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Metal Sickness > Reports > Report : Kreator + Sepultura - Toulouse - 25/02/2017
Kreator
Kreator
+ Sepultura + Soilwork + Aborted
Lieu : Toulouse (Bikini - France)
Date : 25/02/2017
Chroniqueur : Fab

Voir la fiche du groupe Kreator

Texte

KREATOR - GODS OF VIOLENCE TOUR 2017

Mais quelle affiche concoctée par SPM ! Quel privilège d'accueillir quatre groupes de cet acabit !
Si je n'avais réellement découvert les belges d'Aborted que le 2 février 2016 à Montpellier (avec Septic Flesh et Kataklysm, excusez du peu), je suis depuis longtemps Soilwork et son death métal mélodique. Quant aux deux autres dinosaures du metal, Sepultura avec ses trente-trois années de carrière ainsi que Kreator et son pouvoir de destruction massif, ils font partie de la vie de tout metalleux qui se respecte !
Et oui, l'affiche est belle, le soleil est là et le Bikini est complet. Malheureusement, lorsque j'arrive sur le site pour interviewer Andreas Kisser de Sepultura (prévu à 16h), le "monsieur est parti faire du vélo sur le bord du canal", voulant clairement profiter du soleil Toulousain...
Du coup, on m'informe que l'interview aura lieu 18h, ce qui me fera louper la seconde moitié du set d'Aborted et tout le concert de Soilwork, à l'exception du dernier titre.

Forcément, les reports de ces deux groupes en subissent les conséquences...

C'est à l'horaire matinal de 17h30 qu'Aborted vient défendre sur les planches son dernier album "Retrogore", sorti en 2016, dont l'artwork de la pochette est reproduit sur le backdrop installé à l'arrière-scène.
Avec un tel brutal death en amuse-gueule, on sent que le repas va être gourmand et riche en décibels. Fondateur et seul membre d'origine, le vocaliste Sven De Caluwé hurle bien comme il faut devant la petite foule qui s'amasse déjà au Bikini (oui, il fait très beau dehors pourtant et cette salle offre une terrasse plus qu'accueillante). Son grand gabarit aidant (fil conducteur des trois premiers groupes apparemment), et servi par un son plutôt correct pour un premier groupe, il attire indéniablement l'attention à chaque headbanging ou interventions en français.
Les riffs des duettistes Mendel Bij De Leij et Ian Jekelis font mouche, pendant que Ken Bedene martyrise ses fûts sans toutefois en faire trop.


Aborted © Metal Sickness / Fanny Dudognon 2017

Dommage que les lumières soient aussi peu présentes (ah, ces fameux bleu et / ou rouge forcés et foncés que j'aime tant...), même si c'est pour coller au mieux à l'atmosphère crade de la musique d'Aborted. D'ailleurs, les deux squelettes disposés dans des sortes de caisse d'étalage de chaque côté de la scène ajoute à l'ambiance malsaine souhaitée (la couverture de "Retrogore" fait forcément penser à "Ré-Animator", film bien connu mais surtout œuvre littéraire de H.P.Lovecraft).
Bref, je passe un excellent moment, mais qui sera un peu court en ce qui me concerne, puisqu'un sms me demande d'aller vers le catering pour quelques nombreuses minutes d'attente avant l'interview d'Andreas Kisser de Sepultura (mais ça valait le coup, ne soyez pas impatients, bande de coquinous !).

Bon, juger le set de Soilwork sur le dernier titre, même s'il est archi-connu ("Stabbing The Drama") me semble quand même un peu difficile. Je dirai simplement que la salle est bien fournie, que le son est bon, même si les lumières ne sont toujours pas sensationnelles... Voilà !


Soilwork © Metal Sickness / Fanny Dudognon 2017

C'est vers 19h30 (à vérifier, étant donné qu'un pote décide de battre le record de nombre de tournée de bières offertes à mon égard...burp !), mes copains brésiliens (je sais, ça peut sonner tendancieux) de Sepultura montent sur scène, légitimement pas peu fiers de l'excellent et varié "Machine Messiah". Si la couverture de cet album m'est insupportable, le contenu musical de cet opus est réussi, très réussi même, et pas moins de cinq titres en seront issus ce soir, dont le très bons "Resistant Parasites", l'un de mes préférés du disque.
D'entrée de jeu, le géant Derrick Green en impose et focalise tous les regards notamment grâce à intensité de sa puissance vocale qui n'est maintenant plus à prouver (ça fait bientôt vingt ans qu'il est dans Sepultura, le bougre !)
Les anciens que sont Paulo Jr à la basse et Andreas Kisser à la guitare, sont véritablement parfaits en piliers de cette formation brésilienne ô combien vénérable. Si les cheveux grisonnants et le calme relatif du bassiste nous rappelle que c'est un groupe qui sévit depuis plus de trente années, Andreas lui par contre...headbangue comme un jeunot ! L'air toulousain lui fait du bien, c'est évident...
Derrière, le bodybuildé Eloy Casagrande (prodige de la batterie, ayant gagné des concours dès son plus jeune âge) fait très bien le boulot, même si je trouve le son un peu faiblard, notamment au niveau de la caisse claire. Tout le set pourra d'ailleurs s'écouter sans avoir besoin de bouchons d'oreille...


Sepultura © Metal Sickness / Fanny Dudognon 2017

Le public, très dense, reste un peu (trop) calme en début de set, plus observateur et spectateur qu'acteur. Mais entre le baptême du feu scénique réussi des nouveaux titres (avec mentions spéciales à "Phantom Self" et "Sworn Oath") combinés avec des interprétations souvent un peu plus rapides que les originales (notamment "Refuse / Resist"), il est impossible de rester immobile, de ne pas avoir dix-huit ans à nouveau (bon ok, je dis ça parce que je suis vieux) à l'écoute de morceaux comme "Desperate Cry" et son solo mélodique remarquable, le sublime "Inner Self" (qui reste une des compositions que je préfère, tellement elle représente selon moi l'essence du combo), ou bien l'énorme "Arise" !
Et pour mieux nous achever, Sepultura va nous balancer un "Ratamahatta" puis un "Roots Bloody Roots" issu de son album éponyme (et dernier avec Max Cavalera), histoire de partir en beauté...

Franchement, quel pied ! Surtout lorsqu'on se dit que Kreator va passer après pour 1h30 de show...

Dès leur arrivée, les Allemands plantent le décor avec la douce intro de "Choir Of The Damned" suivi de "Hordes Of Chaos" (et confettis) sur une scène très lumineuse grâce aux racks longilignes de lights disposés un peu partout. Avec un son nickel chrome, Mille Petrozza (chant / guitare) hypnotise littéralement les mille-quatre-cent personnes présentes ce soir, y compris votre serviteur.
Quel départ en trombe ! Jugez du peu : "Phobia" de l'album "Outcast" de 1997, deux extraits du dernier album "Gods Of Violence", le sublime "Satan Is Real" avec son refrain entêtant et le titre éponyme où l'on admire le frontman brandir une sorte de canon à fumée. Ouch ! Et quand tu rajoutes par-dessus "People Of The Lie" ou encore "Phantom Antichrist" (facile, la double-pédale, facile…).
Mais comment diantre font certaines personnes autour de moi qui non seulement ne bougent pas d'un poil style mannequin challenge, sans même hocher légèrement la tête !? En tout cas, entre les bières qui affluent dans ma direction (merci David !) et la fournaise qu'est maintenant le Bikini, certains ont dû m'entendre de loin gueuler "Eeenemyyy of GooOODDD!!!".


Kreator © Metal Sickness / Fanny Dudognon 2017

Et il faut voir Mille Petrozza s'emparer d'un drapeau Kreator pour faire hurler l'audience "it's time to raise the flag of hate"! Il a préalablement chauffé le public avec les fameux "je veux vous entendre crier devant ! Au balcon ! À droite!" etc. Quel pied !
Si les deux derniers opus "Phantom Antichrist" et "Gods Of Violence" sont mis à l'avant avec huit titres, la setlist pioche dans beaucoup d'albums de la discographie du groupe, avec au moins un titre de chaque...alors certes, les esprits chagrins reprocheront un petit manque de surprise quant aux morceaux interprétés, mais bon, ne les voyant pas très souvent, je ne boude pas mon plaisir ! Les moments forts suivants seront "Extreme Aggression" et "Violent Revolution" en ce qui me concerne.
Entre les confettis, qui accrochés aux supports du plafond voilent un peu la vue du balcon, les flammes (que Paris n'a pas pu avoir le lendemain), les riffs de Mille et Sami Yli-Sirniö, avec son look de stars des 70's, l'enchaînement de hits est vraiment imparable si on aime le style.
Si "Death Becomes My Light" (enfin, la partie calme) clôture le concert, il est indéniable que l'affiche de ce soir a été notre lumière !

Un grand merci à Fred et à toute l'équipe de SPM ainsi qu'à tout le staff du Bikini

Setlist Kreator

  • Choir of the Damned (Intro) 
  • Hordes of Chaos (A Necrologue for the Elite) 
  • Phobia
  • Satan Is Real
  • Gods of Violence
  • People of the Lie Total Death
  • Phantom Antichrist
  • Fallen Brother
  • Enemy of God
  • From Flood into Fire
  • World War Now
  • Hail to the Hordes
  • Extreme Aggression
  • Civilization Collapse
    ----------
  • The Patriarch
  • Violent Revolution
  • Flag of Hate
  • Under the Guillotine
  • Pleasure to Kill
  • Death Becomes My Light

Setlist Sepultura

  • I Am the Enemy
  • Phantom Self
  • Choke
  • Desperate Cry
  • Alethea
  • Sworn Oath
  • Inner Self
  • Resistant Parasites
  • Refuse / Resist
  • Arise
  • Ratamahatta
  • Roots Bloody Roots

Setlist Soilwork

  • The Ride Majestic
  • Nerve
  • Rise Above the Sentiment
  • Bastard Chain
  • The Living Infinite I
  • The Chainheart Machine
  • Two Lives Worth of Reckoning
  • Late for the Kill, Early for the Slaughter
  • Stabbing the Drama

Setlist Aborted

  • Divine Impediment
  • Cadaverous Banquet
  • Meticulous Invagination
  • Retrogore
  • Coffin Upon Coffin
  • Termination Redux
  • Bit by Bit

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