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Metal Sickness > Interviews > Interview du groupe de metal Mute le 15/03/2012
Mute
Propos tenus par Alexis Trépanier (guitare)
Interview réalisée par mail
Date : 15/03/2012
Chroniqueur : Arsène Hic

Voir la fiche du groupe Mute

Introduction

Avec le dernir album du groupe de punk rock Mute (''Thunderblast", Effervescence Records) on était vraiment dans le haut du panier. Il n'y a donc pas d'équivoque possible, ce Mute-là va vous laisser bouche bée… Mais on a quand même réussi à les faire parler. Retour sur cette aventure avec Alexis Trépanier (guitariste) pour une interview sans langue de bois.

Texte

Salut ! Originalité oblige, peux-tu nous présenter MUTE pour celles et ceux qui n'ont pas encore la chance de vous connaître ?

Mute est un groupe de punk rock rapide, mélodique et technique provenant de la ville de Québec, au Canada. Nous existons depuis 1998 et avons sortis un mini album et trois albums complets.

D'ailleurs, pourquoi avoir choisi le nom de MUTE ? C'est plutôt paradoxal comme nom pour un groupe qui fait du punk rock, non ?

Il n’y a pas de sens profond au nom du groupe. Ça n’a vraiment rien a voir avec le fait d’être muet. Il semble que le nom vienne d’une marque de soulier de l’époque. Le logo était « cool ». Comme je ne faisais pas partie du groupe au moment de sa formation, je ne peux que m’en remettre aux comptes-rendus de ceux qui étaient là. Quand on a 15-16 ans, on ne passe pas beaucoup de temps à réfléchir aux implications à long terme que peuvent avoir tel où tel autre nom. À bien y penser, j’aurais bien aimé qu’ils choisissent Cannibal Corpse comme nom, mais ce n’était déjà plus disponible.

Cela fait bientôt 15 ans que votre formation existe. Et même si tous les membres ne sont pas là depuis les débuts, quel regard portes-tu sur toutes ces années d'activité ?

La longévité du groupe est certainement une source de fierté pour ses membres. Depuis que je fais partie de Mute, on a vu des groupes se former, se séparer, leurs membres former d’autres groupes et ceux-ci se séparer encore. Non seulement cela nous fait apprécier encore plus la longévité du groupe, mais en plus, cela nous fait réaliser à quel point l'alchimie et la cohésion entre les membres d’un groupe est difficile à atteindre et à préserver.

 

Il n’est pas rare que des gens nous parlent de la scène canadienne comme de l’El Dorado du punk-rock. Rien n’est plus faux. - Alexis Trépanier

Qu'est-ce qui vous a donné la foi de vous lancer dans l'aventure musicale ? Ça a-t-il changé de ce point de vue ?

L’envie de jouer de la musique, d’écrire des chansons et de jouer des concerts. Encore et toujours.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu aux petits jeunes qui débutent ?

Répéter. Répéter encore plus. Il faut être capable de jouer ses chansons le mieux possible. Rien ne fait plus tort à la réputation d’un groupe que des performances médiocres. Faire le plus de concert possible. L’expérience de scène ça n’a pas de prix. Comprendre que personne ne vous doit rien et qu’il faut continuellement prouver sa valeur. Ne pas être des connards ça peut aider aussi.

Si quelque chose était à changer, cela serait quoi ?

Nos associations avec certaines personnes. Il y a beaucoup de gens qui nous ont aidés depuis les débuts du groupe. Sans eux, nous ne nous serions pas rendus aussi loin. Cependant, nous avons aussi fait affaire avec d’autres personnes qui ont eu une influence néfaste sur le groupe et son développement, que ce soit à cause d’une éthique de travail déficiente ou par pure malhonnêteté. Nous aurions grandement bénéficié de ne pas nous embarquer dans de telles alliances.

Et si toi et tes camarades deviez garder un truc, ce serait lequel ?

La musique que nous avons composée.

Si tu le veux bien, parlons un peu la dernière production de MUTE, à savoir ''Thunderblast''. Quels sont les retours sur cet album après presque 6 mois (fans, critiques musicaux, ventes) ?

Les retours sont excellents sur toute la ligne. Beaucoup de gens nous disent que c’est notre meilleur album jusqu’à maintenant. On a presque écoulé tous nos exemplaires ici, on va devoir en recommander bientôt.

Avez-vous composé la musique en premier ou c'était d'abord les textes ? Ça dépendait peut être des inspirations du moment ?

Chez nous, la musique s’est toujours faite avant les paroles. La plupart du temps, j’amène une petite maquette de la chanson avec une piste de batterie artificielle pour donner une meilleure idée de la structure. Après, on répète la chanson ensemble et on y apporte des modifications si nécessaire puis on enregistre une autre maquette avec les vrais instruments. C’est en se servant de cette maquette qu’on travaille sur les voix.

Concernant l'enregistrement, cela vous a pris combien de temps ? Cela c'est fait où, et par qui ?

Nous avons retenu les services de Jef Fortin et de son studio Bad Ass dans la région (éloignée) de Montréal. Il s’agit de la même personne qui a réalisé notre album précédent, "The Raven". Nous étions très satisfaits de son travail. Nous avions été impressionnés par son dévouement à notre cause et aussi par son désir de retravailler avec nous.
Trop souvent, nous sommes passés par des studios où le personnel ne démontrait aucun réel intérêt envers notre musique et qui ne faisait que très peu d’effort pour s’impliquer dans le projet. C’était donc très important pour nous de faire affaire avec quelqu’un de très motivé à l’idée de faire un album avec nous. L’enregistrement de "Thunderblast" a commencé en mars 2011 et les dernières prises de voix se sont effectuées en juin. Le master final a été livré en juillet.

 

La France fait partie du menu avec cinq concerts, soit Lyon, Bordeaux, Nantes, Rouen et Paris - Alexis Trépanier

Etes-vous rentrés en studio avec une idée précise de ce que vous alliez y faire, ou vous êtes vous laissé une marge de manœuvre pour improviser ?

Comme le temps en studio est très précieux, nous nous faisons un devoir d’y arriver en étant le plus prêt possible. Plusieurs mois d’avance, nous produisons des maquettes pour toutes les chansons, histoire de mettre au point chaque détail. Nous voulons limiter les imprévus au maximum.
Bien entendu, il y a toujours un certain nombre de surprise qui arrivent dans le feu de l’action. Si quelques uns de ces « accidents » produisent d’agréables résultats, notre expérience démontre que, si un aspect d’une chanson n’est pas adéquatement planifié, ça va mal tourner.

Lorsque l'on écoute cet album, on est agréablement surpris par le côté très technique (chant, solos, tapping, rythmiques en général). Avez-vous pris confiance en vous avec le temps pour ainsi oser plus de choses ?

Je ne dirais pas que nous nous sommes déjà privés de faire certaines choses par manque de confiance. Si quelque chose sonne bien, on le fait ! Peu importe si ça ne cadre pas dans ce qu’on entend dans le punk-rock normalement.

Que peux-tu nous dire sur les thèmes abordés sur ce ''Thunderblast" ?

En général, les textes traitent d’expériences personnelles. Quelques autres sont des critiques de nature sociale.

Au fait, pourquoi ne pas avoir écrit quelques textes dans la langue de Molière ?

Nous utilisons l’anglais pour nos textes parce que presque 100% de la musique que nous écoutons est en anglais et que ça nous a influencé de cette façon. Ça a toujours semblé un choix naturel, même si nous sommes tous francophone de naissance. D’un côté, ça nous rend la tâche un peu plus difficile dans certaines situations. Par exemple, il serait beaucoup plus facile pour nous de passer à la radio si on chantait en français.
Comme les radiodiffuseurs au Québec ont des quotas de musique francophone à respecter, on aurait une place à la radio pratiquement assurée si nous faisions des chansons en français. Pas que ce soit vraiment une de nos ambitions que de jouer à la radio, mais quand même. Par contre, le fait de chanter en anglais nous ouvre les portes d’à peu près n’importe quel marché au monde. Je ne crois pas que ce serait aussi facile de faire des tournées dans des territoires non-francophones comme le Brésil ou la Russie si nos textes étaient en français.

Et pourquoi cet œil divin sur l'artwork ? Existe-t-il un côté spirituel à la musique de MUTE ?

Pas vraiment. L’aspect « décharge électrique » et « coup de tonnerre » de l’artwork étaient des façons d’illustrer la musique qu’on retrouve sur l’album. Notre musique est très énergique et nous voulions que ça se ressente jusque sur l’artwork. Comme je n’ai pas participé à la conception visuelle, je ne peux pas vraiment expliquer la présence de l’œil. Par contre, je sais qu’il appartient au célèbre humoriste Weird Al Yankovic.

 

Beaucoup de gens nous disent que c’est notre meilleur album jusqu’à maintenant. - Alexis Trépanier

Votre album a été élu meilleur album punk rock de 2011 (classement), devant les excellentes productions d'Atlas Losing Grip, de Frenzal Rhomb, ou encore de The Decline. Quel(s) sentiment(s) cela te procure ? Qu'en est-il pour tes camarades ?

Nous sommes tous très heureux de ce résultat. Le site de skatepunkers est le site par excellence des amateurs de punk-rock rapide. Ça fait chaud au cœur de voir l’approbation générale de ce public très avertis!

Avez-vous prévu de venir défendre cet opus en Europe ? Aura-t-on le plaisir de vous voir en France (comme ce fut le cas notamment en 2009) ?

Tout à fait. Nous avons une tournée Européenne qui se déroulera de la mi-avril jusqu’à la mi-mai. Ce sera notre quatrième tournée sur le vieux continent. Ce périple, orchestré par Manu (Feuzeul Booking), nous fera traverser la plupart des pays du centre et de l’ouest de l’Europe. Bien entendu, la France fait partie du menu avec cinq concerts, soit Lyon, Bordeaux, Nantes, Rouen et Paris pour le concert réunion de Belvedere. Le reste des dates peuvent être consultées ici.

Des festivals sont-ils au programme ?

Certainement. Nous sommes à l’affiche du festival Overdrive en Autriche, le 21 avril et aussi sur le RioRock le 12 mai en Belgique.

Avec quels groupes partagerez-vous les affiches ?

Pour le festival Overdrive, il y a entre autre Anti-Flag, A Wilhelm Scream et Zebrahead. Les groupes présents au RioRock m’échappent en ce moment…

Sachant que la scène punk rock québécoise est extrêmement développée et diversifiée, quel regard portes-tu sur la scène française ? As-tu des favoris ?

Il faut parler de cette scène au passé maintenant. Elle a énormément diminuée durant la deuxième moitié des années 2000. Au lieu de "développée" et "diversifiée", j’utiliserais plutôt le terme "atrophiée". Au cours de nos tournées, il n’est pas rare que des gens nous parlent de la scène canadienne comme de l’El Dorado du punk-rock. Rien n’est plus faux.
La scène française semble être sur la même pente descendante, quoi que ce soit difficile à dire puisque nous n’avons vraiment aucune idée de comment c’était il y a 5 où 10 ans. Malgré tout, nous avons eu la chance de rencontrer plusieurs groupes qui porte encore le flambeau. Je pense entre autre à Straightaway, Hogwash et Big Blast pour n’en nommer que quelques uns.

 

Quand on a 15-16 ans, on ne passe pas beaucoup de temps à réfléchir aux implications à long terme que peuvent avoir tel où tel autre nom. À bien y penser, j’aurais bien aimé qu’ils choisissent Cannibal Corpse comme nom, mais ce n’était déjà plus disponible. - Alexis Trépanier

A ce propos, quel(s) sont les albums que tu considères comme incontournables ? Quels sont ceux que tu écoutes en ce moment ?

Craig’s Brother, Homecoming, Angra, Temple of Shadows, Adhesive, Sideburner, Randy, The Rest Is Silence, Arch Enemy, Stigmata, In Flames, Colony, Rhapsody, Power Of The Dragonflame.
En ce moment même, j’écoute le dernier album de Gorod (''A Perfect Absolution''). À part ça, j’écoute Never Been Famous, Mesh Of Lies, Obscura, Omnivium, Spawn of Possession, Incurso, Omnium Gatherum, New World Shadows.

Chez Metal Sickness nous aimons les fausses questions people. As-tu des anecdotes croustillantes à nous balancer ? Vas-y, lâche-toi ! On est entre amis !

J’en aurais bien quelques unes mais ça nous mettrais trop dans l’eau chaude. Va falloir attendre la fin du groupe avant de faire ces révélations chocs.

Nous arrivons au terme de cette entrevue. Y-a-t-il une question que je ne t'ai pas posée et à laquelle tu espérais tant répondre ? Si oui, laquelle ?

Non, 25 questions c’est bien assez comme ça.

Un message pour les (millions de) lecteurs de Metal Sickness ?

On se voit en avril et mai !

Merci à toi pour avoir pris un peu de ton temps pour répondre à cette interview. Longue vie à Mute !

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