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Metal Sickness > Interviews > Interview du groupe de metal Resistance le 18/08/2011
Resistance fr
Resistance (France)
Propos tenus par Nathaniel (chant)
Interview réalisée par mail
Date : 18/08/2011
Chroniqueur : Mr Zède

Voir la fiche du groupe Resistance (France)

Introduction

Resistance. Formé à la fin des 90's, le groupe a pas mal végété avant de se mettre sérieusement au travail vers 2005 pour sortir un premier album heavy thrash, "Bang Your Fucking Skull" dès 2008. Fort du bon accueil reçu dans l'underground français et de l'arrivée de sang neuf avec le batteur Marti, Resistance s'est décidé à remettre le couvert avec "A Tale Of A Decadence".

Texte

Salut ! Originalité oblige, est ce que tu peux présenter le groupe, pour ceux qui ne connaissent pas encore Résistance ?

Bonjour Monsieur Zède comme Zorglub ! (ou Zorro, c'est comme on veut ! – Ndr Mr Zède) Resistance c’est d’abord et avant tout une association d’utilité publique venant au secours des hardos en mal de headbanging et de culture… Si, si, on a lu plein de les livres, et en plus on écoute plein de la musique qui fait se tordre les tripes d’émotions. Alors, à notre échelle nous essayons d’injecter tout ce méli-mélo d’influences dans notre son. On essaye de mélanger tradition et avenir au travers de notre musique. Le line up est le suivant : Joël - guitare et autisme à la double croche. Florian – basse et mongolisme dodécaphonique, chœurs de l’armée rouge. Marti – batterie, percussions frappadingues, docteur en anomalies et choriste de choix. Nathaniel – vociférations mélancoliques et simagrées débilitantes.

"A Tale Of Decadence" est sorti il n’y a pas si longtemps. Dans l’état actuel des choses, avez-vous eu des retours des ventes ? Du public ? Des chroniques ?

Apparemment il y aurait pas loin de la moitié du stock de 1000 cd’s qui se serait écoulé entre janvier et août 2011. C’est bon signe, ça veut dire que notre label Emanes Metal va pouvoir financer le pressage de la version vinyle de l’album dans quelques mois. On pense que ça sera dispo vers novembre ou décembre, avec une mise en page un peu différente comparée à la version CD. Les réactions sont assez positives dans l’ensemble, bien plus que pour le premier album "Bang Your Fucking Skull". En général tout le monde s’accorde pour dire que les musiciens sont bons, voire très bons, mais c’est le timbre de ma voix assez particulière qui fera que l’auditeur aimera ou bien exécrera notre musique. On a joué peu de concerts, mais on a enchaîné de bonnes dates avec un public toujours réceptif. Donc on ne se plaint pas. Lorsque nous sommes retournés jouer au Metal Magic Festival au Danemark en juillet le public a été vraiment content de nous revoir, on a passé un superbe moment. Les graines plantées ces dernières années sont en train de pousser. Espérons que nous saurons garder la main verte. (rires)

Pourquoi avoir décidé de faire un concept album inspiré du livre "The Monk" de Matthew Gregory ? C'est assez couillu pour un second album…

On voulait faire autre chose. Nous ne renions pas ce qui a été fait avec le premier album, mais nous ne nous limitons pas à un style, un carcan. On a décidé de s’attaquer à un concept album autour du roman "Le Moine" de Lewis car nous aimons l’ambiance très théâtrale qui s’en dégage. Son côté sulfureux, provoquant, blasphématoire, très proches de l’esprit des histoires distillées par King Diamond par exemple, nous a séduit. Et puis si on ne se mettait pas la barre plus haute à chaque nouvel enregistrement je ne pense pas que le groupe perdurerait. Il nous faut des challenges. Apparemment le pari a été tenu. En tous les cas nous sommes définitivement fiers du travail accompli. On a voulu insuffler un côté très narratif à notre musique, et je pense que c’est réussi.

Comment définirais-tu votre musique ? Quelles sont vos influences… ?

On joue du métal fortement ancré dans la tradition de genres tels que le thrash, le heavy et le métal épique, mais on colore tout ça d’influences venant du rock, du blues, de la musique ancienne. On n’a pas en tête de se dire : "tiens là on va sonner comme ci, et ici on va sonner comme ça". C’est très réfléchi, mais pas prémédité comme approche. Le plus important est que la musique composée soit ressentie et intégrée à fond par tous les membres du groupe. Plus on avance, plus le travail est fait sur les arrangements. Nous restons tous effacés derrière la Musique, à son service. Nos influences pour "A Tale Of Decadence" proviennent de groupes comme Slough Feg, Brocas Helm, Manilla Road, Mercyful Fate, Coroner, Holy Terror, Jethro Tull, Rory Gallagher par exemple, mais le but est plutôt de s’inspirer de la musique de ces groupes plutôt que de marcher dans leur ombre. Le plus important est de forger notre personnalité musicale.

L'alchimie de Résistance fonctionne plutôt bien. Comment vous êtes vous tous rencontrés ? Quels sont vos parcours musicaux ? Peux-tu nous présenter le "p'tit nouveau" Marti ? A-t-il participé à la composition de cet album ?

On est tous des potes de longue date. Joël a appris les rudiments de la basse à Florian il y a de ça bien longtemps. Notre passion commune pour les breuvages éthyliques accompagnés de franches galettes de musique sonnante et trébuchante nous a forcément rapprochés. On est avant tout des potes, et ça me paraît essentiel à la cohésion de ce groupe. Marti et moi nous connaissons depuis de longues années, car nous avons tous les deux joués dans le désormais défunt Bloody Sign. Il a apporté quelques idées au niveau des arrangements et des chœurs sur "A Tale Of Decadence", mais à cause de la distance qui nous sépare (il habite à Lille, et nous en Alsace) il n’a pas assez eu l’occasion de s’intégrer pleinement dans le processus de composition. Mais tout ça est en train de changer, puisque dernièrement il a aussi composé d’excellents nouveaux riffs. Cette bouffée d’air frais venant de sa part est définitivement un bon moyen pour nous de ne pas nous enfermer dans des formules toutes faites. Nous voulons le plus possible garder un esprit libre avec notre musique, et avec Marti nous sommes bien sur la même longueur d’onde, la même approche. Son implication dans le métal, les musiques improvisées, la musique ancienne et médiévale va nous ouvrir de nouveaux horizons.

Comment s'est passé l'enregistrement de ce disque ? Où est ça a été fait ? Combien de temps ça a pris ?

Nous avons enregistré en Alsace au Downtown studio. Quinze jours plus tard nous allions en Thuringe (ex Allemagne de l’Est) pour mixer l’album au Rape of Harmonies studio avec Patrick Engel qui a notamment bossé sur les prods de Hatespawn (son groupe), Katharsis, Hellish Crossfire, Bloody Sign, Venenum. Dans l’ensemble nous étions bien préparés. L’enregistrement a pris une petite semaine et le mix 3 jours.

Est-ce que toutes les compositions étaient déjà terminées avant de rentrer en studio ou est ce que vous vous êtes laisser une marge de manœuvre pour improviser quelques trucs ?

Tout était écrit et définitif avant d’entrer en studio, sauf certains soli de guitare et de basse. Ca a donné une petite latitude pour improviser. On a quand même fini de composer le dernier morceau 15 jours avant l’enregistrement. C’est toujours le stress quand tu as un date limite. Il te faut absolument terminer avant le studio. Le temps en studio, c’est de l’argent que nous avons en quantité limité, alors ça ne laisse pas tant de place qu’on l’aimerait à l’improvisation.

Comment tu vois cette réalisation par rapport aux débuts du groupe et à "Bang Your Fucking Skull" ? Une (r)évolution ? Une étape… ? Une continuation…? Un début…?

Un palier a été franchi. A chaque fois nos enregistrements reflètent qui nous sommes et comment nous jouons, mais cette fois-ci, c’est la première fois qu’on a poussé les choses aussi loin qu’on le désirait. Cet album est définitivement un passage important dans la vie du groupe. Maintenant une base solide et saine est posée. Il est temps d’oublier tout ce que nous savons et avons fait pour nous lancer à nouveau avec fougue dans l’inconnu ! (rires) C’est bien ça qui est excitant avec la musique. Notre postulat de départ est tout simplement de faire la musique qu’on aime, sans se poser de limites autres que ce que l’on compose se doit de rester fondamentalement ancré dans le Metal ! Peu importe avec quoi on habille le squelette métallique de notre musique, il faut que ça reste cohérent et que ça nous fasse saigner du nez de bonheur à la fin.

Tu es totalement satisfait de "A Tale Of Decadence" où tu changerais quelques petits trucs avec du recul ? Lesquels ? Pourquoi ? Sans langue de bois, quels sont selon toi les points forts mais aussi les points faibles de ce disque ?

C’est surtout quelques petits bidouillages de studio qu’on aurait aimé reprendre à droite ou à gauche. C’est principalement dans la manière dont l’album a été enregistré qu’on aurait aimé changer quelques détails. Surtout au niveau du son final, qu’on aurait aimé un peu plus rond et organique. C’est un point sur lequel on travaillera pour le prochain enregistrement. Mais dans l’ensemble nous restons tous très satisfaits du résultat.

Quels sont les sujets de vos textes dans "A Tale Of Decadence" ? Pourquoi l'album se compose en 3 actes ?

Achètes le bouquin et tu comprendras de quoi traitent les textes. Sinon tapes "le moine/ lewis" sur wikipédia et tu en auras un bon résumé ! (rires) (Non, mais c'est bon ça va sortir en film, bientôt – Ndr Mr Zède) J’ai décidé de décomposer l’album en trois actes parce que je voulais garder cette dimension très théâtrale. Ca permettait d’approcher l’histoire de la manière suivante :

1- Le moine et Agnès. Comment un cœur qui se croit pur va ruiner la vie d’une innocente.

2- Le moine et Antonia. Comment le masque de la vertu aide à accomplir les pires des crimes que sont le matricide, l’inceste et le sororicide.

3- Le moine et sa confrontation finale avec Lucifer. Comment le Malin dévoile son plan à celui qui croyait échapper aux règles.

Vous avez fait le choix du chant anglais et vous vous en sortez plutôt bien. Pourquoi ce choix ? Est-ce que le chant en français est totalement exclu des futures compositions de Résistance ou est ce qu'il aura vocation à se développer ?

On a essayé une fois avec le chant en français, et ça sonnait ridicule, merdique et emprunté comme du Francis Lalanne sous acide. Alors non, je ne me sens pas bien avec cette langue quand il s’agit de musique, même si j’apprécie le travail et la sonorité des textes de Ange, Brassens, François Hadji-Lazaro. Le heavy metal en français ne m’a jamais interpellé et je trouve que cette langue n’est pas faite pour ce style de musique. Je préfère la sonorité plus brutale de l’espagnol. Donc non, nous ne chanterons pas en français. Peut-être inclurons nous une phrase, un mot ou deux si le contexte s’y prête, mais ça n’est pas un projet pour l’instant.

En ce qui concerne les compos, comment ça se passe ? Tout le monde compose et vous fonctionnez en démocratie pour la direction artistique des morceaux ou il y a un tyran parmi vous ?

Comme je le disais auparavant, on est là pour faire de la musique, pas un concours de bites. Donc les idées sont apportées par chacun. Sur l’album ça a été principalement Joël qui a fourni la base des idées. Nous décomposons quand même tous les riffs, on les étire dans tous les sens pour qu’ils puissent s’assembler de manière fluide et intelligible. Souvent nous avons des lignes différentes entre la guitare, la basse et le chant alors que tout est joué en même temps. C’est un vrai travail d’équipe.

Qu'attends tu de Résistance à court et long terme ?

Du yeah et encore du yeah ! On ne s’inscrit pas vraiment dans un courant ou dans une mode du moment, mais en avançant dans le temps il serait appréciable de voir que la musique que nous jouons a touché les gens qui se sentent concernés par la même approche de la musique que nous. Plus on aura de notoriété, plus on pourra attirer l’attention vers la musique que nous aimons. Un peu comme ce que fait Fenriz avec son "band of the week". Le but n’est pas d’être un gros blasé d’élitiste, cantonné dans une vision déterminée des choses et de la musique. Le but est d’aller de l’avant, de bouger son cul pour que cette passion vive coûte que coûte. On n’a pas le temps de pleurer sur un passé qu’on n’a pas connu, ou de se faire coudre trente six patches de groupes de seconde zone par nos mamans. On veut réussir à se faire plaisir jusqu’au bout en insufflant de la dynamique, du mouvement, de la vie dans une musique dans laquelle nous croyons encore.

Comment tu définirais un concert de Resistance ? Est-ce que des dates sont prévues pour bientôt ?

En concert, nous mettons les tripes sur la table. Le plus beau compliment qu’on m’ait fait récemment a été : "Vous lâchez complètement la truie sur scène, vous y allez à fond, les gens passent un bon moment, se marrent, mais si la musique n’était pas bien béton derrière ça ne passerait pas. Or, vous pétez la baraque !" On essaie d’insuffler beaucoup d’énergie, de la balancer au public pour que celui-ci nous la renvoie dans la gueule. Si on arrive à décoiffer le black métalleux poupée Barbie du dernier rang, c’est qu’on n’a pas été si mauvais que ça ! (rires) On joue à Bruxelles le 30 septembre 2011 avec Horacle, et le lendemain 1er octobre à Nuremberg au Thrash Attack Festival avec Erazor, Repent, Slaughter Command, Entera, Warlike Deathstrike.

Que pensez-vous de la scène française qui fait du bruit ?

Je pense à Bloody Sign (rip), Children Of Doom, The Bootle Doom Lazy Band, Abnorm, Necrowretch, Perversifier, Sanctuaire, Hurlement, Killers, Risng Dust, Manzer, Annthennath, Lonewolf...

Est-ce qu'une autre réalisation (album, maxi, démo, compilation, split…) sortira bientôt ou dumoins est en cours de réflexion ? Toujours chez Emanes Records ?

Normalement oui ça sera toujours chez Emanes Metal, et on compte faire un 10 pouces, avec 4 à 5 titres maximum. Pour l’instant rien n’est bien défini, vu qu’on commence tout juste à composer de nouveaux riffs.

Ton meilleur souvenir au sein du groupe ? ...et le pire ? Oui, c'est ma question "people"…

Jouer avec Manilla Road en 2008, et voir Mark Shelton venir chanter "Necropolis" avec nous restera définitivement un excellent souvenir. Le pire souvenir ? Ca va, vu qu’on fait ça pour le plaisir, on n’est pas vraiment victimes de trop mauvais souvenirs. Certains concerts se passent mieux que d’autres c’est sûr, mais dans l’ensemble on n’a pas à se plaindre.

S’il y a une question que je ne vous ai pas posée et à laquelle vous espériez fébrilement tant répondre…c’est à vous !

Slip ou caleçon ?

Un message pour les (millions de) lecteurs de Metal Sickness ?

Merci d’avoir lu cette bafouille jusqu’au bout. Si vous voulez dire salut, boire une binouze, parler du dernier album de Bananarama, ça se passe ici : resistance667@hotmail.com
http://www.facebook.com/resistance.byfs#!/resistance.byfs
http://www.myspace.com/resistance667

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