Voir la fiche du groupe Dream Theater
DREAM THEATER - A DRAMATIC TURN OF EVENTS TOUR
A l'occasion de la sortie de son dernier album il y a quelques mois, "A dramatic turn of events" chez Roadrunner Records, Dream Theater était de passage au Zénith pour le plus grand plaisir des fans de ce groupe, dont la réputation n'est plus à faire !
Après le départ fracassant de Mike Portnoy et l'arrivée du "nouveau" batteur Mike Mangini, pas mal de monde attendait les américains au tournant. Petit retour sur ce fabuleux concert...
Dès mon arrivée au Zénith, Periphery jouait déjà et à ma grande surprise, j'ai remarqué qu'un incroyable silence s'était emparé de la salle pour finalement laisser place, quelques secondes plus tard, à un tonnerre d'applaudissements…
Il a suffi d'un instant pour que je réalise que ce groupe que je ne connaissais pas réellement était en train de s'imposer devant plus de 5000 personnes, au fil d'une prestation très dynamique et cohérente.
Spencer Sotelo (Periphery) (c) Olivier Gestin - Into The Pit
Avec des parties rythmiques agressives laissant place, de temps à autre, à des mélodies instrumentales très douces et apaisantes, force est de constater que le schéma de composition proposé par Periphery ce soir, fait mouche au fur et à mesure des titres joués, si bien que le groupe a vite fait de se mettre le public dans la poche.
Façonnée par le surprenant côté technique prôné par chacun des membres de Periphery, l'ambiance dégagée en ce début de soirée se voulait envoûtante et annonçait déjà la venue d'un spectacle magique, malgré l'absence d'effets de lumière.
Ainsi, parallèlement au côté chaleureux apporté par le groupe, les quelques spots qui éclairaient la scène restaient statiques et laissaient ainsi une petite impression de froid et de passivité, malgré le jeu de scène très présent des musiciens (tout ce petit monde jouait en effet dans l'ombre, à l'exception du chanteur Spencer Sotelo et du batteur Matt Halpern, davantage mis en avant).
Matt Halpern (Periphery) (c) Olivier Gestin - Into The Pit
Autre petit bémol : les parties vocales de Spencer étaient justes, mais trop souvent criées. Le choix d'un chant calme et posé sur des parties instrumentales rapides aurait peut-être représenté une alternative pertinente, permettant également un élément de différenciation supplémentaire...
Mais ne boudons pas notre plaisir : Periphery s'en est tiré avec tous les honneurs dans l'enceinte du Zénith, ce qui n'était pas gagné d'avance ! Le rappel avec un "Racecar" de plus de quinze minutes a d'ailleurs confirmé leur talent.
Un groupe à suivre, donc.
En plus de fédérer l'ensemble des différentes classes sociales et les tranches d'âges le temps d'une soirée, le Zénith semblait être l'endroit approprié pour accueillir un groupe de l'envergure de Dream Theater. Avec la vague de froid que nous subissons actuellement, voir autour de moi tous ces visages différents, émerveillés et attentifs, a rendu ce moment de partage collectif d'autant plus chaleureux et convivial…
Avant même que Dream Theater ne commence à jouer, l'attention du Zénith se porte déjà sur les éléments qui composent le décor, à savoir, trois cubes identiques, qui diffusent une animation illustrant le chemin qu'empruntent les membres du groupe pour rejoindre la scène.
Kevin James LaBrie (Dream Theater) (c) Olivier Gestin - Into The Pit
Puis la fiction laisse vite la place à la réalité dès que Dream Theater fait son apparition sur la scène du Zénith sous les applaudissements d'un public déjà conquis. Après deux titres d'introduction, à savoir "Bridges In The Sky" et "6:00", le chanteur du groupe, Kevin James LaBrie s'adresse avec enthousiasme au public pour le saluer rapidement avant de s'emparer de son pied de micro et, tout en le faisant tournoyer, commencer sous nos yeux une danse appropriée à la chanson "Build Me Up, Break Me Down" issue du dernier album en date, "A Dramatic Turn Of Events" qui passe plutôt bien l'épreuve du live.
A l'inverse de Periphery, Dream Theater, possède pas mal d'effets visuels sur scène, qui vont s'animer en fonction des titres joués et renforcer la présence scénique des membres du groupe. Ceci étant, pas besoin de beaucoup d'artifice pour magnifier la maîtrise technique de ces vieux roublards-là. En effet, les soli de guitare chirurgicaux de John Petrucci ont sans nul doute possible, retourné les plus sceptiques d'entre nous.
De même, pour le très bon Jordan Rudess qui va vite attirer l'attention de la foule avec ses nappes de clavier remarquablement bien amenées (comme sur "Surrounded" où l'osmose avec le public est devenue absolument remarquable Après ce beau moment magique, Dream Theater enchaîne pied au plancher avec "The Root Of All Evils" puis "A Fortune In Lies" entre lesquels on aura droit à un incroyable solo de batterie, mené à la perfection par Mike Mangini. Une manière de montrer qu'il peut tenir la dragée haute à son prédécesseur Mike Portnoy ? La question reste posée et risque bien de faire parler encore longtemps tous les fans…
Mike Mangini (Dream Theater) (c) Olivier Gestin - Into The Pit
Après un "Outcry" parfaitement maîtrisé, Dream Theater entame une série de deux titres acoustiques avec "The Silent Man" et "Beneath The Surface" qui passent parfaitement bien et qui va nous dévoiler une autre facette de l'univers des américains avant de repartir sur les brûlots que sont "On The Backs Of Angels", "War Inside My Head" ou encore "Breaking All Illusions"…
Bref, Dream Theater est un groupe qui porte vraiment bien son nom, car de mon point de vue, les personnes présentes à ce rendez-vous semblaient vraiment détachées du présent, emportées dans un autre monde. Une belle image à la hauteur de la qualité de ce concert (le rappel avec "Pull Me Under" est à tomber par terre !).
Avec cette prestation en forme de véritable performance artistique, Dream Theater a confirmé les dires de tout un chacun concernant sa prestigieuse réputation. Il faisait bon vivre ce soir là au Zénith, qui s'est vu transformé en l'espace de quelques heures, en théâtre des rêves et songes de toutes sortes…
Merci à Olivier Gestin pour les photos ! Visitez sa page Facebook : www.facebook.com/intozepit
Setlist Dream Theater
- Introduction / Dream is collapsing
- Bridges In The Sky
- 6:00
- Build Me Up, Break Me Down
- Surrounded
- The Root Of All Evil
- [Drums Solo]
- A Fortune In Lies
- Outcry
- The Silent Man
- Beneath The Surface
- On The Backs Of Angels
- War Inside My Head
- The Test That Stumped Them All
- The Spirit Carries On
- Breaking All Illusions
---------- - Pull Me Under
Setlist Periphery
- New Groove
- Letter Experiment
- Jetpacks Was Yes
- Butterips
- Icarus Lives
- Racecar


















Commentaire de Adrenaline medusée le 08-02-2012
Sympas les photos ;o)
Commentaire de Mr Zède le 08-02-2012
Olivier Gestin c'est le plus fort !