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Groupe de tête d'affiche
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Issy Les Moulineaux
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Ultra vomit
Metal Sickness > Reports > Vain - Paris - 29-03-2011
Vain
Vain
+ Aesthesia
Lieu : Paris (La Java - France)
Date : 29/03/2011
Chroniqueur : Guillaume

Voir la fiche du groupe Vain

Texte

VAIN - HOT STAGE LIGHTS TOUR 2011

Vain... Par où commencer pour présenter un groupe de cette envergure, magique, électrique et étonnant, si ce n'est par un petit rappel historique ?
Formé en 1986 à San Francisco, Vain fait partie de la dernière vague de l'ère Glam. A l'origine de la formation il y avait Davy Vain au chant, Jamie Scott et Danny West aux guitares, Ashley Mitchell à la basse et enfin, Tommy Rickard à la batterie. Ce n'est qu'en 1989 que le groupe s'engage auprès d'Island Records pour la sortie de leur premier album produit par Paul Northfield : "No Respect".
Fort d'une notoriété qui se veut grandissante dans la partie ouest des Etats-Unis, à San Francisco notamment, le groupe décide d'exporter sa musique en Europe à l'occasion d'une tournée avec Skid Row, puis au Japon, lors d' une série de concerts.

Il faudra attendre le mardi 29 Mars 2011 pour que ce groupe mythique décide de s'arrêter à Paris, avant de poursuivre la route en direction de l'Angleterre, la Belgique, l'Allemagne, la Suède puis la Norvège.
Une seule date en France. Un seul concert.

C'est donc à La Java que le rendez-vous fût fixé avec le groupe dans le but de réaliser une interview. A mon arrivée vers 19h dans la salle de concert encore vide, j'ai été surpris d'apercevoir à quelques mètres de moi, sur scène, une silhouette qui me semblait familière.
Pas de doute, il s'agissait bel et bien de Davy Vain, occupé à parfaire les derniers réglages avec l'ingénieur du son.
Mon regard s'est ensuite porté sur les musiciens qui accompagnaient alors Davy Vain.
J'ai pu reconnaître sans problème Tommy Rickard à la batterie, mais, en ce qui concerne le bassiste et les deux guitaristes, il me semblait les voir pour la première fois. J'ai ensuite réalisé qu'il s'agissait d'Eric Bäckman et Jonas Kangur, respectivement guitariste et bassiste du groupe Deathstars.
Un contraste était surprenant qui m'a rendu assez sceptique. Comment va être le concert sans le line up original ?
Le temps passe. Rapidement. Les problèmes de balances sonores persistent et c'est avec détermination que Davy Vain vient alors rejoindre l'ingénieur du son afin de régler ses petits soucis.
Me tenant à ses côtés, j'en profite alors pour le saluer et écouter, avec amusement, certaines de ses anecdotes personnelles.

C'est une heure et demie plus tard que La Java ouvre ses portes au public et que la soirée peut enfin commencer avec en première partie, les groupes Snakebite et Aesthesia qui ont réellement fait bonne impression et ont pu réussir à chauffer une salle alors légèrement froide.

Vain rejoint alors la scène.
Des applaudissements de plus en plus soutenus retentissent alors au rythme des nombreux effets de lumière. Les quelques spectateurs présents au fond de la salle s'empressent de regagner le devant de la scène. Le groupe commence à jouer des titres tels que "Whisper", "Who's Watching You" ou "Beat The Bullet"... mais il faudra attendre l'introduction de batterie de "Smoke And Shadows" pour que la magie commence vraiment à agir.
Fermant les yeux un temps, je me suis pris à rêver, me revoyant, imaginant ce moment qui me semblait alors inaccessible il y a trois semaines de cela, lorsque je ne savais pas encore que Vain jouerait à Paris. Il faut l'admettre, c'est tout de même un sacré groupe !
Son intemporalité et le mystère qu'il dégage ne laisse vraiment pas indifférent.
Ce qu'il y a de bien avec le peu de médiatisation dont fait objet le combo c'est qu'il devient à force, comme un produit rare mais néanmoins vital. Comme un secret que l'on souhaiterait conserver pour soi. Ne perdant aucune note lors de ce concert, j'éprouve beaucoup de reconnaissance mais également du respect envers ce groupe qui a su rester digne et égal à lui-même depuis sa formation et durant toutes ces années.
C'est la tête pleine de rêves que j'ai alors commencé à repenser au passé. Il est vrai que, parfois, la nostalgie peut avoir du bon. C'était le cas ce soir.
Vain a bel et bien gagné le pari de faire vibrer la capitale !
Accessibles, les musiciens du groupe m'ont invité à partager un agréable moment, dans leur loge juste après le concert afin de poursuivre une soirée qui avait vraiment bien commencé en leur compagnie.

Ce petit passage à Paris était, pour l'ensemble des admirateurs du groupe, une chance inouïe de pouvoir enfin apprécier et vivre pleinement une musique riche, sensuelle, dynamique et résolument glam, dont la sincérité restera probablement éternelle.
Un rendez-vous qu'il ne fallait vraiment pas manquer…

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