Voir la fiche du groupe Plebeian Grandstand
En raison de l'incompétence majeure en matière photographique de notre chroniqueur-chariot, nous nous excusons de ne pas avoir de photos du concert à proposer. Cependant, des photos seront bientôt disponibles car gracieusement prêtées par Delphine. Pour vous rendre compte du travail de la mam'zelle, voici son site : http://www.elfie666.com
Un peu de patience donc et ne vous inquiétez pas, le vilain sera châtié corporellement en temps et en heure…
Vous avez sans doute pu lire un peu partout sur la toile que
le fameux bar de la place Saint Pierre n'allait plus abriter de concert à tendance
"Metal" d'ici quelques temps. En effet, le Saint des Seins a décidé
d'annuler pas mal de concerts énervés pour des raisons encore inconnues (du
moins, pour ma part).
Cependant, on peut voir depuis quelques temps une contradiction
flagrante à ce niveau là comme par exemple le mois dernier avec la venue de Red Fang ou encore ce 15 du mois de
février avec le retour des enfants prodiges de Plebeian Grandstand en terre toulousaine. Info ou intox alors ?
Mystère…
En tout cas, tant mieux pour nous car ça me ferait grandement chier
qu'un lieu ayant accueilli des formations aussi mythiques que Mumakil, Benighted ou Despised Icon
ne ferme définitivement ses portes aux concerts Metal.
Pour accompagner les
Toulousains de Plebeian, on reste
dans le chauvinisme rose puisqu'il s'agit ni plus ni moins des hardcoreux de Through My Eyes ainsi que des chaotiques
de Cheval.
C'est Cheval qui
se charge d'entamer les hostilités du soir. Ne connaissant le groupe que de
réputation, j'avoue qu'il me tardait de vérifier les éloges que j'ai pu
entendre ci et là à leur sujet et notamment celles concernant leurs prestations
scéniques. Cheval fait son entrée
dans un déluge de sons pachydermiques.
D'emblée, j'atteste volontiers que le groupe
possède un son de dingue et qu'on va s'en prendre plein les caves durant leur
set. Cheval fait dans le chaotique,
la lenteur et la lourdeur même si une légère impression de "déjà
entendu" plane au-dessus des compositions. Les plans et les riffs sont
déstructurés au possible et la batterie pilonne sans jamais souffler, bien qu'un
brin linéaire dans la longueur. Le chant est plutôt monocorde mais renforce
cependant ce sentiment de chaos ambiant.
Néanmoins, je dois avouer que la sauce
ne prend pas pour moi. Je n'arrive pas à adhérer à leur musique, ce n'est pas
mauvais, il y a de très bonnes choses mais ce n'est vraiment pas ma came.
30
petites minutes plus tard, Cheval
quitte les planches en laissant un public scindé: d'une part, ceux qui ont
accroché et adhéré, d'autre part ceux laissés indifférents (ma catégorie donc).
Tant pis pour moi, une autre fois
peut-être…
Les hardcoreux Through
My Eyes investissent la scène peu après et, comme à leur habitude, affichent
une banane à toute épreuve. La bande à Guigui
est à la maison ce soir et n'a plus rien à prouver au public du Saint des Seins
tant le nombre de représentations du groupe dans ce lieu est important.
C'est
"Through My Fucking Eyes" qui se charge de lancer le débat 2 Step. Le son et la puissance sont toujours au
rendez-vous tant et si bien que le public, un petit peu mou depuis le début du
concert, va vite se lâcher et se mettre à mosher.
Au niveau de l'interprétation, rien à redire car c'est toujours aussi carré et
huilé et ce malgré le nouvel arrivant au poste de batteur. Au rayon des nouveautés, le groupe étant en plein session d'enregistrement je m'attendais à découvrir un morceau du futur opus.
Malheureusement pour ma gueule, ce ne sera pas le cas et il faudra encore attendre pour se faire une idée. Sinon, on aura
droit aux pignes traditionnelles de Through
My Eyes telles que "Fucking Fake" (avec Vince d'Alea Jacta Est en invité), "Humiliation"
ou encore "This Is Who We Are". Classique.
Le concert s'achèvera sur
un "Your Game" bien énervé qui permettra aux derniers furieux de
s'agiter. Classique mais efficace, what
else ?
Les enfants prodiges sont enfin de retour à la maison. C'est
que, en tant Papa-Kdy-poule, je commençais sérieusement à m'inquiéter quant à
leur retour. Ben oui, avec tout ce qu'on entend dans le poste de télévision,
j'avais peur qu'on me les kidnappe ces petits.
Heureusement, ce sont de braves
n'enfants et les revoir à la maison me remplit de joie. Une joie non dissimulée
car, dans mes souvenirs, Plebeian
Grandstand en concert fait aussi mal que des hémorroïdes internes et il me
tardait de revoir ces bambins à l'œuvre. D'autant plus qu'ils reviennent de
loin hein, ils sont allés taper une tournée en Russie sans rien me dire, vous
imaginez mon angoisse lorsque j'ai appris la nouvelle… bref, passons…
Le Saint des Seins est loin d'être bondé mais est
raisonnablement rempli pour accueillir comme il se doit la tête d'affiche du
soir. On s'échauffe les nuques, on finit sa pinte de bière, on va faire son
pipi si besoin et c'est parti pour la Haine, la Hargne, le Trouble, le
Marasme, … la Vie quoi.
Plebeian se
montre agressif et remonté comme un braquemard d'éléphant en rut. Le groupe va
même nous faire l'honneur de nous présenter deux nouvelles compos ("Woe Is
You" et "Woe Is Me") qu'ils ont enregistrées récemment avec Luc Ferré (Montreal On Fire) et
qui figureront sur un Split-CD à venir (et qui peuvent être écoutés ici).
Belle entame si vous voulez mon avis. Le
frontman martyrise ses cordes comme à son habitude, de même pour Cymon et Simon (ça s'invente pas ce genre de trucs) qui sont intenables tandis que Raph demeure possédé derrière ses fûts.
Arrêtons-nous un peu sur
le cas de ce garçon si vous le voulez bien…
J'ai beau avoir vu Plebeian maintes et maintes fois, je
reste toujours scotché et la bave aux lèvres lorsque je vois ce batteur à l'œuvre.
Ce n'est pas qu'il possède un jeu unique et tout et tout, non. Je pense tout
simplement et en toute conscience que Raph
EST (ou était) une batterie.
En effet, je pense qu'il a subi une mutation (vous savez comme dans X-Men où La Mutante,
vous voyez le genre ?) et qu'au départ, il était humain avec des membres
inférieurs et supérieurs normaux. Je ne vois que ça comme explication
rationnelle. Lorsqu'on le regarde, on a vraiment l'impression qu'il se
désarticule tout en gardant sa frappe puissante si caractéristique. C'est
vraiment bluffant à voir en fait. J'ai même un pote batteur (Pet à son âme) qui s'est suicidé à la
fin d'un concert du groupe tellement il était écœuré.
Puis, c'est le cataclysme tant attendu par votre serviteur
grâce à des mines comme "Nice Days Are Weak", "Mein Kopf Ist
Meine Heimat" et bien entendu le redoutable "Pie In The Sky".
Que du bonheur ! Le son est très bien dosé bien qu'un tantinet fort à mon goût mais bon, cela va de paire avec la musique de Plebeian.
Malheureusement, après 45 petites minutes, le groupe
quitte la scène dans le chaos et le bouhaha de larsens qui va bien.
M-E-R-C-I….
Un grand merci à Plebeian Grandstand pour leur gentillesse. Un grand merci à Nash aussi car il est jouuuli-tout-plein.
Setlist Plebeian Grandstand
- Woe Is You
- Woe Is Me
- Nice Days Are Weak
- Don't Expect Much From The Worlds End
- Mein Kopf Ist Meine Heimat
- Pie In The Sky
- Easy To Hate Hard, To Define
Setlist Through My Eyes
- Through My Fuckin' Eyes
- Fucking Fake
- What I Feel
- Go To Hell
- This Is Who We Are
- Humiliation
- More Forward
- Friendship
- Your Game








