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ATLAS LOSING GRIP - TOURING THE HEART 2012
Quand on aime un groupe, le voir jouer en première partie engendre presque toujours un profond sentiment de frustration et laisse un arrière-goût d’inachevé. C’est exactement ce que j’ai ressenti en Septembre dernier après le concert lyonnais d’Atlas Losing Grip en ouverture de Millencolin. C’est donc avec une impatience non dissimulée que j’attendais leur retour pour une tournée en tête d’affiche. L’occasion s’est présentée plus vite que prévue et c’est à Paris que je retrouve les suédois accompagnés de 3 groupes locaux.
Our whole universe was in a hot dense state, And then nearly fourteen billion years ago
expansion started. Wait...
Le générique de Big Bang Theory retentit, il est l’heure pour Sheldon Cooper’s
Spot de débuter la soirée. On se dit qu’un groupe dont le nom fait référence à
LA série geek par excellence ne peut pas être foncièrement mauvais. Et on a
raison.
Musicalement, on est proche de groupes
comme Rise Against et de la recette classique, mais efficace, du riff
énergique couplé à un côté bien mélodique. Ni la salle quasiment vide ni la
sangle récalcitrante de Baptiste (Guitare, Chant) qui lâche toutes les 5
minutes ne viendront à bout de l’enthousiasme de Sheldon Cooper’s Spot.
Sheldon Cooper’s Spot (c) Metal Sickness 2011
Si je voulais jouer la fille tatillonne,
j’émettrais quelques réserves concernant le chant en anglais, peut-être un peu
trop teinté d’accent français à mon goût. Mais comme le groupe reconnaît
lui-même ses faiblesses dans la langue de Shakespeare, je lui pardonne avec
plaisir.
Une bonne entrée en la matière.
Place au punk-hardcore avec Youth
Avoiders. Autant être honnête, ce style musical n’est pas ma tasse de thé et ce
n’est pas ce soir qu’il va le devenir. Musicalement, pas grand-chose à
redire; les morceaux sont bien ficelés et ultra énergiques. Mais là où le
bât blesse, c’est le chant. Hurler pour hurler, pourquoi pas, mais ça devient
vite insupportable…
Je ne suis peut-être pas sensible à leur
musique mais il faut reconnaître que Youth Avoiders réussit à faire monter
l’ambiance d’un cran. Alors que les premiers pogos font leur apparition, la
température augmente de quelques degrés et la sueur commence à perler sur les
visages, signes que les amateurs apprécient la prestation du groupe et après tout,
c’est le plus important.
Retour au
pop-punk avec le troisième groupe de la soirée. Maladroit, c’est une espèce de all-star-band à la française
composé, entre autres, de membres de Guerilla
Poubelle et de Dead Pop Club. Maladroit, c’est un chant pas toujours
juste, des guitares pas forcément accordées mais des morceaux hyper
accrocheurs.
Maladroit (c) Metal Sickness 2011
Le set va
être perturbé par quelques problèmes techniques du côté d’Olive (Guitare, Chant). Après une
enquête minutieuse du côté des amplis, le coupable est démasqué: un câble
HP se débranche par intermittence. Deux écoles s’affrontent alors pour
expliquer ce phénomène étrange : d’un côté, le groupe qui pense que l’ambiance
survoltée provoque ces débranchements intempestifs ; de l’autre, une
partie du public qui pense tout simplement que le groupe a bien choisi son nom.
A vous de choisir la version que vous préférez !!
Le moment tant attendu arrive enfin. Ce
concert parisien ayant été précédé par plus d’une dizaine de dates réparties
entre la France et la péninsule ibérique, on aurait pu s’attendre à une légère
baisse de régime de la part d’Atlas
Losing Grip. Erreur !! Les suédois sont en forme et rien ne semble
pouvoir les arrêter, pas même une blessure (il ne laisse rien transparaître
mais Gustav (Guitare) s’est blessé
au talon quelques jours plus tôt).
Même si l’ambiance n’est pas encore assez
chaude au goût de Rodrigo (Chant), il
faut bien reconnaître que le public est déchaîné. Slams, pogos… Même Klas,
tour-manager d’Atlas Losing Grip, va se laisser tenter par un petit tour dans
les airs. On en oublierait presque qu’on est en pleine semaine et que le public
parisien leur avait réservé un accueil timide lors de leur précédent passage
par la capitale.
Julian
(Batterie) nous fait profiter de son français quasi-parfait entre les morceaux.
La discussion tourne autour de Marseille, du Ricard 51 et du Sud de la France,
terre bénie pour des suédois en manque de soleil et de chaleur !!
Atlas Losing Grip (c) Metal Sickness 2011
En toute logique, la setlist est
majoritairement composée de titres issus de "State of Unrest" mais quelques
morceaux plus anciens font leur apparition par-ci par-là à l’image de
l’excellent "Heartbeat" ou du non moins bon "Slow Down" qui
vient clôturer le concert.
Klas et Sam, merch guy d’ALG (et
également responsable de la partie photo/vidéo durant les tournées), se
joindront d’ailleurs à Gustav et Stefan (Basse) pour en assurer les chœurs.
A la demande générale, le groupe revient
sur scène pour jouer un titre supplémentaire qui voit le public abandonner ses
dernières forces dans la fosse et Gustav
se fendre d’un slam, tout en continuant de jouer.
Quel concert !! Oubliée la
frustration. Oublié le goût d’inachevé. Atlas
Losing Grip a confirmé tout le bien que je pensais d’eux et s’il me fallait
encore une preuve qu’ils sont un
grand groupe de punk-rock, je pense que je l’ai trouvée !!
Merci à Abir !!
Setlist Atlas Losing Grip
Logic
Face To Face
Nothing Has Changed
Heartbeat
All In A Days Work
Numb
Voracious Appetite
Unrest
Shut The World Out
Different Hearts, Different Minds
All In Vain
Contemplation
Bitter Blood
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Closer To The End
Slow Down































