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RED FANG EUROPEAN TOUR 2012
On ne peut pas dire que l'année 2012 ne démarre pas sous les chapeaux de roues en matière de concerts énervés chez nous-autres toulousains. Après avoir reçu les irlandais de The Answer quelques jours auparavant, la plus rose des villes s'apprête à accueillir des gens à la pilosité faciale hautement développée et qui fleurent bon le houblon : je veux bien entendu parler des amerloques de Red Fang. Inutile de spécifier que la venue de telles entités du Stoner Rock n'allait laisser personne indifférent tant la réputation des bonhommes n'est plus à faire.
Ayant déjà eu affaire à eux en live lors du Hellfest (sévère torgnolle au passage), il me tardait de pouvoir les ré-appréhender en live et qui plus est dans un endroit plus intimiste. Et grâce aux passionnés de Noiser et de THS (c'est beau quand deux associations "consanguinent" comme ça, pour le bien de la communauté poilue… Je vous aime mes bons), mes vœux ont été exaucés !
Pour accompagner Red Fang, quoi de mieux que nos poilus locaux de Drawers ainsi que les Montpelliérains de Verdun ? Hum ? Je vous le demande ?
Quiconque était au courant de l'évènement savait que le Saint des Seins allait cracher ses tripes ce soir.
En effet, il était INEVITABLE qu'une affiche pareille à un prix si abordable (moins de 10 € la place, c'est tout dire) ne fasse pas péter les compteurs du bar en ce mercredi. Tant et si bien qu'avant que Verdun n'entame son set, la circulation à l'intérieur de ce qui allait devenir une vraie fournaise était déjà difficile (fort heureusement que les barmans assurent dans ce bar car le cas échéant, plusieurs personnes auraient été retrouvées séchées et vidées par la chaleur).
Que nenni, au diable les outrecuidants, on n'est pas venu ici pour assister à un concert de Michel Sardou non plus (spéciale dédicace à mon Zède préféré - ... Michel rules the world - Nd Mr Zède) ! On est venu pour suer, puer, picoler et prendre son tacle Stoner de début d'année !
Comme je le disais, Verdun foule les planches devant un pareterre bien garni en ce début de soirée. Ayant déjà pu apprécier le Sludge/Doom des Héraultais en première partie des Maîtres d'Electric Wizard, revoir Verdun sur scène ne posait pas trop de problèmes. Malheureusement, on ne peut pas dire que je me sois autant amusé qu'à l'accoutumée. J'ai trouvé la musique bien trop répétitive par rapport à mes premiers ressentis et le frontman bien trop "poseur" (comprenez par là que le monsieur en fait parfois un peu trop quand il s'agit de tendre les bras vers le plafond pour exprimer ses dires). Techniquement, il n'y a rien à reprocher aux protagonistes mais disons que l'ensemble devient vite rébarbatif d'autant plus que les morceaux sont longs et redondants au possible. Peut-être pas le bon soir pour Verdun…
Drawers © Metal Sickness
Après avoir passé une interview (?) des plus cocasses avec le groupe dans son intégralité, Drawers investit la scène du SDS devant un public majoritairement habitué à la musique burnée des Toulousains (d'autant plus qu'on avait pu les "apprécier" quelques temps auparavant en compagnie de Mudweiser et Wonderbar à la Dynamo). Sauf qu'aujourd'hui est un bien beau jour pour le groupe car leur album "All Is One" est enfin disponible sur les stands (en fait, c'est surtout une excuse de plus pour qu'ils puissent picoler tous ensemble si vous voulez mon avis…) et le public pourra donc se le procurer en version physique pour une somme tout à fait abordable. Bref, Drawers s'empare du SDS pour nous abreuver de leur Stoner Sudiste pendant plus de 30 minutes. "Golden Adieu" se charge d'entamer les hostilités du soir et dès les premières notes, on en prend plein les caves à miel tant la puissance du son est cuisante. La basse vous rentre par tous les pores (oui TOUS), la batterie martèle comme on aime, les guitares assomment et le chant du plus poilu de tous vous pénètre telle une crème Nivea du Pas de la Case. Tous affichent une banane qui fait plaisir à voir et la bonne humeur se diffuse assez rapidement dans le public qui répond présent avec une ferveur enthousiasmante. Les différentes parties sont maitrisées (mention spéciale au batteur qui m'a régalé par son jeu fin et atypique) et le groupe se démène comme de parfaites vierges en voie de rédemption. Un vrai bonheur ! D'autant plus que le groupe n'hésite pas à communiquer et à plaisanter avec son public ce qui finit d'installer un climat privilégié dans le bar.
Niko (Drawers) en plein effort © Metal Sickness
Et puis, vas-y que je te balance un "Red Ballet" suivi d'un "Purple Ride" qui tabasse avant d'entamer un "Muddy Smoke" des familles en guise de fin. Vous voyez à quoi peut ressembler une orgie suivie d'un bukkake après s'être roulé dans du sable et du gravier ? Ben pareil, mais en mieux !
Le SDS est plein comme un fût et fin prêt à accueillir la tête d'affiche de la soirée. Red Fang monte sur scène en toute catimini, tel n'importe quel autre groupe en fait, et va commencer à envoyer sa première ogive en la personne de "Hank Is Dead" (on en oublierait presque que le groupe est en tournée avec Mastodon). Et là bim ! Première mandale dans les burnes ! Son, patate, maîtrise, joie… tout y est. Tout s'enchaine avec une facilité et une puissance qui vous laisse la bouche ouverte prête à accueillir les mouches.
Les 5 gaillards semblent heureux de se produire ici et affichent une décontraction palpable (ayant réalisé une interview quelque heures avant le concert en compagnie de l'amie Glad, je puis vous assurer qu'ils savent y faire quand il s'agit de se "décontracter"…) que le public apprécie d'autant plus. Et puis, les titres affluent comme des crottes de nez sur la tronche à Nikos Aliagas : "Malverde", "Wires", "Into The Eye" assènent bifle sur bifle à votre serviteur qui en oublie même de boire sa bière (c'est dire !). Red Fang s'amuse et blague avec son public et s'autorise même des boutades en français qui attestent de la bonne ambiance qui règne dans la salle et continuent de rendre l'instant particulièrement privilégié. Les barmans eux-mêmes s'autorisent aussi certaines cajoleries inattendues comme par exemple arroser le public du premier rang à grand renfort de jet d'eau.
Le summum de la soirée sera atteint lors de l'imparable "Prehistoric Dog" qui finira de mettre tout le monde d'accord dans l'assemblée. Après une petite heure, Red Fang quitte la scène sous une ovation qui visiblement affecte le groupe. Un grand moment de Wok N'Woll Motherf**ckers ! NE PARTEZ PAS ! REVENEZ ! VIIIITE !!
Il y a moins d'un an, je me disais souvent "Putain fais chier quoi ! Y a rien en ce moment sur Toulouse niveau concert !". Désormais, je me dis plutôt "Bon alors, qu'est-ce qu'on nous prépare pour le mois à venir ?" Et quand on voit la qualité des affiches proposées par les différents acteurs Toulousain comme Noiser et THS par exemple, ainsi que la performance scénique des groupes participants, on ne peut que se réjouir que de tels passionnés s'investissent autant afin de faire bouger les fions. Merci les gars, tout simplement…
Un merci pachydermique à Noiser et Toulouse Hardcore Shows pour l'accréditation et l'accueil et surtout pour nous proposer des affiches de la sorte (smack smack). Merci aussi à Red Fang et Drawers pour le temps qu'ils nous ont accordé ainsi qu'à Glad pour son aide. Merci aussi à Nikos Aliagas et Michel Sardou pour l'inspiration qu'ils me donnent chaque jour malgré eux…
Setlist Red Fang
- Hank Is Dead
- Throw Up
- Malverde
- Wires
- Into The Eye
- Good To Die
- Sharks
- Prehistoric Dog
Setlist Drawers
- Golden Adieu
- Caput Mortuum
- Red Ballet
- Purple Ride
- Electric Seat
- Black Queen
- Muddy Smoke


















































Commentaire de Glad Stone Cherry le 31-01-2012
oui, j'étais très décontrastée pendant l'interview...
Merci à MS, maître Kdy, Manithas, Red Fang, le Nichon des nichons, Toulouse, Claude Nougaro, Easyjet sa mère