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Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
The Pearl Harts
Date
14/02/2017
Ville
Toulouse
Visuel / Illustration
Skunk anansie toulouse toulouse 14022017 10
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Between The Buried And Me
Date
05/02/2017
Ville
Marseille
Visuel / Illustration
Devin townsend marseille 05022017 22
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Between The Buried And Me
Date
01/02/2017
Ville
Bordeaux
Visuel / Illustration
Devin townsend bordeaux 01022017 02
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Nostromo
Date
30/01/2017
Ville
Lyon
Visuel / Illustration
Gojira lyon 30012017-05
Groupe de tête d'affiche
Groupe de première partie n°1
Frank Carter And The Rattlesnakes
Date
29/01/2017
Ville
Toulouse
Visuel / Illustration
Biffy clyro toulouse toulouse 29012017 02
Metal Sickness > Reports > Report : Hellfest Festival - Clisson - 18/06/2011 - 1ère partie
Municipal waste clisson 18062011 12
Hellfest
Lieu : Clisson (Hellfest - France)
Date : 18/06/2011
Chroniqueur : Team MS

Voir la fiche du groupe Hellfest

Texte

HELLFEST - JOUR 2 : 1ère partie

LES REPORTS COMPLETS

» Vendredi 17 Juin : Partie 1 - Partie 2
» Samedi 18 Juin : Partie 1 - Partie 2 
» Dimanche 19 Juin : Partie 1 - Partie 2

Barême de notation des concerts :

Glop Glop Glop : Excellent
Glop Glop Pas glop : Bon
Glop Pas glop Pas glop : Mauvais
Pas glop Pas glop Pas glop : Catastrophique

 

HEADCHARGER (Main Stage 01 | 10h00-10h30) » PHOTOSa

Glop Glop Glop

Les caennais sont des habitués des festivals de renom avec des apparitions l'an dernier aux Sonisphere espagnols et français. Du coup, ouvrir la journée du samedi même à 10h du matin ne semble pas les effrayer. Les frenchies mettent à profit leur expérience de ce genre d'évènement pour marquer des points auprès des rares festivaliers réveillés. A l'image de son chanteur à la gestuelle particulière, Headcharger fait preuve, une fois de plus, d'une belle aisance scénique mettant bien en valeur son stoner crasseux de qualité. Des qualités qui méritaient un horaire de passage plus décent. A bon entendeur… (JL)

Glop Pas glop Pas glop 

Un groupe français qui ouvre la journée sur la Mainstage, ce n'est pas vraiment une surprise, mais personnellement je ne connais rien d'Headcharger. Le truc, c'est qu'il est 10h30, et que moi, à cette heure, un énoooorme ronflement de basse, ça m'agresse plus que ça ne me séduit. On a beau se dire sauvage (je vous rappelle que j'ai égorgé mon premier lapin avec un stylo à bille il y a maintenant plus de trente cinq ans, faites le calcul, je ne suis plus tout jeune), tel le diesel moyen, il faut me faire chauffer progressivement pour que je donne la pleine mesure de mes possibilités !. Le chanteur tentera bien un petit coup d'humour lors de sa première intervention en saluant le maigre public d'un tonitruant "Salut on est Blackrain !" mais ça ne fera pas rire grand monde (et à la réflexion, on se demande si le groupe de glam n'a pas eu raison de décliner l'offre, car entre un set de 25 minutes à 10h30 devant maximum 2000 poilus pas réveillés et un d'environ une heure à 15h30 et devant plusieurs dizaines de milliers de personnes il y a un gouffre). Bref, je passe à côté de ce set de heavy pour djeuns qui aurait certainement retenu mon attention dans d'autres circonstances. Allez les jeunes, un peu de pitié pour papi ! (Ben)

Setlist Headcharger :

Up to You
Without a Nation
A Thousand Tides
Do You Think of Me
Intoxicated
You Wanna Dance You Gotta Pay The Band

LYZANXIA (Main Stage 02 | 10h35-11h05) » PHOTOS

10h35 en ce samedi matin. C'est un public clairsemé mais néanmoins assez nombreux qui se masse devant la Mainstage 2 pour y écouter et applaudir les angevins de Lyzanxia. L'heure reste très matinale pour beaucoup. Néanmoins les 4 gars vont s'évertuer a faire bouger l'audience, avec une set list basée sur l'efficacité, tirée en grande partie de leur 2 derniers albums Unsu et Locust. Les mines tirées des excès de la veille ne mettront que très peu de temps à reprendre forme humaine, et les premiers circle pits se créeront peu de temps après le début du concert grâce a l'habileté des frères Potvin. 40 minutes d'un set enflammé qui passeront très vite pour beaucoup, et qui nous laisserons un goût d'inachevé. (Denver)

Set List Lyzanxia

The Clamp
Wise Counselor
Time Dealer
Path Blade
Under Lie
Separate World

CRUCIFIED BARBARA (Main Stage 01 | 11h10-11h40) » PHOTOS

Quoi de mieux pour se réveiller qu'un bon vieux concert de heavy à l'ancienne ? Surtout si il est mené par quatre plantureuses suédoises, j'ai nommé Crucified Barbara. Rien de très original dans leur musique certes, mais elles savent mettre le feu les pépettes, et pas que dans le pantalon (en cuir) des messieurs venus en masse, il faut bien le dire, pour assister au show. Et ça court dans tous les sens sur scène, ça remue du popotin dans les pantalons en lycra doré... Elles sont canons, elles le savent et elles en profitent, ce qui n'est pas pour déplaire. Une demi heure de set, c'est bien. Plus long, la lassitude due à la linéarité de la musique aurait pris le dessus sur ce qui s'offrait à nos yeux sur scène. Un très bon groupe de festival donc, à admirer entre amis une bière à la main, forcément. (Manithas)

WHIPLASH (Main Stage 02 | 11h45-12h15) » PHOTOS

Glop Glop Glop

En voilà un groupe qu'il est vieux! Whiplash fait partie de ces groupes qui ont participé à la prééminence de l'entité Speed/Thrash underground amerloque aux côtés d'Exodus, Overkill ou encore Forbidden. Les voir partager l'affiche du Hellfest est une grande marque de reconnaissance à la fois pour le groupe mais aussi pour les fans et, même si le public de la Mainstage 2 n'est pas très épais, les festivaliers ayant fait le déplacement ne vont pas être déçu par ces vieux briscards du Speed/Thrash. En effet, le trio va envoyer un setlist très orientée "Power And Pain" (avec pas moins de 3 morceaux joués) qui va ravir les plus fins connaisseurs (dont votre serviteur en l'occurrence) ainsi que les vilains curieux. Ça joue vite et bien, le son est très correct et le combo assure ses parties avec aisance et facilité. De plus, Whiplash semble réellement heureux de se produire dans notre beau festoche et cela se traduit par une banane constante du frontman. Niveau scénique, on est loin d'assister à quelque chose de pêchu mais la puissance de Whiplash réside ailleurs: dans leur musique qui incite au cassage de cervicales. Point d'artifices mal négociés avec eux, on prend sa delorean et on remonte le temps jusqu'à l'âge béni du milieu des 80s. Doux-Jésus que c'est agréable à l'oreille! Après 45 minutes de Thrash bien nerveux et old-school comme il se doit, le groupe quitte la scène sous une belle ovation méritée. Merci les vieux! (Maître Kdy)

Pas glop

Ahhhhhh je commence de bonne heure avec des vétérans du thrash que sont le trio de Whiplash. Les titres old school sont de sortie. D'ailleurs, le son a prit un coup de vieux (non Ben je n'ai rien contre les vieux) tout comme le groupe d'ailleurs. Les morceaux se suivent à vitesse grand V, les échanges avec le public sont rares et seuls quelques headbangs se déclenchent ici et là. Peut être est-ce la fin de matinée mais j'ai trouvé le groupe un peu trop "old school" même si des morceaux comme "Feeding Frenzy" ou "Stage Dive" remplissent bien leur rôle. Ce matin, Whiplash me fait l'effet d'un café que l'on aurait oublié de boire tout de suite, c'est tiède…  (Nikolas)

SEVERE TORTURE (Rock Hard Tent | 12H20-13h00) » PHOTOS

Après les mésaventures sonores auxquelles la Team MS a assisté sous la RockHard Tent (cf Malevolent Creation entre-autres), il était bien légitime que votre serviteur avance à pas feutré en direction du lieu maudit par Christine Boutin Herself. Et pourtant, en tant que métalleux aguerri et viril, votre serviteur s'est dirigé vers l'antre à l'appel du Death bourrin et puissant des hollandais de Severe Torture. Et il a bien fait le bougre car, voyez-vous, le groupe va bénéficier d'un son très correct tout au long de leur show (non ce n'est pas un fake je suis sérieuxxx) et inutile de vous dire que cela est extrêmement appréciable. D'autant plus que Severe Torture va envoyer du steak faisandé en plein tarin à tous les Deatheux présents sous la tente. Le groupe est incroyablement dynamique et surexcité sur scène et leur folie est contagieuse tant les festivaliers vont se laisser aller aux slams et autres moshpit de rigueur dans un bon concert Métal. Les titres sont indéniablement taillés pour le live et s'enchainent sans réel temps mort. Qu'il est bon de découvrir un tel groupe sur scène, surtout quand celui-ci vous transperce de sonorités aussi bourrines que talentueuses. Les 5 protagonistes sont littéralement ravagés et ne vont laisser aucun répit à l'auditoire qui grandit au fur et à mesure que le concert s'écoule. Malheureusement, toutes les bonnes choses ayant une fin, Severe Torture se retire sous l'acclamation d'une foule totalement acquise à leur cause brutale après un set dantesque mais vraiment trop court. TUERIE ! (Maître Kdy)

ANGEL WITCH (Main Stage 01 | 12h20-13h00) » PHOTOS

ANGEL WITCH (Main Stage 01 | 12h20-13h00)

Glop Glop Glop

Si Angel Witch n'est pas très connu dans les rangs des plus jeunes hellfestiens, le groupe n'en est pas moins un pilier de la NWOBHM qui a marqué son temps avec des perles comme "Angel Witch", "Frontal Assault" ou "Screaming n' Bleeding". Alors c'est sûr, quand les anglais arrivent sur scène, on ne s'attend pas à un metal extrême ou à une musique complètement barrée / expérimentale. Non, Angel Witch fait du heavy metal, un heavy à la papa mais un heavy bien foutu, qui nettoie les cages à miel. Et mine de rien, la musique des anglais va faire son petit bonhomme de chemin si bien qu'on retrouvera dans le public des vieux briscards mais aussi une fange plus jeune, qui n'était certainement pas encore née quand Angel Witch plaquait ses premiers accords. Au fil d'un set sans surprise mais ô combien efficace, les britanniques vont nous servir une prestation sympathique, et même certainement pas le concert de l'année, il faut bien avouer que le groupe en a encore sous le pied et qu'il sait encore manier le gros riff. Et ça, ça fait du bien… (Mr Zède)

Set list Angel Witch :

Gorgon
Confused
Sorceress
White Witch
Atlantis
Angel Of Death
Baphomet      
Angel Witch

YOUR DEMISE (Terrorizer Tent | 12h30-13h00) » PHOTOS

Glop Glop Glop

J'ai besoin de hardcore ce matin alors direction la Terrorizer pour voir les petits british de Your Demise avec leur nouveau hurleur Ed McRae. Et dès les premiers riffs, j'en prends plein la gueule : cela saute de partout sur scène et les screams de McRae sont assassins. C'est un pur punk hardcore qui est joué, du 100% metalcore même.  Les morceaux sont rapides et très agressifs ("Miles Away", "Burnt Tongues"). Ouchhhh ça fait du bien ! Voilà qui donne la patate pour la journée.  (Nikolas)

MEKONG DELTA (Main Stage 02 | 13h05-13h45) » PHOTOS

Glop Glop Pas glop

Me voilà devant la Main Stage 02 pour voir l'arrivée des Allemands de Mekong Delta. Wolfgang Borgmann monte sur scène avec une serviette couvrant sa tête pour débuter le set d'un thrash progressif assez calme pour débuter, je dois dire. Je m'attendais à un truc plus bourrin pour se mettre en jambes. Le groupe balance un son progressif assez avant-gardiste qui peut surprendre  surtout quand ils reprennent des morceaux de classiques pour les arranger dans leurs partitions de thrasheurs. J'ai été quelque peu envouté mais pas assez pour pleinement avoir envie d'headbanguer.  (Nikolas)

HAMMERFALL (Main Stage 01 | 13h50-14h35) » PHOTOS

Rien de tel qu'un petit break à midi pour attaquer l'après midi en pleine forme, surtout si le groupe qui foule les planches envoie un heavy metal traditionnel, avec jolies guitares et gros refrains ! N'ayant jamais vu Hammerfall sur scène auparavant, je me place d'entrée aux avant-postes pour ne rien rater du retour de Joacim Cans et sa bande. Je ne vais pas être déçu, car en bien des points, ce concert sera pour moi mémorable et assurément un des meilleurs moments de ce périple clissonais 2011 !

Le groupe attaque avec "Patient Zero" tiré de '"Infected" si dernier opus et s'évertuera à nous présenter ce disque avec quelques extraits bien choisis (le très accrocheur "One More Time"), tout en mettant surtout en valeur un répertoire plus ancien hautement efficace. La réaction du public est d'emblée excellente et laisse le leader du groupe pratiquement interloqué par tant de dévotion. Après une absence relativement longue, Hammerfall revient et semble avoir été attendu par de nombreux aficionados qui reprennent en chœur tous les refrains, réagissent à la moindre sollicitation. Moi-même, je me surprends à beugler avec tous mes nouveaux amis, et progressivement, je me rapproche de la scène, du cœur de l'action.

Visuellement, Hammerfall est fidèle à sa réputation. Les gratteux et le bassiste multiplient les poses en ligne, le headbanging synchro. Oskar, débarrassé de son attirail de cuir et de metal (il arbore un étonnant look jeans, basket, t-shirt ainsi qu'une crinière blonde tranchant avec sa moustaaaaaaache brune !) court partout, et pour clore ses chevauchées, se lance dans des air high kicks aussi plaisants que ridicules (moi perso, voir un musicien qui s'éclate, ça me fait toujours plaisir, quelque soit la gestuelle).

Dans la fosse, les slams se multiplient et là, soudain, phénomène incompréhensible, je me sens moi-même pris d'une irrépressible envie de m'envoler au dessus de la foule. En quelques secondes, me voilà, bras en croix, face au soleil (et oui, il fait beau à cet instant) porté par des dizaines de bras. Putain, mais que c'est bon ! ! ! Ca faisait au moins quinze ans que je n'avais pas joué à ça ! Merci Hammerfall ! Merci amis métalleux ! et merci aux mecs de la sécu qui vous attrapent et vous posent délicatement au sol !

Joacim, très en voix, n'en finit plus de remercier le public et annonce que pour ne pas perdre de temps, ils ne vont pas faire semblant de partir pour revenir pour un rappel. Le set se termine par un magistral "Hearts On Fire" et par "Let The Hammerfall", introduit par une requête du vocaliste : "Gimme the longest, the loudest fall ever !" et là, il hurle "Let The Hammer…" et le public de lui envoyer à la figure un gigantesque "Faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaallllllllllllllllllllllllllllllllllllllll" ! Dantesque !

Voilà, je sais déjà que ce seul set justifie ma venue. Une vraie claque, inattendue ! D'ailleurs le groupe prolongera son séjour sur le site et passera beaucoup de temps à discuter avec des fans, à se faire prendre en photo et signer des autographes. Hammerfall sera en tournée en France cet automne et vous savez quoi ? J'y serai !(Ben)

Set List Hammerfall :

Patient Zero
Renegade
Bang Your Head
Last Man Standing
Bloodbound
Glory To The Brave
Hammerfall
One More Time
Hearts On Fire
Let The Hammer Fall

HAIL OF BULLETS (Rock Hard Tent | 13H50-14H35) 

Décidemment cette deuxième journée Hellfestique s'annonce bien bonne pour le fan de Death que je suis. Après avoir pris une méchante déculottée par les hollandais de Severe Torture, c'est au tour de leurs compatriotes de Hail Of Bullets d'investir la tente de la mort. Le combo mené d'une main de maître par Martin Van Drunen (Asphyx, ex-Pestilence) est paré pour nous balancer son Death gras, humide et suintant dans nos boîtes à miel déjà toutes dilatées. Hail Of Bullets se présente devant un auditoire fort bondé qui n'attendent qu'une seule chose: la guerre! Et ils vont être servis car le groupe s'affiche avec une patate sur scène qui fait plaisir à voir et surtout à entendre. En effet, le son est tout ce qu'il y a de plus correct (mieux vaut tard que jamais me direz-vous) ce qui permet de rendre justice au chant si unique et cadavérique du frontman. Le Death primaire mais surpuissant qui retentit ici est une ode à la l'annihilation par les armes. Et les ogives s'enchainent tantôt puisées dans "Of Frost And War" ("Berlin","Red Wolves Of Stalin") ou le plus récent "On Divine Winds" ("Full Scar War","Kamikaze"), l'armada de plomb déployée par le groupe dévaste les premiers rangs. Le clou s'enfonce lorsqu'ils interprètent le titre "Operation Z" (sûrement un signe venu d'en haut...) qui va générer de la violence à l'état brute. Ça bastonne sa mémé tellement fort que je dois faire un effort surhumain pour ne pas succomber à la tentation de me jeter corps et âme dans la bataille (heureusement que mon planning était chargé cette après-midi là car sinon…ben je serais sûrement mort en fait). Les différents belliqueux qui officient dans le groupe assurent leurs parties avec assurance tandis que Martin inonde la RockHard Tent de toute sa hargne. L'intensité s'achève lorsque le groupe quitte la scène devant un parterre convaincu de connaisseurs et de métalleux qui se demandent encore comment ils ont fait pour en réchapper entier. Hail Of Bullets m'a tuer… (Maître Kdy)

Setlist Hail Of Bullets :

The Eve Of Battle
Red Wolves Of Stalin
Full Scar War
Operation Z
General Winter
Berlin
Kamikaze
Tokyo Napalm Holocaust
Ordered Eastward

UFO (Main Stage 01 | 15h25-16h10) » PHOTOS

Pas glop  

Après une courte pause suite à la baffe Hammerfall, je reviens devant la Mainstage pour un set très particulier pour moi. Non pas que je sois un fan ultime d'UFO, mais je voue une vénération sans limite à son guitariste Vinnie Moore (du coup, l'absence de créneau d'interview m'a si ce n'est contrarié, du moins franchement déçu). Ces derniers temps, les échos des prestations du combo vont toujours dans le même sens, à savoir qu'elles dépendent quasiment exclusivement du niveau de forme de Phil Mogg. Logique d'ailleurs, pour un groupe créé en 1969, et dont trois membres sur cinq ont largement dépassé la soixantaine ! Autant Andy Parker à la batterie tient bien sa place, autant Paul Raymond (claviers et guitare) est inexistant. Ca, ce n'est pas grave tant toutes les parties de six cordes sont dévolues à un Vinnie Moore qui assure sans problème.

Mais la grande question, c'était bien "Que nous réserve le vocaliste ?" et malheureusement, après un bon début sur les deux premiers titres, nous allons avoir droit au constat pathétique qui veut que jouer dans un groupe de Hard, cela demande un effort physique qui n'est pas forcément accessible à tous ! Du coup, même si le filet de voix revient par moment, Phil Mogg (qui ressemble à une sorte de François Mitterrand péroxydé) va s'avérer être un boulet pour son propre combo. Incapable d'occuper la scène et l'espace sonore, il se contente du strict minimum, laissant les deux plus jeunes tenir la baraque. Barry Sparks (qui remplace un Pete Way en énorme délicatesse avec son foie depuis plusieurs années) est irréprochable, arpentant la scène de long en large, multipliant les petits solos de basse pour étoffer les compos, souriant et allant d'un musicien à un autre pour donner un peu de cohérence à l'ensemble. De plus, il va jusqu'à jouer sur le même modèle que Way histoire d'être au plus près du UFO historique.

De son côté Vinnie Moore fait tout à la guitare, sans en faire forcément de trop. Il reste dans un registre hard rock sans s'aventurer de trop dans son registre de shredder fou (et pourtant, il envoie le bougre). Avec Barry Sparks, l'entente semble très bonne et les compères n'hésitent pas à se lancer dans une joute, avec la guitare derrière la tête. Cela fait toujours son petit effet ! Mais à force de remplir les chansons avec un, deux voire trois soli, cela finit par frôler l'indigestion. Et on touche le fond quand Mogg tente d'obtenir du groupe qu'il joue pianissimo ! Comment peut-il s'irriter du manque d'écoute de ses collègues alors qu'il est lui-même aux fraises. Le seul moment où il reprend les commandes, c'est entre les morceaux, lorsqu'il se fend de remarques salaces à l'adresse des spectateurs des premiers rangs.

Dommage car la set list était plutôt bonne (Ils ont quand même de sacrés morceaux en réserve !), avec, sans surprise, un final sur l'imparable "Doctor, Doctor". Un concert sympa, mais qui sentait trop la fatigue et les grosses ficelles pour emporter l'adhésion. (Ben)

Set List UFO :

???
Only You Can Rock Me
Venus
Too Hot To Handle
Lights Out
The Gypsy
Rock Bottom
Doctor, Doctor

EXHUMED (Rock Hard Tent | 15H25-16h10) » PHOTOS

Pas glop Pas glop Pas glop

Vous avez sans doute remarqué que je mets un point d'honneur quand à la qualité sonore globale lorsque j'assiste à un concert. Et vous avez sans nul doute déjà compris (ou alors vous êtes vraiment des chèvres) que la RockHard Tent n'était pas un exemple de propreté et de clarté acoustique… Et bien sachez que le concert d'Exhumed auquel j'ai assisté demeure celui de la bouillie sonore ou encore de l'ajustement tonitruant. Une sacro-sainte horreur ce concert qui est dû essentiellement au rendu acoustique qui s'empare de la tente en ce milieu d'après-midi pourtant fort appréciable. C'est bien simple, je n'ai pas reconnu un seul des morceaux joués par le groupe. Il faut dire aussi que le groupe n'est pas une référence en matière de son propre en live et je puis vous certifier que les différents reports que j'ai lu les concernant sont (presque) tous unanimes et fondés: Exhumed sur scène ça dégouline tellement que s'en est souvent inaudible. Rien de rien. Je n'ai rien compris à ce qu'il se passait sur scène. Je me demande même si les balances son ont été faites avant le set. Une abomination de bruits, un infect mélange de basse, de grosse caisse et de "kkkksssrrrhhhhh kkkksshhrr krrr ttt krr" pendant près de 45 minutes (j'exagère à peine). Visuellement, je vois bien qu'ils remuent la tête et tout et tout mais rien de bien transcendant non plus de ce côté-ci. Vraiment décevant tout ça…Rien de plus à ajouter (que les fans du combo me pardonnent). (Maître Kdy)

MUNICIPAL WASTE (Main Stage 02 | 16h15-17h00) » PHOTOS

Glop Glop Glop

Mais quel est donc ce bel homme qui monte sur scène vêtu d'un superbe t-shirt rose flambant neuf aux couleurs de MS pour prendre en photo Municipal Waste devant son public ? Mais c'est notre Mr Zède à nous bien sûr ! Le bougre a décidément du flair (et de la chance !) puisqu'il vient se montrer durant l'un des meilleurs concerts de la journée. Les thrasheux sont montés sur scène  avec une énorme patate et un humour irrésistible qui va se propager à l'ensemble de la foule de la Main Stage 2. Les virginiens de ne prennent pas du tout au sérieux et ça plait aux moshers qui n'en finissent plus de tourner en rond (ou circle-piter si vous préférez). On a comme une légère impression de déjà-vu avec le concert d'Exodus de l'an dernier tant leur thrash défouraille et la poussière s'élève dans les airs. Cela dit l'ambiance est nettement plus détendue : ça tabasse rageusement mais avec le sourire. Son thrash fricote avec le hardcore ce qui lui confère un côté fédérateur vraiment plaisant. Après un beau wall of death, les américains quittent la scène laissant derrière eux un épais nuage de poussière et le souvenir d'un putain de bon concert. (JL)

THIN LIZZY (Main Stage 01 | 17h05-17h55) 

Pas glop

Thin Lizzy, c'est un pan entier de mon histoire musicale et à ce titre, je ne pouvais pas manquer leur prestation. Toutefois, j'avoue que depuis l'arrivée de Rick Warwick, je suis un peu dubitatif (non pas éjaculateur précoce !) et j'attendais ce set avec une légère appréhension. Ce Lizzy là, c'est pour moi le meilleur cover band de la bande à Lynott, mais pas un vrai groupe. Dès le début du set, sur une version très péchue de "Are You Ready" quelques uns de mes doutes s'envolent à jamais avec plaisir. L'ex chanteur de The Almighty est juste parfait dans son rôle. Il est magnifique de justesse, tant dans son timbre que dans ses intonations. Sans chercher à singer le grand Phil, il propose des versions respectueuses et dotées du feeling propre à ce groupe légendaire. Par contre, je ne serai pas aussi élogieux avec Richard Fortus qui vient de remplacer Vivian Campbell, reparti jouer avec Def Leppard. Certes le garçon joue bien et maîtrise le répertoire, mais son style, très rock, limite un peu crade, ne colle pas vraiment avec la musique racée de Thin Lizzy.

Alors bien sûr, le répertoire est fabuleux et la set list proposée en ce samedi après midi est totalement jouissive ("Don't Believe A Word" dans sa version rapide est magique, tout comme "Waiting For An Alibi") seulement, le groupe n'est pas aidé par la météo. En effet, le fort vent qui balaie le site a tendance à faire disparaître certains instruments dès qu'on se trouve, comme moi, assez loin de la scène. C'est très gênant lorsque cela survient sur des parties de guitares harmonisées (l'une disparaît, puis revient au moment où l'autre s'en va, du coup, il est difficile de suivre le fil des compos), encore plus sur "Cowboy Song" où là, c'est sur la basse qu'il y a des trous !

A l'arrivée, cela donne un set agréable, mais avec la frustration de ne pas en avoir pleinement profité. Dommage car sur scène, l'entente entre les musiciens a l'air bonne et on se dit que la même chose, avec un bon son et à la nuit tombée… Tant pis ! (Ben)

Set List Thin Lizzy :

Are You Ready
Waiting For An Alibi
Jailbreak
Don't Believe A Word
Whiskey In The Jar
Emerald
Cowboy Song
The Boys Are Back In Town
Rosalie
Black Rose

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