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Metal Sickness > Interviews > Interview du groupe de métal Sidilarsen le 17/10/2008
Sidilarsen
Sidilarsen
Propos tenus par Viber (chant/guitare)
Interview réalisée à Toulouse (De Danu)
Date : 17/10/2008
Chroniqueur : JL

Voir la fiche du groupe Sidilarsen

Introduction
Au lendemain de la sortie de son troisième album, "Une nuit Pour Sept Jours", et d’un lancement de tournée à la maison, au Bikini de Toulouse, nous avons pris rendez-vous avec Viber pour en savoir un peu plus sur cet opus. Rencontre dans un pub irlandais autour d’une pinte avec un musicien plutôt nerveux de nature mais ô combien sympathique et disponible.
Texte

Tout d’abord qu’as-tu pensé de ces premières dates de la tournée à Toulouse et Castres hier et avant-hier ? Est un bon départ pour la tournée ?

Le premier c’était le premier. C’était un nouveau set donc pas d’habitude. C’est agréable de jouer nos nouveaux morceaux. C’est aussi excellent de jouer devant un Bikini archi bondé. Après le concert n’était pas parfait mais on a vraiment pris du plaisir. Ensuite à Castres, on a eu encore plus de plaisir car du coup la dose d’émotion du fait de jouer chez nous était passée et donc on était plus naturel, plus cool. On avait fait une résidence au Bikini mais les 2.000 personnes n’étaient pas à la résidence donc ce n’était pas pareil ! (rires) On ne voulait pas se mettre la pression mais tout de même il y a une envie de bien faire qui fait que…

Vous avez eu des problèmes techniques avec la projection vidéo je crois…

Oui, c’était juste un problème technique.

Bogan qui fait une performance de peinture pendant le show va-t-il vous accompagner sur la toute la tournée ou était-ce juste un one-shot à Toulouse ?

Normalement la projection vidéo était en accord avec Bogan qui fait une peinture live que les gens peuvent observer en parallèle du concert sur l’écran en fond de scène. Mais cette projection n’était que pour cette date.
Par contre, niveau show lights vous avez eu un aperçu de ce que donneront les shows de Sidi. Malheureusement, durant la résidence on avait tellement de choses à régler qu’on n’a pas pu tout mettre en place comme on l’aurait voulu. On n’a même pas pu faire un filage entier.

Trois ans se sont écoulés depuis la sortie de "Eau". Peux-tu nous expliquer ce qu’il s’est passé pour le groupe entre ces deux albums ?

On a commencé de composer assez tôt après la sortie de "Eau" mais il y a eu un stand-by du fait du changement de label. On a donc démarché un nouveau label. On cherchait des gens qui prennent plaisir à écouter notre musique réellement mais aussi des gens avec qui on puisse discuter, s’entendre et travailler ensemble dans le même sens. C’est ce qu’on a trouvé avec Stéphane Riquiero du label New Track mais ça a pris du temps. On ne voulait pas faire n’importe quoi vu que c’était le troisième album et que c’est une étape importante. On a donc enregistré l’album il y a un an. Ca faisait donc longtemps qu’on attendait cette sortie. Après on se posait des questions à savoir si les gens ne nous auraient pas un peu oubliés avec le temps. Jusqu’à maintenant, on dirait que non. Il semblerait que le public réponde présent.

Quel bilan fais-tu de la période "Eau" ?

Super positif humainement et pour ce qui est apprentissage et maturation de la musique. Après on était assez déçu du manque de suivi sur les dates et sur les lieux de concerts par rapport surtout à la promo. Je trouve que la promo a manqué sur "Eau" sur la durée et par rapport au suivi des webzines et des radios qui est vraiment important. On y accorde beaucoup d’importance et ça a manqué donc sur ce plan là c’est mitigé. Après sur le plan musical, c’est vraiment très positif et ça nous a emmené là où on en est aujourd’hui.
Après on n’a pas à se plaindre de la fréquentation sur la tournée car ça s’est très bien passé. Mais bon on ne saura jamais ce qu’elle aurait été avec une autre promo. Il faut plutôt se tourner vers l’avenir maintenant.

On peut donc blâmer Active…

(acquiescement qui en dit long)… On s’est quitté en très bon terme après mai le boulot en lui-même ce n’était pas vraiment ce qu’on recherchait. On était et on reste un groupe en développement donc il faut diffuser de manière plus large, plus efficace. Surtout maintenant vu que les albums se vendent moins il faut avoir cette envie et puis des idées aussi. Il ne faut pas rester dans les vieux carcans à la con.

Quel était votre état d’esprit avant d’entrer en studio ? Aviez-vous une ligne directrice particulière que vous vouliez suivre ?

On s’est laissé un peu porter, activement quand même mais on s’est laissé un peu porter par ce qu’il venait. C’était la première fois que Benben, le nouveau guitariste depuis 2005, participait à la composition et ça nous tenait à cœur qu’il y participe, donc ça apporte un peu de fraicheur aussi. Ca a donné une direction dès le début et on s’est dit "allons-y, l’identité est là". On est vraiment décomplexé par rapport à ce qu’est Sidi. On n’a plus rien à prouver en fait, on avait juste envie de se faire plaisir et aller plus loin en tant que musicien et en tant que personne. On avait commencé à soigner la pré-prod et on a décidé de garder quelque chose d’assez brut pour laisser de la place au gars qui va nous enregistrer. Et on avait rencontré Guillaume André qui avait aussi cette envie d’être réalisateur de l’album et pas simplement l’enregistrer. Il s’est vraiment impliqué dans la réalisation au sein des morceaux : des lignes de chant, des lignes de basse qui sont nées en studio avec lui en en discutant. Et puis il a poussé des morceaux qui sur la pré-production n’était encore que des ébauches. Il y avait une structure avec des paroles et des mélodies mais c’était très brut. Pour la batterie on avait pris Fred Norguet au Black box, un studio du côté d’Angers. Le studio La Loko de Guillaume André se trouve à Irai en Normandie.

Vous êtes donc allé enregistrer à Irai à cause de Guillaume André ?

Oui et puis ce qui jouait énormément dans la balance est que le lieu est vraiment excellent. C’est une ferme qui a été retapée avec un logement spacieux sur place. Le studio est un peu coupé de tout et cela permet de se concentrer sur le but à atteindre. On y a passé une très agréable période d’un mois. Autant humainement qu’artistiquement on s’est très bien entendu. Il a vraiment un super studio avec du très bon matos. En plus, il nous connaissait déjà pour nous avoir vus en live. Il avait donc une idée de ce qu’il voulait faire et c’est ce qu’on cherchait : quelqu’un qui ait les épaules pour pouvoir révéler les choses. Car des fois il faut bouger les musiciens et c’est ce qu’il a fait.

Comment vous êtes vous rencontrés ?

A la base on voulait Fred Norguet puisque ça a toujours bien fonctionné avec nous mais il n’était dispo qu’à une certaine période. Donc on a décidé d’enregistrer la batterie avec lui car on lui fait pleinement confiance. Pour en revenir à Guillaume, en démarchant, on a vu qu’il avait enregistré My Pollux dont on trouvait le son très efficace. Il nous connaissait en plus donc ça s’est fait aussi simplement que ça.

Ce nouvel album sonne plus mélodique que ses deux prédécesseurs. Etait-ce une volonté ou est-ce venu naturellement ?

C’est quelque chose qu’on voulait naturellement parce que y’a pas à chier au bout d’un moment on revient aux fondamentaux (si tant est qu’on en soit parti) : faire de bonnes chansons. Plus mélodique aussi pour se faire plaisir au chant, à la guitare et Benben a pas mal été le catalyseur de cette démarche. On avait déjà amorcé le truc sur "Eau" et on le continue sur celui-là sans du tout s’être calmé niveau énergie mais c’est vrai que c’est plus mélodique. C’est l’envie qu’on avait sur le moment et on va tendre vers ça je pense à l’avenir.

A ce titre, on ressent de plus en plus l’influence du rock français, Noir Désir en tête, dans votre musique, notamment dans ton chant. Êtes-vous des fans de ce genre de musique ? Y’a-t-il des groupes en particulier dont vous vous sentez proches ?

A une période, au début, on n’osait pas trop faire des chansons couplets/refrains. Sans doute la peur de ne pas être assez originaux ou de ne pas avoir la substance nécessaire. Et puis on a essayé et on a trouvé que ça sonnait quand même pas mal et que ça avait l’air de nous convenir. Et effectivement on est (les deux chanteurs surtout) fans de Noir Désir comme tout le monde en France je pense ! (rires) Après ce n’est pas une volonté consciente de vouloir ressembler à Noir Désir car c’est quand même nettement plus Metal mais c’était une volonté consciente par contre d’avoir moins de registres vocaux. Vu qu’on est deux chanteurs, on a poussé ça pour partager le chant à 50/50 sur pratiquement tous les titres. Par exemple ma voix de gorge, style didjeridoo, n’y est pratiquement plus, il y a moins de gueulés très Metal. On souhaitait aller plus vers nos personnalités, de ce qu’on fait naturellement et ça donne ça en fait. C’est du coup plus fluide et plus agréable à écouter. Il n’y a plus à se demander qui chante quoi. Il y a plus de voix claires et quand c’est intense c’est poussé mais pas forcement le cri Metal de base.

Que signifie le titre de l’album ? Quel rapport a-t-il avec les paroles de l’opus ?

Alors "Une nuit Pour Sept Jours" ça dit un truc de base… On devine que 7 jours c’est la semaine et une nuit ça doit être une nuit du week-end, genre samedi soir. C’est un peu l’idée d’un moment où on se donne le droit de lâcher la pression, de faire des choses pour se faire plaisir et que ça doit nourrir tout le reste du temps. Par exemple un concert où on donne tout doit être assez intense pour nourrir toute la semaine pour le boulot et tout ça. Après tout le monde peut y mettre ce qu’il veut dedans. C’était aussi pour l’esthétique du phrasé après "Biotop" et "Eau", mettre une phrase un peu ouverte, "poétique" et puis c’est pas fermé du tout.

Est-ce qu’à ça a un rapport avec les paroles de l’album ?

Ca peut oui. Ce n’est pas du tout un album concept… A part "Féline" qui parle de la femme, de la sexualité, de la sensualité, c’est un peu toujours les mêmes thèmes qui reviennent mais poussés plus profonds avec le vécu derrière. Je pense que ça a rajouté de la substance au propos.

"Une nuit Pour Sept Jours" est un titre plutôt sombre. Es-tu d’accord pour dire que c’est à l’image de Sidi dont les paroles se font plus noires et engagées plus les années passent ?

Oui, je pense que c’est en rapport avec l’époque actuelle. On vit quand même une époque formidable. (rires) Il y a la politique, la récession, la crise, ahhh !! Ce genre de conneries. Donc forcément ça se reflète dans ce qu’on fait. On est des trentenaires pour la plupart maintenant, Samuel, le batteur est papa, il y a plein de choses qui font qu’on a un regard moins neutre. Il y a un constat pas d’extrême gaieté. Après ce n’est pas être sombre pour être sombre, il y a des trucs très déprimés mais c’est pour mieux rebondir. Il faut se servir de ça pour catalyser une énergie et en faire quelque chose de mieux… et c’est ça "y’a-t-il une chance de retourner la France" en fait. On parle plus de nous donc c’est vrai que ce n’est pas la super fête tous les jours.

Jouch s’est à nouveau chargé de l’artwork de "Une nuit Pour Sept Jours". A-t-il carte blanche ou vous le guidez un minimum ?

En général on l’aiguille beaucoup. Le visuel de "Eau" était assez concept. On voulait du très simple, du assez logo. Là on a voulu avoir une esthétique plus pop, assez classieuse, plus Depeche Mode que Dimmu Borgir. On est parti sur de la photo et on avait envie qu’il y ait une part féminine dans le truc. Par contre on n’avait rien de vraiment arrêté parce que je trouve que c’est moins intéressant de faire travailler quelqu’un dont c’est le métier qui, si c’est trop carcan, ne peut pas s’exprimer à sa juste valeur. Donc il a proposé ça et on a très vite été séduits. Il a fait tout le reste à l’avenant et c’est vraiment très propre et bien soigné. On en est fier.

La pochette est-elle liée aux lyrics de "Deuxième Vie" en particulier ?

Y’a de ça. De toute façon il a fait la pochette en aillant écouté les titres donc c’est lié. Effectivement avec le visage flou derrière ça peut rappeler ça.

Vous avez à nouveau changé de label. C’est votre troisième label en seulement trois albums. Pourquoi ces changements ?

Oui enfin c’est notre troisième label mais M10 et Active c’était les même personnes. Après on a voulu mettre fin à l’histoire pour les raisons que je t’ai énoncé tout à l’heure mais ça s’est bien passé. De toute façon on n’aime pas se fighter par plaisir donc il n’y avait pas de raisons. Après si on était resté sur le même label, l’album serait sans doute sorti deux ans après "Eau". Là ça a pris plus de temps parce que les gens disent beaucoup de choses mais n’en font pas des masses et des gens qui ont envie de nos jours y’en a plus beaucoup. Tout le monde pleure : "tout est fini, on a plus d’argent !". Alors que c’est surement une période difficile mais je me dis qu’il y a toujours eu des hauts et des bas. L’idée c’est de tenir la distance et puis on verra. Sinon il faut tout arrêter maintenant. Tant que ça avance, ça avance. Mais c’est vrai que le marché du disque est catastrophique. C’est pour ça qu’on recherchait un interlocuteur qui comprenne nos envies et le marché, qui ne soit pas dans sa bulle ou sur une autre planète ou qui ne fasse que mettre le disque dans les bacs sans rien derrière. Là c’est le cas et on a tablé sur des objectifs pas très élevés pour justement ne pas perdre trop de pognon. Normalement, c’est faisable. De plus on a une part dans le label donc ça permet de vraiment travailler ensemble. C’est un tout nouveau label avec un catalogue déjà très intéressant. Il y a notamment Brings qui était le chanteur de Freedom For King Kong qui a un projet plus rap appelé Monkey B. D’ailleurs on s’est souvenu avoir parlé de Stéphane avec FFKK lorsqu’il était chez Stern et ils étaient très content de lui ce qui est super rare : ça n’arrive jamais que les groupes soient content du label ! (rires) Ca a vraiment pesé dans la balance vu qu’on les connaissait bien… Sauf qu’à l’époque il avait plus de pognons que maintenant mais ça c’est comme tout le monde… (rires) même les majors. Après le distributeur est content de nous, la mise en bacs s’est bien passée, on verra les chiffres la semaine prochaine mais pour l’instant ça va.

Pourquoi par exemple ne pas avoir signé avec Jerkov (label/tourneur lié au collectif Antistatic) ?

Parce que c’est nul Jerkov ! (rires) Milka si tu m’écoutes ! Non pas du tout parce que… (silence)

Là je t’ai mis dans la merde je crois… (rires)

Parce qu’ils sont très proches et ce n’est pas évident…ça aurait pu se faire… Mais ils étaient un peu jeunes et on voulait quelque chose avec plus d’assise, plus d’expérience.

Avez-vous reçu beaucoup d’offres de labels ?

Oui il y a eu pas mal de contacts. Mais chaque fois tout n’était pas parfait donc… Il y a eu des contacts avec des trucs assez gros sur la fin mais qui ne se sont pas fait pour des histoires de timing la plupart du temps. Mais je pense qu’on a fait le meilleur choix parce que signer en major maintenant c’est vraiment pas gagné. Ils ont pas d’argent, ils foutent dans des placards et puis voilà… Après Jerkov sont surtout tourneurs.

Comment vois-tu l’évolution de Sidi depuis vos débuts ?

Lente mais sûre. (rires) C’est l’affirmation d’un style en posant les bases sur le premier album, évolution sur le second et sur le troisième confirmation de la confiance en soit et confirmation de la confiance en soi et une certaine maturité musicale, même si c’est très loin de s’arrêter là.

Quel est le public que vous touchez ? Trouves-tu qu’il a beaucoup changé depuis vos débuts ?

Ce qui est sûr, c’est qu’entre "Biotop" et "Eau", il y a des gens qui ont été déçus, d’autres sont arrivés. Ca s’élargie ce qui est quand même l’essentiel et là je pense que cet album va fédérer les deux. Des retours qu’on en a, c’est un peu ça. Ceux qui cherchaient le côté patate très brut de "Biotop" l’ont retrouvé et ceux qui aiment le côté mélodique et plus chansons chantées (je me comprends avec des grosses guitares… à notre façon quoi) s’y retrouvent aussi. C'est un peu la synthèse des deux premiers tout en allant plus loin puisqu’il y a eu du vécu, de la route entre et des rencontres.

Peux-tu nous parler un peu du collectif Antistatic. Quels sont ses projets ? Est-il encore utile à Sidi et Psykup maintenant que vos noms se sont répandus dans toute la France ?

Pour l’instant Antistatic s’occupe quasiment exclusivement de la Furia et de Toulouse Is Burning (NDJL : concert de reprises parfois décalées par des groupes du coin). C’est un peu au point mort en ce qui concerne les projets et les nouveautés. Psykup et nous n’avons plus besoin d’Antistatic mais il n’y a pas vraiment eu de retours avec de nouvelles idées. Donc il y a la Furia le 24/10 à Toulouse et ensuite Toulouse is Burning, ce qui est déjà pas mal. Après il aurait fallu qu’il y ait un relais de jeunes qui prennent ça en main. Les collectifs sont aussi moins dans l’air du temps…

Qu’en est-il des concerts à l’étranger ? A quelle échelle est distribué le nouvel album en Europe ?

Il y a moyen de faire des choses en Allemagne mais il faut trouver des distributeurs là-bas. On a envoyé des albums au Japon mais pour y tourner il faut trouver un relai là-bas. Déjà la Suisse et la Belgique ça va se faire car il y a les contacts. Mais on aimerait vraiment aller en Allemagne, Angleterre, Espagne puisqu’on est juste à côté c’est dommage de ne pas y aller. Le tourneur et le label sont d’accords donc on est ouvert à toutes propositions. La distribution à l’étranger est en cours en Allemagne et peut être le Japon. Pour la Suisse et la Belgique c’est sûr par contre.
Quand on voit le nombre de groupes très spéciaux, je pense à des groupes Norvégiens de black ou dans le style, qui arrivent à vendre dans beaucoup de pays et arrivent à tourner même en ayant un public assez restreint, c’est encourageant. Et puis c’est super enrichissant. Quand on est allé jouer en Roumanie même si les conditions étaient ce qu’elles étaient c’est quand même super agréable et ça marche pareil même en chantant en français. Donc on a forcément envie de tester ça.

Quels sont les projets pour la suite ?

Les projets c’est de faire un maximum de dates et voir ce que ça donne. Ca commençait à nous manquer. On a du nouveau donc on se fait plaisir, on a envie de retourner la France maintenant. On a 10 dates qui sont annoncées sur le site et le gros des dates ce sera en 2009. Y’aura pas mal de têtes d’affiche comme sur la tournée précédente dans des salles de petite capacité.

Et à l’inverse quelle affiche aimerais-tu avoir en première partie ?

Là on avait Naïve au Bikini. Ca se mariait bien avec le côté "pas de violence" au début et le côté électro faisait "une bien belle ambiance" ! C’était plaisant. On aime plein de groupes mais on a envie de quelque chose de moins bourrin en première partie parce que perso je suis vite saturé quand c’est agression tout le long : 3/4 groupes où c’est que du blast, ou 40 genre le Hellfest. (sourire)

Pour qui aimerais-tu ouvrir en tournée ?

Depeche Mode ! C’est calculé parce que là au moins tu sais qu’il y a du monde. (rires) Il y en a plein d’autres mais il faut le vivre pour voir ce que ça donne. Ca peut aussi être super angoissant. Après faire une première partie de Metallica, Korn ou Deftones dans un zénith ça peut être super bien pour l’affluence mais c’est à double tranchant. Ca peut être horrible parce que tu joue une demi-heure avec zéro son, pas de lights…

Qu’est ce que t’écoutes en ce moment ?

J’ai écouté un pré-mix de Mopa et j’attends l’album avec impatience. Qu’est ce que j’écoute d’autre ? (long silence) Je bosse l’album et je n’écoute pas de musique, j’écoute le bruit des vagues dans le canal de Toulouse ! (rires) Si j’ai écouté l’album d’Akira. Je n’ai pas fait d’acquisitions de trucs neufs. J’ai bien aimé le morceau country de Snoop Dog. Il n’y a pas de trucs qui m’ont collé la beigne dernièrement mais je sui spas trop allé chercher non plus. Je vais m’y remettre. (NDJL : après l'interview, Viber se rappelea voir écouté le dernier Gojira qui sans être vraiment sa came à la base, l'a bien scotché quand même)

T’as rien téléchargé non plus ?

Ah non ! Je n’ai même pas le net encore. Et je suis 100% analogique.

Un message pour les lecteurs de Metal Sickness ?



Merci à Mathieu Artaud et à Viber pour sa gentillesse.

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