 2014. Autre petit nouveau : Jeff Pogan, qui succède à Nico Santora à la guitare rythmique. Et tout ce beau monde de rendre à Suicidal ses lettres de noblesse en compagnie de Mike Muir, seul maître à bord depuis la formation du groupe en 1980, et Dean Pleasants, guitariste lead de faction depuis 1992.

Ce soir, les derniers arrivés se montrent ultra à l’aise avec les classiques du groupe, que l’on parle de "Go’on Breakdown", "War Inside My Head" et autre "Trip At The Brain". Ne se contentant pas de dérouler ses tubes, Suicidal Tendencies nous a tout de même offert quelques moments ultra cultes, avec une grande proximité avec son public. À commencer par la demande de Mike Muir de faire monter un spectateur en fauteuil roulant sur scène, image ô combien symbolique et attendrissante dans notre petit monde d’amoureux de metal. Mais "Possessed To Skate" et "I Saw Your Mommy" marquent définitivement les esprits. Ce sont sur ces deux morceaux que le frontman invite le public à envahir la scène. Invitation suivie par une bonne cinquantaine de personnes (dont votre humble serviteur), qui a ainsi le privilège de festoyer gaiement avec la bande. L’opération se répètera une deuxième fois, sur "Pledge You Allegiance", donnant l’occasion de s’égosiller en cœur sur les fameux « S-T ! ».

Si l’on regrettera l’absence de l’indémodable "Institutionalised", on peut sans trop se tromper dire que Suicidal Tendencies a livré au Sylak un concert anthologique, tête d’affiche incontournable et difficilement égalable ! (Arnal)

Suicidal Tendencies @ Sylak Open Air 2016 © Metal SicknessSuicidal Tendencies @ Sylak Open Air 2016 © Metal Sickness

Setlist

  • You Can't Bring Me Down
  • Two Sided Politics
  • Go'n Breakdown
  • Trip at the Brain
  • Subliminal
  • War Inside My Head
  • Freedumb
  • Possessed to SkateI
  • Saw Your Mommy
  • How Will I Laugh Tomorrow
  • Cyco Vision
  • Pledge Your Allegiance

DIMANCHE

 

TUSK (11h20-11h50) » PHOTOS

   

Une deuxième journée qui démarre sur les chapeaux de roue avec, comme de coutume, un petit groupe bien de chez eux : Tusk. N’y allons pas par quatre chemins, la prestation des cinq jeunes gens originaires de Drop C sur Saône (comme ils le déclarent sur leur page Facebook) nous a amplement convaincu. Tusk délivre un mélange de sludge et de hardcore qu’on devine facilement dopé à Kvelertak et autres Mastodon. Des riffs tout simplement ravageurs, soutenus par la frappe remarquable de Léa, batteuse de la formation. N’ayant froid aux yeux pour un sou, le hurleur en chef PY n’hésite pas à la jouer façon Joel O’Keefe en escaladant tour à tour amplis et structure métallique de la scène. Un sens inné du show et une personnalité indiscutable, qui récoltent haut la main les suffrages du Sylak ! (Otis, mon scribe)

SELF ESTEEM (12h20-12h50) » PHOTOS

   

Self Esteem, ou la caution hardcore beatdown du jour. Le combo lyonnais débarque sur les planches pour le grand bonheur des moshers venus en généreux comité. Le quatuor est aujourd’hui rejoins sur scène par Benjamin, guitariste d’In Arkadia tout de noir recouvert, tel Wes Borland. On ne va pas se mentir, ça dénote un poil par rapport à ses camarades de jeu, mais après tout pourquoi pas ! La scène, Self Esteem s’y sent comme un poisson dans l’eau. Le son, l’attitude et tout ce qui englobe le joli monde du hardcore sont bien de la partie. Mais tout ceci manque un peu d’originalité. Ce qu’on ne peut pas franchement leur reprocher, tant le genre se prête pas non plus à se lancer dans une espèce de révolution. Une bonne prestation, néanmoins ! (Otis, mon scribe)

HANGMAN'S CHAIR (13h20-13h55) » PHOTOS

   

Plébiscités par le public et la presse depuis la sortie, l’an dernier, de leur quatrième album "This Is Not Supposed To Be Positive", Hangman’s Chair s’apprête à déverser sur le public du Sylak son doom sludge grassement mélancolique. Self Esteem ayant joué moins longtemps que prévu, les parisiens peuvent ainsi commencer leur set plus tôt. Autant vous dire qu’on avait hâte de les retrouver ! Le quatuor fait son entrée sur le jazzy "Quand mon 6-35 me fait les yeux doux" de Gainsbourg, avant d’envoyer le massif "Dripping Low". Le morceau d’ouverture du disque susnommé fait immédiatement mouche et provoque l’envoutement général de l’assistance.

Absolument rien à redire sur ce set des Hangman’s, définitivement rôdés. Qu’ils piochent dans leur dernier né ou dans leurs morceaux plus anciens, on se retrouve entraîné dans un tourbillon de lourdeur et parfois de psychédélisme. Cédric est particulièrement en voix,  Et puis ce son, mes amis !  Nous ne sommes pas les seuls à prendre littéralement notre pied, puisque le quatuor se démène sous les yeux admiratifs de Sammy Duet (Goatwhore). Malgré un temps mort d’une petite dizaine de minute causé par une panne de courant, nous avons eu sans aucun doute eu droit au concert le plus massif du week-end. La lourdeur des compositions d’Hangman’s Chair compense largement la (relativement) courte durée de leur set, conclu sur un "The Rest Is Silence", au titre particulièrement à propos. (Otis, mon scribe)

Hangman’s Chair @ Sylak Open Air 2016 © Metal SicknessHangman’s Chair @ Sylak Open Air 2016 © Metal Sickness

GOATWHORE (14h25-15h05) » PHOTOS

   

Unique représentant purement black metal de cette édition du Sylak Goatwhore a fait couler beaucoup d’encre avant sa prestation pour le moins attendue. Déjà en se faisant rebaptiser par certains festivaliers du sobriquet de "Chèvrepute", mais aussi par son statut de groupe culte de la scène NOLA. 20 ans de carrière, garnie par une discographie pour le moins riche de 6 albums, avec la présence permanente du guitariste Sammy Duet. Un sacré bonhomme connu pour avoir fondé Acid Bath et joué sur le fameux "Odd Fellows Rest" de Crowbar.

C’est munis de ses plus beaux bracelets cloutés en cuir que le quatuor emmené par Ben Falgoust fait son entrée. "An End To Nothing" annonce la couleur : une déflagration de black thrashisé à outrance, ultra speed, ultra sale. La setlist se concentre sur les trois derniers albums du groupe : "Carving Out The Eyes Of God" (2009), "Blood For The Master" (2012) et le dernier "Constricting Rage Of The Merciless" (2014). L’imposant Falgoust se montre particulièrement en forme, et multiplie ce noble exercice qu’est le headbanging. Instant culte : "FBE", acronyme de "Fucked By Satan", d’une délicatesse rare. Alors que repose contre un retour une peluche à l’effigie du Teletubbies violet, le contraste est pour le moins saisissant ! Quoi qu’il en soit, on aura passé un bon moment ! (Otis, mon scribe)

DYING FETUS (15h35-16h15) » PHOTOS

Grâce à une tournée commune que se partagent The Black Dalhia Murder,  Immolation et Dying Fetus , cette journée de Dimanche est définitivement placée sous le signe de l'extrême, ce qui est loin de déplaire à votre serviteur!

Disons-le tout net : Dying Fetus remporte le prix du groupe le plus statique de ce week-end. C'est bien simple, les roadies auraient très bien pu sortir John Gallagher et Sean Beasley d'un flight case et les ranger en fin de set sans qu'ils n'aient bougé d'un  centimètre.

Mais heureusement,  Dying Fetus n'est pas reconnu pour être un groupe particulièrement sautillant sur scène, et c'est dans l'exécution de son Death Old School que le combo du Maryland va briller en cette chaude après-midi.  En effet  le trio infernal va délivrer une prestation absolument implacable, maîtrisée, et surtout très clinique, rendant les 50 minutes qui leur sont allouées très, très intenses. Pas le concert le plus spectaculaire de ce weekend, mais assurément l'un des plus parfait techniquement (et dans le Death, ca compte !). (Arnal)

THE BLACK DAHLIA MURDER (16h45-17h30) » PHOTOS

   

En bons amoureux de la France, visiteurs de nos contrées pratiquement chaque année, les américains de The Black Dahlia Murder nous font l’honneur de leur présence au Sylak. Et on ne va pas bouder notre plaisir, avec la hâte de découvrir ce que donnent les titres de leur dernier opus, "Abysmal". C’est pourtant un "What A Horrible Night To Have A Curse" pas piqué des vers qui nous est jeté en pâture. Trevor Strnad, illustre frontman de la bande, ne fait pas la demie-mesure comme à son habitude, et réclame des circle pits à n’en plus finir.

En parlant de circle pit, ce show de The Black Dahlia Murder est le théâtre du plus audacieux du week-end. Le mouvement prend forme autour de la régie son pour s’étendre pratiquement jusqu’à la scène ! Ce qui n’est pas sans provoquer la satisfaction de ce bon Trevor. Du reste, ses camarades sont en grande forme, et le son est tout bonnement impeccable. C’est aussi avec admiration que l’on découvre le nouveau guitariste de la formation,Brandon Ellis, qui du haut de ses 24 ans sévit également au sein de Cannabis Corpse. Le jeune homme se montre très à l’aise et complètement en phase avec ses "grands frères".

Une mémorable prestation que nous offre The Black Dahlia Murder en ce dimanche. Et ce n’est pas Julien Truchan (Benighted) qui nous contredira, lui qui se délecte du concert de ses cousins d’Amérique depuis le côté de la scène. On s’attendait à le voir débarquer on stage à tout moment, mais il n’en fut rien. (Otis, mon scribe)

The Black Dahlia Murder @ Sylak Open Air 2016 © Metal SicknessThe Black Dahlia Murder @ Sylak Open Air 2016 © Metal Sickness

IMMOLATION (18h00-18h45) » PHOTOS

Le guitariste Bill Taylor ayant dû quitter brusquement la tournée pour des raisons familiales, c'est sous forme de trio que les New-Yorkais de Immolation vont devoir exécuter leur set. Milles fois hélàs, cette absence privera le groupe d'une certaine énergie, le rendu général étant quelque peu plat, surtout en comparaison avec leurs confrères de Dying Fetus qui ont joué un peu plus tôt dans la journée…

Heureusement, le six-cordiste Robert Vigna assure le show avec ses mouvements "robotisés" et son sourire démoniaque. Reste que le groupe est idéalement placé sur le running order, et leur Death Metal permettra de maintenir la pression sur le public du Sylak, toujours aussi bouillonnant en cette fin d'après-midi ! (Arnal)

FINNTROLL (19h15-20h05) » PHOTOS

   

Le Sylak approche petit à petit à sa fin pour cette édition 2016 et Finntroll débarquent avec leurs grands sabots et leurs fausses oreilles en latex. On se demande franchement ce qu’on est venus faire là. Le sextet emmené par son leader à la voix inaudible, Vreth, nous impose son folk black metal ultra prétentiard et complètement daté. Autant dire que ça nous en touche une sans faire bouger l’autre...

Tout bien réfléchi, non, ça nous casse franchement les roupettes et Vreth peut prétendre sans trop forcer au titre de chanteur le plus à côté de la plaque du week-end. Bilan : une cata totale. Et encore, ce n’est rien comparé à ce qui sévira sur la scène du Sylak deux heures plus tard. On en reparle tout-à-l’heure… (Otis, mon scribe)

EXODUS (20h35-21h35) » PHOTOS

Les patrons. Voilà comment on pourra résumer la prestation des californiens; tant ces vieux briscards savent de quoi ils parlent niveau thrash old school !

C'est toujours Kragen Lum qui officie en second guitariste (en remplacement de Gary Holt, chez qui vous savez depuis… pfiou !) et le tandem qu'il forme avec Lee Altus impose le respect. C'est précis, saignant (le son monte clairement d'un cran au niveau de la qualité), et redoutablement efficace, comme toujours. Altus, qui est définitivement le deuxième frontman du groupe, toujours au bout de l'avant-scène (on notera au passage son Tshirt 'I am Charlie', reprenant la couverture du journal après l'attentat).

Steeve Souza quand à lui est présent, bien présent, et n'aura de cesse de haranguer le public du Sylak, qui profite à fond du chapitre Thrash de cette 5ème édition. Pas avare en paroles, le gaillard est également bien en voix et en grande forme, il faudra juste qu'il porte des T-shirts un peu plus grands afin de planquer cette grosse bedaine pendouillante qui casse un peu l'image.

Toujours officiellement en tournée pour promouvoir leur dernier album en date "Blood In Blood Out" (2014), seulement 2 morceaux dudit album seront joués ce soir, la part du lion revenant comme d'habitude au séminal "Bonded By Blood".

Assurément l'un des meilleurs shows de ce festival concernant votre serviteur. (Arnal)

Exodus @ Sylak Open Air 2016 © Metal SicknessExodus @ Sylak Open Air 2016 © Metal Sickness

Setlist

  • Blood In, Blood Out
  • Body Harvest
  • Exodus
  • Blacklist
  • A Lesson in Violence
  • Pleasures of the Flesh
  • Bonded by Blood
  • Strike of the Beast

TARJA TURUNEN (22h05-23h05) » PHOTOS

  

L’erreur de casting. Ça ne peut être que ça. On ne comprend pas trop ce que pouvait bien faire Tarja Turunen,illustre ancienne chanteuse de Nightwish, coincée entre le mastodonte Exodus et les intouchables Converge. La soprano a délivré une prestation douloureuse et difficilement supportable, ni plus ni moins. Et pourtant ça partait d’un postulat, disons, intéressant. Musicalement, on a affaire à une espèce de prog metal vaguement symphonique. Mais tout part en cacahuète dès lors que Tarja nous fait… "Profiter" de sa sirène de pompier.

N’y voyez aucune mauvaise foi, on a dit qu’on était objectif. Dont acte. Alors que le set est déjà sévèrement attaqué, la Castafiore nous annonce être sur le point d’interpréter une petite reprise. De Muse. Bon. Allez. Pourquoi pas… "Supremacy". Non. Juste, non. En jetant son dévolu sur la pire période du trio british, Tarja atteint un niveau de mauvais goût à 11.5 sur l’échelle de Sabaton. C’est dire. On pense que ça ne pourra sûrement pas être pire, sauf que… "Bon ! Il y’a quelques temps, je jouais dans un groupe… (Tu parles d’un scoop. Eh tu sais quoi ? Kurt Cobain, eh bah il est mort.) Remontons un peu le temps !". Et c’est parti pour deux reprises deNightwish. On en rêvait.

Pas besoin de vous faire un dessin. Tarja, c’était l’épreuve. Et la voir quitter les planches du Sylak résonne comme un soulagement. Plus jamais. (Otis, mon scribe)

CONVERGE (23h35-00h35) » PHOTOS

   

Ultime concert de cette sixième édition du Sylak, et après le désastre Tarja, on avait grand besoin d’un remontant digne de ce nom. Il tient en 8 lettres : C.O.N.V.E.R.G.E. Nous attendions les quatres de Boston de pied ferme. Et pour ne rien cacher, c’est l’annonce de leur venue au festival qui nous a fait dire "Ok. On y va.".  CarConverge est une machine, un rouleau compresseur à l’efficacité redoutable.

Avec un backdrop à l’effigie de leur chef d’œuvre "Jane Doe", on aurait pu s’attendre à une interprétation en règle de l’intégralité de ce disque. D’autant plus que cela avit été le cas sur quelques dates cette année. Mais c’est un condensé de leur discographie que vont nous offrir Jacob Bannon et sa bande. Après avoir fait eux-mêmes leur line check et sans même prendre la peine de sortir de scène, les pères du mouvement chaotic hardcore attaquent bille en tête avec une doublette "Dark Horse"/"Aimless Arrow". La magie opère et la fosse se déchaîne.

Cela a beau ne pas être la première fois que votre humble serviteur expérimente un concert de Converge, la forme olympique et l’implication de chacun des membres est toujours aussi ébouriffante. Alors que Jacob ne cesse d’arpenter la scène de long en large tel un lion en cage, Nate Newtonn (basse) et Kurt Ballou (guitare) martyrisent leurs cordes, tout en donnant autant de leur personne que leur chanteur lorsqu’il s’agit d’assurer des voix. Tandis que Ben Koller fait montre d’une technique imparable, enchaînant les plans déstructurés.

Converge @ Sylak Open Air 2016 © Metal SicknessConverge @ Sylak Open Air 2016 © Metal Sickness

La setlist déroule du culte. "You Fail Me", "Eagles Become Vultures", "Concubine", ou encore quelques titres de l’incroyable "All We Love We Leave Behind". Le morceau titre nous est magistralement interprété, de même que "Trespasses" ou "Predatory Glow". C’est quasi-naturellement que le combo nous quitte, avec les 11 minutes d’intensité massive contenues de "Jane Doe", titre de clôture de l’album du même nom mentionné plus haut. Absent des setlists pendant quelques années, Converge le réintègre depuis un an. Autant dire que l’on imagine difficilement une meilleure façon de conclure un show aussi épique. On en ressort littéralement sous le choc.

L’émotion nous submerge un peu plus quand, alors que les techniciens commencent à débarrasser le plateau, toute l’équipe (orga, bénévole, technique, sécurité) du Sylak monte sur scène pour un chaleureux tour de remerciements. "On continue ou pas ?". La réponse ne se fait attendre : un immense OUI unanime. Le Sylak, définitivement un festival à part, qui conformément au souhait de ses fondateurs ne doit faire qu’une chose : rester tel qu’il est, un festival à taille humaine sans prétention, mais qui ose propose une affiche aussi pointue en conservant une ambiance tout-à-fait familiale. Merci le Sylak, et à l’année prochaine ! (Otis, mon scribe)

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Commentaire de Dranak le 17-09-2016

Alors, juste pour info, Finntroll est le 2ème groupe à avoir rameuté le plus de monde lors du week-end intégral. Et malgré le fait que je les supporte assez difficilement sur CD, ils nous ont tout de même livré un show plus qu'honorable. Alors niveau objectivité, c'est pas tout a fait ça :/

Veuillez calculer 5 plus 5.