Logo Facebook Logo Youtube Logo Soundcloud Logo Twitter
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Date
11/04/2017
Ville
Toulouse
Visuel / Illustration
Suicidal tendencies toulouse 11042017 01
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Date
15/03/2017
Ville
Toulouse
Visuel / Illustration
Magma toulouse 15032017 09
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Didier Varela
Date
02/03/2017
Ville
Montpellier
Visuel / Illustration
TRUST - Rockstore - 02.03.2017 (8)
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Date
11/02/2017
Ville
Noisiel
Visuel / Illustration
Cernunnos Pagan Fest
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Sepultura
Date
26/02/2017
Ville
Paris
Visuel / Illustration
Kreator motocultor 15082014 03
Metal Sickness > Reports > Report : Cernunnos Pagan Fest 2017 - Noisiel - 11/02/2017
Cernunnos Pagan Fest
Cernunnos Pagan Fest
Lieu : Noisiel (La Ferme du Buisson - France)
Date : 11/02/2017
Chroniqueur : Manithas

Voir la fiche du groupe Cernunnos Pagan Fest

Texte

CERNUNNOS PAGAN FEST 2017

Samedi 11 février, 2°C, pluie et brouillard. Le climat idéal le temps d’un week-end francilien pour profiter du nouveau site du Cernunnos Pagan Fest à la Ferme du Buisson, à Noisiel (77).
J’arrive dans une grande cour cernée de vieilles bâtisses de pierre, au milieu de laquelle trône une tente viking et un grand feu. Seules deux ou trois personnes en tenue d’époque s’affairent autour. C’est peu, mais compréhensible compte tenu de la météo...
En contournant cette tente je découvre le trésor du lieu : le bar ! Bières artisanales, hypocras, hydromel chaud… il y en a pour tous les goûts !

Durant une petite heure, la foule s’accumule devant les portes de la Halle en attendant le début des hostilités, puis vient enfin l’heure de Toter Fisch.
S'il est étonnant de voir des pirates (cordages et tricolores à l’appui) entamer ce festival plutôt orienté vers le nord que vers les Caraïbes, les français savent y faire pour mettre l’ambiance dans la taverne et le public, très nombreux dès ce premier groupe, est vite transporté dans un univers fait de rhum de butin malhonnêtement amassé et de femmes de mauvaise vie. Il règne dans la salle une bonne humeur et une énergie qu’il est bien rare d’éprouver dès le premier set d’un festival !
Bravo à Toter Fisch donc, pour moi LA découverte de la journée.

Leur concert est à peine fini qu’il me faut déjà traverser la Halle en toute hâte pour rejoindre l'Abreuvoir, seconde salle plus réduite de ce CPF 2017 et… ne pas pouvoir y entrer tant la foule y est déjà très dense ! Je dois donc me contenter d’écouter Möhrkvlth depuis les portes, tout au fond de la salle...
C’est regrettable car l’univers très particulier des bretons plutôt prenant, envoûtant presque, avec ces teintes black metal mêlées de sons plus traditionnels. Malgré ces conditions d’écoute peu optimisées dirons nous, je reste jusqu’au bout admiratif de la performance scénique de Grégory Moigne, frontman du groupe et professeur d’histoire, qui nous gratifiera plus tard dans la journée d’une conférence sur le paganisme et la culture metal.

Le set des bretons touchant à sa fin, il est temps de se diriger à nouveau vers la Halle pour profiter de Dordeduh mais… la salle est déjà pleine à craquer !
A nouveau cantonné au fond, le côté poussif du groupe et le peu d’énergie déployée par le public me suggèrent qu’il est temps de reprendre une bonne bière et d’aller faire le tour du Caravansérail, autre salle de la Ferme du Buisson où sont installés les artisans, le merch des groupes et la restauration.
D’après le plan du site qui nous est fourni, un couloir nous y mène directement depuis la cour, seulement celui-ci est fermé au public et il faut faire le tour, sortir carrément de la zone festivaliers, pour y accéder. Pas pratique pour deux ronds mais bon… ce n’est pas comme si il faisait froid, bande de faibles !

Il règne ici une ambiance chaleureuse, faite de gens en costumes, de stands d’artisans plus achalandés les uns que les autres et d’odeurs de, cuisine à en frémir des naseaux. Une fois de plus les copains de Cuisine Historique nous ont gâtés !
Perdu dans la dégustation de mon assiette de cochonailles, j’en oublie presque les concerts tellement je me régale !

Je cours donc faire le tour pour retrouver Perkelt, dont la prestation est déjà bien entamée.
Dans l’Abreuvoir, les réactions d’une partie du public face à la frontwoman sont bien regrettables tant les mélodies du trio sont douces et chaleureuses...

Vient ensuite l’heure de Dalriada et d’un joyeux bordel dans la Halle tant le public s’en donne à cœur joie. Pogos à n’en plus finir, crowd-surfings, tout y passe et le groupe semble vraiment prendre du plaisir à être ici, et témoigne leurs sincères remerciements en fin de set.
Je regrette juste de n’avoir pas pu plus profiter de la voix de leur délicieuse chanteuse, noyée sous le flot des instruments…

En face, les parisiens de Griffon et leur metal noir semblent captiver leur public, ma foi moins dense que je ne l’aurai cru. Je ne reste cependant pas dans l’Abreuvoir car de l’autre côté s’installe déjà le Naheulband, un groupe dont je suis absolument fan depuis quinze ans et que je n’ai encore jamais vu en action !
Le moins que l’on puisse dire c’est que je ne suis pas le seul fan, vu à quel moi t le public est déchaîné et semble limite mieux connaître les chansons que le groupe lui-même... Pen Of Chaos et ses sbires nous gratifient de la plupart de leurs grands classiques où il est question de barbares délicats, de nains altruistes, de rangers rusés et d’elfes combatifs. On a même droit à un final pyrotechnique digne de Kreator, à base de confettis multicolores !

Ayant profité jusqu’à la dernière seconde de ce show haut en couleurs, je me retrouve donc dans l’incapacité totale de pénétrer l’Abreuvoir pour assister à la représentation de Baldrs Draumar et doit me contenter d’écouter les néerlandais depuis le bar extérieur. Leur son me paraît donc très sourd et brouillon. J’espère qu’il n’en est pas de même pour ceux qui ont pu accéder à la salle...

C’est au tour de Fejd d’entrer en scène et, si la musique des suédois semble trop calme et pas assez rythmée par rapport au reste de l’affiche, le jeu de leurs instruments traditionnels me transporte dans une dimension quasi mystique...

Je décide de faire l’impasse sur la prestation de Grimner puisqu’il me faut me sustenter à nouveau tant que l'échoppe de nourriture est ouverte.

Vient enfin le concert de clôture de ce Cernunnos Pagan Fest avec les féringiens de Týr et ils sont motivés les gars ! Les deux guitaristes et le bassiste ne tiennent pas en place et le chanteur se déchaîne. Le son est plus que bon et permet vraiment d’apprécier ce dernier show de la journée à sa juste valeur.

En résumé, cette cuvée 2017 était bien réussie pour ce Cernunnos Pagan Fest, malgré le manque de place évident et quelques soucis de son. Une affiche riche et variée, de la bonne bière et du bon manger, des copains, du froid… le pied quoi !
Rendez-vous en 2018 pour une dizième édition !

Revenir

Veuillez additionner 2 et 6.