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CONDKOÏ - QUINTE FLUSH ROYALE RELEASE PARTY
Avant de débuter ce
report, je tiens à préciser que ce que vous vous apprêtez à lire a été
réalisé
sous la contrainte et la menace. Mes ravisseurs ne m'ont laissé aucune
marge de
manœuvre pour l'écriture de ce report. Tout a été inventé et créé de
toutes
pièces par le groupe qui, vraisemblablement, était en manque d'éloges.
Tout ce
que vous allez lire n'est que le fruit de tortures, menaces et autres
vilénies
corporelles exercées sur ma petite personne suite à mon enlèvement… Je
voudrais
ajouter aussi que tout ce que je dis concernant le show de Relax
Raptor n'a pas été faussé par quoique ce soit, tout est vrai…
Je tiens aussi à préciser que j'ai perdu un de mes tétons durant
l'écriture de
cet article (car soi-disant, je n'étais pas assez louangeur envers le
groupe) et
que vous comprendrez donc aisément pourquoi je suis aussi flatteur
envers Condkoï…
Que Dieu me pardonne…
(Maître
Kdy Libéré)
Maître Kdy, otage et esclave sexuel de Condkoï (c) Metal Sickness 2012
Cela faisait longtemps que j'attendais ça pour être honnête.
Le retour des Condkoï et de leur
Punk-Rock ravageur en contrée Toulousaine. Car il faut avouer que s'il
existe
un groupe talentueux et original dans sa démarche artistique, c'est bien
Condkoï. Du haut de leurs 18 années
d'existence, jamais le groupe ne sera tombé dans le piège de la
facilité, de la
redondance ou encore du commercial. Et pourtant, le combo est connu dans
le
monde entier et par delà les frontières musicales.
En effet, de Sydney à Reykjavik, Condkoï a
accumulé plus de fans et de groupies que de poux sur la tête d'un
teigneux.
C'est bien simple, Condkoï a TOUT
fait: festivals, passages TV (Vivement
Drucker, La Chasse aux Chansons, L'Ecole des Fions,…), publicités
pour saucissons
tarnais (avec leur réplique culte "Le
saucisson, c'est bon cong !"), Eurovision (ils l'ont créée),
MTV et NRJ Awards (c'est eux aussi), brochures de pêche et de
macramé (aux éditions
"Pieds de Vigne"),…et j'en passe tellement il en existe. Vous
comprenez bien que lorsque le groupe albigeois a décidé de faire sa
Release
Party (prononcer "Wiiliise Poawwwtyy") dans la modeste salle de
La
Dynamo, mon sang n'a fait qu'un tour et je me suis démené comme un petit
diable
pour réussir à obtenir une place pour ce moment si unique dans ma vie (1
semaine d'attente sous la neige devant la
billetterie de la salle). Mais il va sans dire que cela valait le
coup et
que je ne regrette rien…
Pour accompagner les Dieux des Dieux du hxc/punk
"made in Occitanie", ce sont les locaux de Relax Raptor
qui ont
l'illustre honneur d'ouvrir la soirée.
Totalement inconnu pour ma part et ne sachant pas trop à quoi
m'attendre du groupe sur scène, on peut dire que Relax Raptor
m'a grandement étonné. Le groupe fait son entrée sur
le thème original de "Jurassic Park" avant de commencer à balancer
une première missive instrumentale des plus joyeuses.
Puis, c'est au tour du
frontman Julien (Khod Breaker) de
faire son apparition déguisé en Ronald McDonald (maquillé
par votre serviteur). Ce qu'il faut pas faire pour coucher...- Ndr Manithas
Polo et Julien (Relax Raptor) (c) Metal Sickness 2012
Et c'est parti pour 45 minutes de punk/thrash crossover qui défouraille,
vacillant entre du D.R.I. et du Municipal
Waste. Les compos sont bien speed et catchy et le chant
accéléré du chanteur ne fait que renforcer ce côté crossover. Les
musiciens
semblent ravis d'être sur scène à l'instar du guitariste Polo
(ex La Rotule 50's) qui ne tient pas en
place ou encore du batteur qui affiche un sourire non dissimulé. De
même, pour l'increvable David à la basse (Dirty
Fonzy, Opium Du Peuple)...
Les textes en
anglais sont plutôt bien pensés et je me suis même surpris à y trouver
quelques
ressemblances avec le master Jello
Biafra.
Dans le public, l'accueil est courtois mais sans grande hâte même
si le tir sera rectifié peu avant la fin du set. Pour ma part, ce fut
une très
bonne découverte…
Puis, arrive l'instant de toute une vie… Le firmament de tous
les instants… Le but ultime de tout être humain : l'entrée de Condkoï
sur scène. Une entrée fracassante et tellement
impressionnante qu'ils ont même réussi à faire croire au public qu'ils
s'étaient foirés sur le morceau d'intro. Vraiment trop balèze ! Car il
faut
savoir que Condkoï en live ne fait
pas de pains, il les distribue (il paraîtrait même que ce sont eux
qui ont appris la bagarre à un certain Carlos Ray Norris).
C'est "Human Disaster" se charge d'entamer
les hostilités. D'emblée, on s'aperçoit que le son est un cran au-dessus
par
rapport à Relax Raptor, ce qui
signifie qu'on risque d'en prendre encore plus dans les esgourdes...
Le
show des Condkoï démarre aussi vite qu'une R12 Gordini
tuning de 1971 (si, si !) tant et si vite qu'on arrive à
peine à distinguer les baguettes de Fabien
derrière ses fûts. Considéré comme le batteur le plus beau du monde
(source CitronoPipo Magazine), l'homme
enchaine ses plans et ses
frappes avec un groove et une puissance qui forcent le respect (plus
sérieusement, force est de constater
que depuis la dernière fois où j'ai pu le voir en concert, le bougre a
fait des
progrès).
Le plus bel éphèbe tarnais du monde : Guillaume (Condkoï) (c) Metal Sickness 2012
Au niveau de l'interprétation générale, je crois que je suis en mesure d'affirmer qu'ils frisent le génie : Guillaume est incroyablement talentueux derrière son micro et ressemble à un demi-dieu olympien, mais en plus gracieux. Il partage les projecteurs avec son acolyte de toujours, Pedro (qui au passage est solide comme un roc et charismatique au possible). Antonin endosse son rôle d'intérimaire à la basse avec brio et professionnalisme (j'ai même cru avoir à faire à Robert Trujillo c'est dire) et quant à Paulo, que dire si ce n'est que Jimi Hendrix doit se retourner dans sa tombe à chaque accord qu'il fait tant ceux-ci sont impressionnants de doigté (oui, oui mesdames).
Côté setlist, nous n'avons que du bon, avec des pièces
maîtresses telles que "La Complainte Du Gros Dégueulasse",
"Spider On The Wall", "Mon Petit Jardin" ou encore "My
Head Is Burned". Que des tubes intersidéraux qu'on retrtouvera dans le futur album, "Quinte Flush Royale", donc !
Le groupe interprétera
d'ailleurs une reprise des mythiques Helmet
à la perfection avec "Crisis King" en compagnie de Julien
de Relax Raptor ainsi que le moins mythique "Should I Stay Or Should I Go" de
The Clash avant de terminer son show par la paire d'inévitables "Jfa/Rock n'Roll" ainsi
qu'une ultime reprise de Nirvana
("Territorial Pissing").
Un concert digne des plus grands pour un groupe qui mérite d'être placé au panthéon des mythes en compagnie d'artistes tels que The Doors ou encore Elvis.
Ça y est, la Release Party est terminée. Les groupes vont
désormais s'adonner aux plaisirs de la chair et du vin dans leurs
spacieuses
loges, dignes des plus grandes orgies romaines.
Condkoï
est venu, a vu et a vaincu… (Maitre Kdy détenu)
Un grand merci à Condkoï pour m'avoir enlevé,
séquestré,
torturé, flagellé et battu tout le long de l'écriture de ce report. J'en
garde
un souvenir… impénétrable.
Un grand merci au commando "Pieds de
Vigne" de m'avoir secouru et rapatrié dans les Quartiers Généraux de Metal
Sickness.
Setlist Condkoï
- Human Disaster
- Dark Life
- Et Après ça
- O'Brother
- Spider On The Wall
- Mon Petit Jardin
- Comme Dans Un Film De Pierre Woodman
- La Complainte Du Gros Dégueulasse
- Crisis King (Helmet)
- Hypodermic
- Tu Pleures, Tu Ris
- My Head Is Burned
- Should I Stay Or Should I Go (The Clash)
- Jfa
- Rock n'Roll
- Territorial Pissing (Nirvana)
Setlist Relax Raptor
- (Jurassic Park Theme)
- Intro
- The Worst Friend
- Party Cleaners
- Tropicana
- Quite Dead
- Hyperwar
- Comedy
- Democratic Cosmetic
- Avenue A
- Arab Girls & Jews Girls
- Vin Diesel
- We Need More McDonalds
- Handsome & Dressed Well





































