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Date
03/05/2017
Ville
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Deftones paris 0302017 08
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Date
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Suicidal tendencies toulouse 11042017 01
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Didier Varela
Date
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Date
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Cernunnos Pagan Fest
Metal Sickness > Reports > Report : Motocultor Festival - Jour 3 - Saint Nolff - 21/08/2016
Ministry motocultor st nolff 21082016 01
Motocultor Festival
Lieu : Saint-Nolff (Motocultor Fest - France)
Date : 21/08/2016
Chroniqueur : Team MS

Voir la fiche du groupe Motocultor Festival

Texte

MOTOCULTOR FEST 2016 (Jour 3)

» Report de la journée du vendredi
avec ATMOSPHERES - BÖLZER - CHILDREN OF BODOM - ENTOMBED A.D. - FLESHGOD APOCALYPSE - FURIA - GAIDJINN - GRAVE - HOLY MOSES - KHORS - MOONREICH - NAHEULBAND - ONSLAUGHT - ROTTING CHRIST - SHINING - T.A.N.K. - THE MIDNIGHT GHOST TRAIN - VULCAIN - WITCHTHROAT SERPENT

» Report de la journée du samedi
avec
AGNOSTIC FRONT - AGRESSOR - AMENRA - ATLANTIS CHRONICLES - CULT OF LUNA - FANGE - GET THE SHOT - GIUDA - GOATWHORE - GOROD - HYPNO5E - INFEST - MAYHEM - NEUROSIS - REGARDE LES HOMMES TOMBER - SOILWORK - SORDID SHIP - VALIENT THORR

DIMANCHE 21 AOUT

POESIE ZERO (Dave Mustage - 11H45-12H25) » PHOTOS

Comme leur nom l’indique, aucune poésie ne transpire des chansons de ce groupe parisien Punk-rock. Mais en ce dimanche breton où les nuages se disputent le ciel avec le soleil en jouant avec le vent (c’est pas poétique ça ??), Poésie Zéro fut pour moi une surprise drôle et punchy ! Certes, musicalement, ce n’est pas la découverte du jour, mais toutes ces conneries qui fusent telles les balles d’une mitraillette et cette auto-dérision que le groupe pratique joliment, a réveillé ce dimanche midi un peu cotonneux.

On est au départ dérouté par cette horde d’injures, cette attitude belliqueuse que le chanteur s’amuse à nous balancer en pleine tronche, puis on s’arrête, on écoute un peu plus sérieusement et on finit par rire tellement c’est con que cela en devient drôle ! Aucune prise de tête pour le groupe, le second degré (voire bien plus !) est de mise. Le chanteur réussit l’exploit de cracher en l’air, de rattraper son molard pour le recracher plus loin. On se serait presque cru au cirque ! Ça en dit long sur l’état d’esprit du groupe, sur l’âge mental qui dépasse pas l’école primaire, où les blagues potaches se mêlent aux jeux de mots idiots mais qui font le job et nous font marrer !

Bref une jolie mise en bouche pour cette dernière journée. Un punk-rock rapide, décalé et … Ta gueule !!!! (Denver)

Setlist

  1. Joyeux Anniversaire
  2. Oï Génération
  3. La Bourgeoisie
  4. Brûler ta Voiture
  5. Coca Cola
  6. On S'Emmerde Le Dimanche
  7. Punk
  8. Facebook
  9. Nadine
  10. Pogo
  11. Policier
  12. Mitraillette
  13. Transports En Commun
  14. Magie De Noël
  15. Va Niquer Ta Mère

Poésie ZéroPoésie Zéro © Metal Sickness 2016

BIG SURE (Massey Ferguscene - 12H35-13H15) » PHOTOS

Alors que les cinglés de Poésie Zéro arrachaient des larmes de rire se préparait un groupe qui allait calmer franchement son monde. Car les Nantais de Big Sure n’ont pas l’air d’être là pour faire dans la déconne. Un look psyché, des arrangements travaillés et une lumière réglée dès le départ (et qui ne bougera quasiment jamais), Big Sure va être surement et évidemment moins fun que les trublions d’à côté, mais ils n’en seront pas moins bons. Une certaine lenteur, un côté lourd et pour autant absolument pas massif se fait sentir et le mélange rock / doom / stoner prend bien à la gorge. De la belle ouvrage comme on dit ! (Slaytanic)

RECUEIL MORBIDE (Supositor Stage - 12H35-13H15) » PHOTOS

Bagaaaaaarre numéro une du jour ! Recueil Morbide va être le premier groupe d’une petite série à vouloir démonter la Supositor Stage avant la fin du fest ! Que dire du set des Français ? Branlée, brutalité, musiciens monstrueux et coup de poing dans la gueule, Recueil Morbide a assuré l’essentiel : malgré une sonorisation capricieuse, l’ensemble du groupe a montré un réel plaisir d’être là, a envoyé du bois en mode ultra burné et n’a pas voulu faire dans la facilité. Le brutal death français a de beaux jours devant lui ! (Slaytanic)

LENG TCH'E (Dave Mustage - 13H20-14H00) » PHOTOS

Pas envie de tourner autour du pot. Leng Tch’e, c’est belge, c’est du brutal dans ta gueule et c’est toujours un pied phénoménal ! Entre un son des plus massif, une brutalité non freinée et une vraie envie d’en découdre avec un public qui verra Serge, phénoménal de charisme et de puissance, au plus près, la perf est là, la puissance l’est tout autant et Leng Tch’e ne fait pas dans la dentelle. C’est ce qui rend ce groupe aussi intéressant : un brutal death franc du collier, sincère comme c’est pas permis et une communication directe, ce set a flanqué de sacrés torticolis pour ceux qui n’avaient pas échauffé leur nuque avant que ne déferle cette machine grindcore infernale. Une des tartes aux parpaings de ce festival à n’en pas douter !
Cher Père Noël, je rêve du jour où je pourrais voir Leng Tch'e, Aborted et Benighted ensemble, le même soir, dans une orgie musicale du plus bel effet... Organise ça rapidement ou je te latte les couilles ! (Slaytanic)

Leng Tch'eLeng Tch'e © Metal Sickness 2016

BLACK BOMB A (Supositor Stage - 14H10-14H50) » PHOTOS

Démarrée avec Recueil Morbide et continuée avec Leng Tch’e, la session tarte dans la tronche se poursuit avec un Black Bomb Ä des grands jours ! Ah oui, la sécu – un gros big up à Atlantique Budo Sécurité qui a vraiment assuré une nouvelle fois lors de ce Motocultor, chapeau les gars ! – en a eu du boulot sur ce coup-là ! Black Bomb Ä a remporté haut la main le trophée du concert aux slams les plus nombreux ! La Supositor Stage en a pris pour son grade avec le groupe dont chaque membre était au taquet : puissance, charisme et set classique (comprenez classe, bourrin et tapant là où ça fait du bien) sont les maître-mots d’un concert qui est passé en mode rafale et qui en a achevé plus d’un ! Putain que ce troisième jour envoie du bois avec une nouvelle prestation dantesque d’un groupe qui, s’il ne plait pas à tout le monde, continue d’en mettre plein la gueule avec une vraie sincérité que nul ne peut leur reprocher. (Slaytanic)

LOST SOCIETY (Dave Mustage - 14H55-15H40) » PHOTOS

Valeur montante du revival Thrash, les Finlandais de Lost Society posent pour la première fois leurs amplis au Motocultor. Pas de temps a perdre le groupe balance un premier titre ultra rageur qui n'est pas sans rappeler la hargne d'un Havok ou d'un Exodus. Les amateurs du genre sont comblés en un rien de temps, même si pour ma part j'apprécie plus les morceaux mid-tempos du combo. 

Les petits jeunes sont survoltés, il faut dire qu'en plus d'un très bon accueil du public, Max Cavalera semble se régaler du spectacle sur le côté de la scène. Plutôt gratifiant pour un jeune groupe. Sans temps mort, le quatuor balance ses brulots thrash à la tronche d'une audience ravie et conquise. Le chanteur Samy Elbanna, prend quelques petites minutes pour remercier tout le monde et rebalance la sauce de plus belle.

A l'arrivée, un excellent concert du genre, Thrash dans ton froc ! (Denver)

Setlist

  1. Braindead
  2. KILL (Those Who Oppose Me)
  3. Hollow Eyes
  4. Terror Hungry
  5. Only (My) Death Is Certain
  6. I Am the Antidote
  7. Riot

Lost SocietyLost Society © Metal Sickness 2016

FRACTAL UNIVERSE (Dave Mustage - 16H40-17H20) » PHOTOS

Les Lorrains de Fractal Universe m’ont laissé sur ma faim, c’est incontestable. Musicalement, les vainqueurs du tremplin ont envoyé un death technique qui va plus sur les terres d’Obscura que de Gorod et le jeu de batterie envoie son lot de plans particulièrement bien chiadés. Franchement, ça fait mouche, c’est également incontestable. C’est ambitieux, travaillé et percutant. On comprend d’autant plus qu’ils aient su avoir le droit de jouer sous la tente de la Dave Mustage devant un parterre particulièrement compact pour l’occasion.
Quoi qu’un peu redondant à la longue, le set de Fractal Universe a su convaincre du réel potentiel qui ressort de ce groupe, d’autant plus que l’énergie et la connexion entre les membres ont su apporter un plus non négligeable dans la prestation du jeune quatuor. A revoir pour s’en faire une meilleure opinion. (Slaytanic)

SECRETS OF THE MOON (Supositor Stage - 17H30-18H20) » PHOTOS

Qui qu’est là ? C’est pas le frontman d’Obscura à la basse ? Car oui, Secrets Of The Moon est venu sans Naamah Ash, sa bassiste n'étant plus de la partie. De fait, c’est Steffen Kummerer qui vient assurer le jeu du groupe allemand derrière la basse six cordes et ce mec est aussi bon à ce rôle qu’il est talentueux dans son groupe de technical death. Mais revenons à la prestation offerte par Secrets Of The Moon sur la Supositor Stage : prenez un mélange entre du prog et du black metal. Mettez-y une grosse louche de richesse émotionnelle et collez les dans une salle obscure, vous aurez droit à une claque classe et sans contestation possible. Ici, le concert est en plein jour, en plein soleil de surcroit, et la magie qu’envoie Secrets Of The Moon s’en trouve quelque peu dénaturée et c’est fort dommage. En effet, tout réside dans les méandres d’une musique riche, sombre et tourmentée et limite il aurait fallu fermer les yeux pour en profiter réellement. Tant pis pour Conan, le groupe emmené par Philipp Jonas a tellement scotché que rien n’aurait pu me faire bouger. Magistral si l’on fait abstraction de leur position dans le running order qui aurait mérité de profiter d’une obscurité plus adéquate… (Slaytanic)

Secrets Of The Moon Secrets Of The Moon © Metal Sickness 2016

GRAVEYARD (Dave Mustage - 18H25-19H15) » PHOTOS

Graveyard vient prendre d’assaut la Dave Mustage, enfin, « prendre d’assaut » n’est pas la bonne expression. Car si Fractal Universe n’avait pas su maintenir le niveau haut du panier question ambiance (quoi que la prestation des vainqueurs du tremplin n’était pas à jeter aux orties), Graveyard vient tellement freiner l’élan de la journée que le set des Suédois m’est apparu comme incroyablement long. Musicalement, le blues rock proposé par Joakim Nilsson & co est bien maitrisé, complet et empli de cette richesse musicale qui fait te rappeler les heures anciennes des Led Zeppelin et t’emmène vers des horizons bien trop éloignés de ce que cette journée du dimanche a à offrir. Rien de reprochable en fin de compte, juste une interrogation quant à leur présence ce jour-là car trop d’accalmie d’un coup a fait plonger l’ambiance… (Slaytanic)

OBSCURA (Supositor Stage - 19H25-20H15) » PHOTOS

Des années que je les attendais. Depuis une certaine date avec Exivious, Spawn Of Possession et Gorod à Dunkerque, revoir Obscura me taraudait franchement, ouais, depuis mars 2012, on peut le dire comme ça. Et le groupe emmené par Steffen Kummerer ne m’a pas déçu. Bon le son de la Supositor Stage n’est pas forcément le plus parfait pour profiter de chaque note, de chaque nuance qui émane du death technique des Allemands mais on s’en contente largement ! "The Anticosmic Overload" résume, peut résumer en tout cas, à lui seul la maestria du quatuor qui est venu présenter "Akróasis", leur dernier bébé. Et avec des titres comme "Ten Sepiroth", "The Monist", "Akróasis" donc, "Perpetual Infinity" et "Ode To The Sun", ce nouvel opus passe allègrement l’épreuve du live ! Brillant comme un joyau tout neuf, le set laisse pantois devant une vraie maitrise, un réel travail et une putain de démonstration de technique de la part d'Obscura(ce final bordel, ce final !!). Cette troisième scène est franchement trop petite pour un tel groupe… mais bon, le death metal s’est vu alloué cette zone du festival dans sa grande majorité, tant pis… (Slaytanic)

Setlist

  • Ten Sepiroth
  • The Monist
  • Perpetual Infinity
  • Akróasis
  • The Anticosmic Overload
  • Sermon Of The Seven Suns
  • Ode To The Sun
  • Centric Flow

 Obscura Obscura © Metal Sickness 2016

SOULFLY (Dave Mustage - 20H20-21H10) » PHOTOS

Soulfly, présent sur une affiche, c’est toujours un sujet de débat. Max sera-t-il en forme ou aura-t-il besoin d’aide pour se mouvoir ? Aura-t-il les yeux ouverts ou planera-t-il dans d’autres sphères ? Si ce concert a permis de pouvoir voir un Max en forme, mobile et ô combien fédérateur, d’autres questions sont venus pointer le bout du nez. Les titres de Soulfly marcheront-ils un jour aussi fort qu’un "Roots Bloody Roots" ou "Refuse / Resist" de Sepultura ? Rien n’est moins sûr. Les titres s’enchainent, avec une cover quasiment d’entrée ce qui a le don de faire exploser la fosse particulièrement chargée en un rien de temps.
Tout le monde tient son rang, Max en premier lieu, mais c’est bien le duo Marc Rizzo / Mike Leon qui tient tout le monde en respect. Le premier est égal à lui-même, dur au mal, vif et démonstratif, impeccable dans son attitude que ce soit dans le groupe comme vis-à-vis du public. Le bassiste de son côté est comme lorsqu’il était avec Havok : souriant, fédérateur, taquin et en phase avec le public. Non, en fin de compte, le seul qui n’est pas au niveau c’est Zyon Cavalera car le rejeton du leader balbutie franchement son jeu derrière les fûts, multiplie les faux plans et manque de précision. Est-il vraiment prêt pour jouer avec son paternel sur les grandes scènes ? Clairement, la réponse est non.
Malgré tout, le set prend des allures monstrueuses avec une hyper réactivité du public aux desiderata du père Cavalera : et vas-y que ça saute de partout, que les slams se font nombreux, que le sol tremble sous les mouvements de foule que procurent les titres de Soulfly, bien qu’ils soient assez peu motivant dans l’ensemble. Mais l’ambiance est là, la furie se ressent et même les petites reprises entendues ça et là avec notamment cette baffe made in Napalm Death ont fait leur effet. Pas grandiose mais franchement pas décevant. (Slaytanic)

Setlist

  • We Sold Our Souls To Metal
  • Refuse / Resist (cover Sepultura)
  • Arise Again
  • Blood Fire War Hate
  • Prophecy
  • Seek’n’Strike
  • Master Of Savagery
  • (Solo guitar de Marc Rizzo)
  • Tribe
  • Roots Bloody Roots (cover Sepultura)
  • You Suffer (cover Napalm Death)
  • Jumpdafuckup / Eye For An Eye

SoulflySoulfly © Metal Sickness 2016

DYING FETUS (Supositor Stage - 21H20-22H10) » PHOTOS

Le parpaing final du Motocultor, ni plus ni moins. Quelle branlée, quelle déferlante de violence ! Dying Fetus a assuré un set de haut vol, digne du rang des cultissimes Américains. Autant être clair, s’il fallait décerner un prix pour le groupe le plus brutal et pour autant le plus parfait du week-end, nul doute : John Gallagher, Sean Beasley et Trey Williams (oui je les cite tous les trois) ont été exceptionnels, n’ayons pas peur des mots.
Précis, brutal, imparable, jouissif, etc… peu importe les qualificatifs employés, Dying Fetus a mis un point d’honneur, un poing d’honneur aussi, à faire de cette dernière envolée sur la Supositor Stage un moment fatal pour beaucoup. Une prestation pareille marque les esprits au fer rouge tant le brutal death des Américains est parfait, prend les tripes et les tord dans tous les sens ! Dans les journaux locaux du lendemain, on aurait pu lire « Un rouleau compresseur lancé à pleine vitesse a roulé sur une foule compacte dans un champ près de Saint Nolff » que ça n’aurait été qu’une infime part de la vérité. Du grand art, tout simplement.
Nous ne sommes pas dignes comme on dit dans l'univers de "Wayne's World". (Slaytanic)

Dying FetusDying Fetus © Metal Sickness 2016

NASHVILLE PUSSY (Massey Ferguscene - 21H20-22H10) » PHOTOS

Alors Nashville Pussy c'était comment ? OK mais c'était bien ? Oui comme d'habitude, la routine quoi. Aucune surprise. Toujours pareil. Un peu comme un vieux couple. Tout pareil que la dernière fois, la bouteille de whsiky, le chapeau de cowboy, etc... Comme d'habitude. (Denver)

Setlist

  1. Struttin' Cock
  2. Rub It to Death
  3. Wrong Side of a Gun
  4. Pillbilly Blues
  5. I'm So High
  6. Up the Dosage
  7. Everybody's Fault But Mine
  8. Can't You See
  9. Go to Hell
  10. Go Motherfucker Go

BATUSHKA (Supositor Stage - 23H20-00H10) » PHOTOS

Il était une soirée à marquer d’une pierre blanche. Déjà parce que, comme d’habitude, ce soir, ce sont les prémices du blues post fest habituel. Bon OK, il reste encore Ministry mais là, c’était l’heure du dernier choix entre Arkona et Batushka. Et dire que ce choix a alimenté les discussions ne serait que trop réducteur. Alors, du coup, direction d’abord Batushka avant d’aller voir ce que le pagan russe a à offrir.
Et que dire… que dire de la claque que j’ai pris par ce groupe, cette messe black metal, occulte, opaque et pour autant lumineuse dans son exécution ? Un seul album, une méconnaissance totale du groupe et de ses membres, ce n’est pas forcément aisé d’allonger un auditoire en à peine deux titres…
Ah, on se souvient encore des blagues du public, des chhhhhht de ceux qui ne voulaient rien rater de cette messe musicale et de la branlée collée en à peine cinq minutes avec cette musique autant marquée par un esprit black indéniable mais tellement aérienne avec ces chœurs (pas grégoriens mais presque), cette magie due aux habits que portent les huit membres présents sur la Supositor Stage, ce son nickel depuis le pit photo… quel intense moment, quelle splendeur que "Yekteniya 3", tellement qu’il a fallu m’en coller une pour courir faire Arkona ! Mais en revenant, quelle désillusion, le son est plus que moyen dès lors que l’on n’est pas proche de la scène mais les titres hypnotiques de "Lytourgiya" ont su me replonger dans l’ambiance et dans ces abymes sombres, occultes et délicieusement malsaines, oubliant les problèmes de son, oubliant même où j'étais. L’une des meilleures baffes de la totalité du festival, voire de l'année (à l'instar du concert de Mgła à Colmar, on a atteint le grandiose avec Batushka).
PS : le seul album du groupe, sorti dans l’anonymat le plus total, est un vrai phénomène et percute d’autant plus fort que l’on peut l’écouter au calme, seul, rien qu’en fermant les yeux c’est un voyage magistral. (Slaytanic)

BatushkaBatushka © Metal Sickness 2016

ARKONA (Massey Ferguscene - 23H20-00H10) » PHOTOS

Je sais pas si c’est parce que je quittais Batushka et que c’était juste une merveille, ou que les russes d’Arkona m’ennuient de plus en plus musicalement, mais la seule choque que je retiens est la performance de la maitresse Maria Arkhipova, aka Masha, divine, puissante et toujours en mode full charisma. Son aisance, sa force de conviction et son aura ne laisse personne indemne et ce sont les musiciens qui en patissent, franchement transparent sur scène. Et même musicalement, Arkona ne m’a pas atteint, délivrant un set convenu, des titres déroulés sans réels moments épiques. Ce grand final entre deux groupes diamétralement opposé n’a pas vu le gros favori l’emporter. Et je retourne sur Batushka pour me prendre une dernière louche de plaisir auditif ! (Slaytanic)

MINISTRY (Dave Mustage - 00H15-01H15) » PHOTOS

C’est le grand final et avec Ministry, l’heure de l’interrogation totale quant à la prestation à venir du père Al Jourgensen se fait sentir mais franchement, ça va très vite laisser place à un plaisir mâtiné d’une belle dose de nostalgie devant le concert des Américains. Certes, les heures de gloire du groupe d’indus sont bien loin mais ici, ce soir, se prendre "PermaWar", "Just One Fix" ou la monstrueuse "LiesLiesLies", quelle claque !
L’écran géant donne de quoi en prendre pour son grade (les baffes dans la gueule de Donald Trump tournent en boucle pendant un moment…), le patron Jourgensen est en forme et si les lumières n’aident pas ses musiciens à être tout autant mis en valeur, il en est un qui tire malgré tout son épingle du jeu : Roy Mayorga, et ouais mon pote, un mythe de plus sur cette scène du Motocultor ! Quelle frappe, aucune retenue, que de la maltraitance claquée sur les fûts du batteur de Stone Sour (et ex-Soulfly, Sepultura et j’en passe) !
Je ne m’attendais pas forcément à grand-chose devant le show de Ministry mais certainement pas à rester scotché devant ! Un vrai final comme on les aime. Merci bonsoir et à l’année prochaine ! (Slaytanic)

MinistryMinistry © Metal Sickness 2016

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