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Tout d’abord pouvez-vous présenter votre groupe pour nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas ?
Charley : Alors on s’appelle Heavenly, on est un groupe français formé en 1994. On a sorti notre premier album en 2000 qui s’appelle "Coming From The Sky", on a ressorti un autre album en 2001 "Sign of The Winner", c’est là qu’on a commencé vraiment à tourner sur le plan européen, on a fait une tournée européenne avec Edguy, c’est là qu’on a commencé à grossir tout doucement. On a ressorti deux ans plus tard "Dust To Dust" notre troisième album. Et là bah nous voilà aujourd’hui avec le quatrième album "Virus" dans les bacs le 13 novembre.
Vous pouvez en dire plus sur votre musique aussi ?
C : Notre musique c’est… Enfin il y a plein de noms, il y en a qui disent que c’est du heavy-speed, du speed-mélodique, après on va dire du power-métal de l’autre coté de l’atlantique, il y a plein de choses quoi. Pour moi ça reste heavy-métal.
Quels étaient vos buts avec ce nouvel album ?
C : Musicalement ?
Olivier : Se faire plaisir déjà !
C : Déjà ouais ! Etre fier de l’album tout simplement.
O : Il n’y a pas de directives en particulier, on n’a pas cherché à faire un truc dans tel but ou tel but.
C : Surtout faire une musique qui nous ressemblait quoi. Parce que bon je sais pas si on peut encore dire que Heavenly c’est un jeune groupe ou alors qu’on a déjà passé une paire d’années mais bon depuis 2000 on en est au quatrième album c’est clair que la musique évolue, la perception du truc évolue, la vision de la musique évolue quoi. Et donc en fait c’est un album qui est en phase avec nous en 2006 quoi.
Vous avez incorporez de nouvelles influences dans cet album ou ça reste classique ?
O : Ca reste classique… Ouais ça reste classique. Par rapport aux autres albums il est assez divers, un peu plus pêchu par moment ou un peu plus mélodique, je sais pas…
C : Mais après ce que je veux dire c’est qu’en fait les influences c’est toujours inconscient. On commence jamais l’écriture d’un album en se disant " bon alors cette année c’est (rires) Rhapsody avec machin ! " On y va vraiment au feeling c’est après qu’on peut faire un bilan en écoutant l’album. C’est même dur parce que nous on a la tête dedans tout le temps, c’est notre musique, on la joue, on l’enregistre. Donc c’est vachement dur de faire un pas en arrière, d’écouter, d’analyser froidement ce qu’on a fait quoi. C’est vrai que "Virus" est différent. Ça c’est sûr et certain. Comme disait Olivier c’est beaucoup plus pêchu, beaucoup plus heavy-métal quoi. On a fait vraiment de tout c'est-à-dire qu’on reste un groupe de speed mélodique : tu peux retrouver sur cet album des chansons très rapides avec la double pédale caractéristique tu vois qui va très vite, et à coté on va passer à une chanson heavy-métal pur, ça sonne même parfois comme du Megadeth quoi tu vois donc il y a vraiment de tout, on s’est fait plaisir à mort.
Ok. J’ai trouvé l’artwork beaucoup plus sombre que sur les albums précédents. Pourquoi ce changement ?
O : On a voulu un peu casser l’image gentillette du groupe, quand tu vois le premier "Coming From The Sky" avec un ange c’est assez plat, calme, et là comme les titres sont assez agressifs sur certains plans on a voulu un peu casser l’image du truc céleste, paradisiaque…
C : Fallait faire tout simplement correspondre l’artwork avec la musique, on pouvait pas mettre des Bisounours c’était pas possible ! (rires)
Mais quand on voit la pochette sans forcément connaître la musique, on pense pas à un groupe de heavy mélodique…
C : T’aurais pensé à quoi ?
Franchement quand j’ai vu la pochette au début je me suis dit ça fait plus groupe extrême quand même…
C : Ouais c’est vrai.
Même dans les couleurs de fond, tout ça, c’est vachement sombre.
C : Après c’est toujours pareil quoi. Tu sais nous on a des directives, c'est-à-dire que quand on est en relation avec le mec qui va te faire ça, on lui donne des idées tout simplement, on lui dit de quoi on veut parler, on peut lui donner des couleurs " on voudrait telle couleur machin ", après on nous propose, nous on a flashé dessus. C’est vrai que t’as pas tort, c’est vrai qu’à première vue on pourrait se dire " Attends c’est du black-metal "… Enfin peut être pas quand même quoi mais bon…
O : Mais d’un autre coté l’album s’appelle "Virus" si tu veux. Tu peux pas avoir un coté gentil avec un album qui s’appelle "Virus". L’univers de l’album est relativement sombre, on pouvait pas mettre une pochette super flashy, super colorée et tout. Donc on était obligé de coller un peu à l’univers de l’album quoi. C’est vrai que c’est un petit peu agressif je te l’accorde ! (rires) Mais ça reste quand même dans l’ambiance du thème quoi.
Ok. Vous pouvez revenir sur les raisons qui vous ont fait faire appel aux musiciens qui sont invités sur l’album ?
C : Bah les raisons… c'est-à-dire qu’il y a un moment donné tu composes et puis on avait déjà fait trois versions démo… Enfin on avait pris trois chansons en version démo de l’album. Par exemple, je prend l’exemple de Tony Kakko de Sonata (Arctica), la première version en démo elle est chantée intégralement par Ben et ce qui arrive c’est qu’à un moment donné tu écoutes et t’entends des choses, t’entends la voix de Tony Kakko et tu te dis tiens ce passage-là ce serait génial s’il le chantait. Et ça devient tellement obnubilant que tu finis par décrocher ton téléphone, l’appeler et puis ça se passe super bien, c’est toujours très amical et puis voilà quoi le mec t’enregistre ça super sympa. Et en fait c’est juste réaliser un fantasme en fait. Et en fait on est allé jusqu’au bout du truc. Voilà. On s’est dit plutôt que de dire " oh ce serait bien ", on va arrêter de se dire ce serait bien, on va décrocher notre téléphone et puis Tony a répondu tout de suite sans problème ! Après pour le duo, fallait bien une chanteuse (rires) puisqu’on a voulu coller à la version originale, Et puis après Kevin d’Adagio ça c’est plus une relation amicale quoi, c’est quelqu’un de notre cercle, qu’on connaît bien, ça c’est plus délire de musiciens, la grande famille !
Pourquoi l’album japonais possède t-il deux chansons qui ne seront pas sur l’autre version ?
O : Ca c’est un peu contractuel en fait ! Quand tu sors un album au Japon il te faut automatiquement un bonus. Donc tu es tenu quoi, tu peux prendre n’importe quelle version japonaise, tu auras un bonus track. Et là c’est ce qu’il s’est passé il fallait des titres en plus …
C : En fait c’est parce que les Cds sont beaucoup plus cher au Japon et pour justifier du prix – là on parle vraiment business hein, c’est horrible – les maisons de disques japonaises demandent des titres en plus aux artistes. C’est leur business à eux. Comme nous on a toujours une chanson dans la poche…
Vous ne trouvez pas que c’est un peu frustrant par exemple pour les fans qui ne sont pas au Japon …
O : Ah bah si c’est sûr.
C : Pas depuis qu’il y a internet ! (rires) T’inquiètes pas !
Ouais mais pour ceux qui préfèrent avoir des Cds ?
C : Ouais, ouais, je sais bien.
O : Si c’est relativement dur quand tu es fan d’un groupe et que tu sais qu’à l’étranger ils ont droit à un titre en plus, c’est vrai que tu peux te dire " Merde pourquoi pas nous ! ".
Déjà que l’album y sort plus tôt.
O : Ouais l’album sort plus tôt mais c’est un peu le même principe aussi.
C : C’est toujours le même principe, c’est leur argument par rapport au prix.
O : Voilà. Mais c’est vrai que c’est assez frustrant de savoir qu’à l’étranger ils ont droit à un titre en plus. Ce qui serait cool ce serait de faire des bonus pour tout quoi, mais bon après tu refais un album à 30 titres.
C : Après comme dit Olivier c’est vraiment un problème contractuel quoi. Je veux dire vu qu’on a choisi de proposer notre musique aux gens, c'est-à-dire de la distribuer, de l’enregistrer, de sortir des albums, on est obligé de répondre à des attentes de maisons de disques, là où c’est vraiment le circuit professionnel donc on peut pas faire ce qu’on veut non plus quoi. Donc quand une maison de disques nous donne deux titres à faire en plus, bon bah voilà tu les fais.
Et donc ce titre-là n’a pas été composé – je parle de "The Joker" – juste pour l’édition bonus ou il était déjà …
O : Je te laisse répondre ! (rires)
C : C’est moi qui l’ai composé c’est pour ça. Non j’avais une sorte de bribe qui traînait de ce morceau-là et puis après on m’a demandé de faire le bonus japonais donc du coup j’ai continué ce truc-là quoi. J’avais quelques passages comme ça quoi et j’ai réécrit la chanson complètement.
D’habitude les titres qui sortent sur les éditions bonus japonaises sont des titres assez formatés. Est-ce que celui-là vous y avez pensé spécifiquement pour le marché japonais ?
C : Non, je ne pense pas qu’il y ait un format japonais, moi j’ai fait une chanson de heavy métal, je me suis éclaté, c’est de la musique quoi tu vois. Après faut pas trop tomber dans le business " alors qu’est ce que je vais faire ", faut pas formaté, on reste quand même des musiciens passionnés tu vois. Je veux dire ça reste quand même un système la guitare sur les genoux et puis voilà tu balances quoi, tu joues et puis…
O : Un bonus c’est un bonus quoi. Enfin c’est un titre bonus, c’est pas pour avoir un autre titre de l’album pareil. Là en plus le morceau c’est vraiment un bonus quoi.
C : Ouais.
O : Voilà.
C : Et moi je le trouve sympa ce bonus justement parce qu’il est différent. C'est-à-dire qu’à partir du moment où tu vas demander un bonus, moi je le prend comme ça, c'est-à-dire que c’est comme une sorte de petit cadeau entre guillemets, faut pas exagérer quoi mais bon. Donc quitte à faire un cadeau autant qu’il soit original. Et c’est vrai que "The Joker" est vachement rock’n’roll, vachement heavy métal, puis c’est moi qui le chante en plus donc du coup ça change vraiment quoi, c’est sympa.
O : Ouais c’est le coté cadeau bonus brut quoi.
C : Tu ne l’as pas entendu le morceau ?
Non, non.
C : Ah d’accord.
J’ai juste entendu dire que c’était toi qui chantais, que justement c’était différent…
C : Ouais voilà quoi. Voilà c’est sympa quoi, c’est un truc…
O : Surtout qu’il y a deux titres en fait, il y a deux titres bonus.
Ouais l’autre c’est un remix.
O : Ouais c’est ça.
C : Ouais c’est une version chantée en japonais.
Ça n’a pas été trop dur de chanter en japonais ?
(rire général)
C : Si !
O : Très.
C : Si parce qu’en fait, c'est-à-dire que pour 4 mots en français il y en a 18 en japonais donc alors une fois qu’on a fait la traduction du texte, pour que Ben place les mots mais c’était à mourir de rire quoi, c’était vraiment…
O : Et la prononciation est totalement à l’opposée de ce que tu as en France quoi, donc c’est super dur, il y a des accents à garder, et le nombre de pieds, pour dire un mot qui a deux pieds en France il t’en faut quarante ! (rires)
C : Tu t’en rendra compte en l’écoutant c’est assez drôle. (Prononce une suite sans queue ni tête de syllabes !)
O : Non mais c’était marrant. C’était sympa quoi.
C : Ouais c’est drôle.
Et ça reste quand même assez ressemblant à la version originale ?
C : Au niveau des notes tu parles ?
Au niveau du rendu général, parce que si vous avez dû modifier au niveau du chant…
C : Là je sais pas si je peux trop m’aventurer mais on va parler uniquement rythmique c'est-à-dire c’est un placement tu vois. Donc les notes restent les mêmes mais le débit à l’intérieur de la note va changer en fait. Donc en fait la ligne de chant est exactement pareille, sauf que le débit va être un peu plus rapide et puis bon tu t’aperçois que ce n’est pas de l’anglais quoi, tout de suite !
Sinon pour revenir à "The Joker", vous comptez la jouer en live ailleurs qu’au Japon ?
C : Bah ouais on s’était dit que si on fait une tournée au Japon l’année prochaine on la joue c’est certain. Maintenant en France, enfin en tout cas en Europe, je ne sais pas, on en a pas parlé, je ne pense pas que…
O : Bah le problème c’est que ça va être un titre qui ne va pas être connu.
C : Le but dans un concert c’est qu’il y ait un partage aussi. Si tu fais des trucs que personne ne connaît… En même temps en concert on a l’habitude de regarder le public qui chante n’importe quoi. Ça c’est un truc qui est génial aussi quand on joue ! Donc à la limite on peut jouer "The Joker" ! (rires)
O : Mais on verra ça, on s’est pas posé cette question là.
C : Ouais c’est vrai.
Ensuite je trouve que votre musique – même si vous dites que c’est un peu plus agressif sur Virus – elle dégage un coté très positif. C’est voulu ?
O : L’album, je disais qu’il était agressif du coté rythmique, il y a beaucoup de trucs assez agressifs, au niveau du chant il y a des passages relativement agressif je te l’accorde mais ça reste quand même super mélodique. Donc ça adoucit le reste, ce coté pêchu de l’album. Toutes les lignes de chant sont vraiment mélodiques… Ouais il y a un coté pêchu. Mais ça reste super mélodique donc c’est peut être pour ça que …
C : Après c’est drôle de faire la comparaison, tu vas écouter la chanson "Virus" et tu vas écouter "The Prince of The World" juste après t’as l’impression que c’est deux albums différents quoi. Et c’est sûr que "Virus" la chanson va plus correspondre à ce coté agressif qu’on est en train de décrire depuis tout à l’heure, c’est vrai que t’as raison "The Prince of The World" est vachement positive, mais bon c’est le thème quoi. Mais c’est vrai qu’après il faut… C’est ça, c’est le constat de l’album, c’est la globalité, c’est une fois que tu as pris du recul au final comment tu décris ton propre album. Et c’est vrai qu’on l’a vu agressif, on l’a vu beaucoup plus couillu quoi.
Et là vu qu’il est déjà sorti au Japon déjà, depuis le mois dernier non ?
C : Le 25 septembre.
Vous avez quand même pas mal de recul maintenant ?
C : Ouais. Ouais, ouais. Donc ?
(rire général)
C : Ouais et donc c’est ce que je viens de te dire et le recul c’est ça quoi. Je te dis c’est que même si sur 11 chansons… Enfin, c’est 11 ouais ? Je sais même plus. Ouais c’est 11 titres. Sur 11 titres même si c’est vrai que tu vas trouver des trucs vachement positifs et tout, c’est vrai que j’ai tendance à ne retenir –enfin là je parle pour moi, je pense qu’Olivier c’est pareil- je n’ai tendance qu’à retenir ce coté beaucoup plus heavy métal, beaucoup plus agressif même si il y a deux, trois chansons qui se baladent qui sont assez happy metal quoi.
D’où vous est venu l’idée de faire une reprise de "When The Rain Begins To Fall" ?
O : Bah en fait c’est le coté fun de la disco, on est tous fan en fait de cette période années 80 avec les tubes disco et on n’est pas les seuls d’ailleurs parce que quand tu regardes Adagio avait repris "Fame" – on ne savait pas d’ailleurs, tiens, on s’est pas concertés pour dire on va travailler là-dessus – mais on aime tous ce coté ouais disco des années 80 et puis ça, ça a été un tube, il a été repris de je ne sais pas combien de manières différentes et puis on s’est dit pourquoi pas nous quoi. Et on a fait notre version, une version heavy métal. Tu peux l’entendre dans plein de versions, version techno, version dance et on a voulu faire la notre. Et voilà.
Et c’était déjà voulu de faire une reprise ou c’est venu comme ça " tiens on va faire une reprise " ?
C : C’est venu dans la discussion quoi, on en parlait avec Ben et c’est cette chanson-là qui revenait tout le temps, c’est vrai que c’était un morceau super, qu’on adorait et puis on s’est dit allez quoi, on va essayer vraiment de faire le truc, de se l’approprier et puis essayer de faire cette version-là quoi. Attention parce qu’après on a commencé à mettre sur la table différentes chansons, et on a failli faire "Vivre ou Survivre" de Daniel Balavoine !
Ah oui quand même !
C : (rires) On est passé près !
Et sinon vous avez pas mal de succès dans les charts japonais mais aussi finlandais avec les précédents albums. Est-ce que c’est supérieur à la France ?
C : Bah en tout cas c’est proportionnel. C'est-à-dire que t’es classé 71ème dans les charts finlandais ça veut pas dire que tu as vendu 50 000. T’es classé 71ème en France t’es une star. Donc voilà la Finlande c’est tellement petit que… Enfin c’est déjà bien de rentrer dans les charts, je suis pas en train de réduire mon groupe quoi mais euh je me souviens plus de ta question ! (rire général) J’étais en train de m’égarer là !
O : Mais après il y a un problème de culture aussi, c’est que …
C : Tu te souviens de la question ?
O : Ouais, ouais ! (rires) En Finlande si tu veux le style de musique est beaucoup plus propice à un développement de musique comme la notre et tu dis rentrer dans les charts est-ce que c’est plus significatif : oui et non. Si tu veux leur hit machine, il y a du métal en Finlande, en France c’est pas pareil donc tu peux pas comparer. Même si tu prends un nombre égal, si tu prends une place 100 par exemple en Finlande et une place 100 en France ça n’a pas du tout la même proportion par rapport au milieu commercial. Donc tu parlais de succès c’est ça, non ?
Ouais, c’est ça oui. Si c’est supérieur à la France et à quoi vous pensez que c’est dû ?
O : A quoi c’est dû ? A la culture. En France, tu prends l’exemple de l’Eurovision, les français sont relativement arrêtés sur cette idée du métal, la preuve quoi.
Non mais je pense que l’Eurovision c’était surtout visuel aussi.
O : Ouais, c’est visuel. Mais en Finlande par exemple c’est vraiment ce style de musique-là qui s’impose quoi. Donc c’est pour ça le succès est dû à une culture différente. Tu prends tout les pays nordiques ou même l’Allemagne, parce que l’Allemagne le métal y est beaucoup plus développé qu’en France quoi.
C : L’Allemagne, à 20h50 sur les chaînes hertziennes tu vois des clips de Maiden quoi. Tu vois c’est vraiment … Comment tu peux imaginer ça en France ? Tu vois ce que je veux dire ? Donc après c’est vraiment une question de culture.
Ok. Vous avez tous des goûts plutôt éclectiques en matière de musique qui dépassent le domaine strict du métal. Est-ce que vous avez des envies parfois de faire un projet solo dans un autre domaine ?
O : Toujours ! (rires)
C : Ouais, ouais c’est sûr. Après il y en a tellement quoi mais bon. Après les goûts qui sont vraiment différents c’est plus un plaisir de musicien. Bon moi je joue du flamenco, c’est pas pour autant que je vais faire un album solo quoi mais c’est pour moi, c’est pour mon plaisir.
O : Une sorte de projet parallèle …
C : Projet parallèle, ça prend du temps.
O : Bah comme tout musicien, t’écris de la musique tout le temps, t’écoutes de la musique, tu joues de la musique et t’écris de la musique. Là c’est dans le cadre de Heavenly, on fait du Heavenly quoi. Mais après on a tous des envies hein, moi j’aime bien le jazz ou des trucs comme ça, voilà je ne dis pas demain que je vais sortir un album de jazz. Pareil pour toi le flamenco, c’est pareil ! (rires) T’as toujours des envies mais de là à faire des albums.
Ok. Quel a été l’accueil de l’album jusqu’à présent au Japon ?
C : Bah les critiques, franchement c’est con à dire, mais on a pas eu un seul avis négatif donc bah c’est cool quoi ! (rires)
O : Ouais.
C : Première semaine d’exploitation on est rentré dans le top 300, et au bout de la deuxième semaine on était 105ème quoi. Nickel.
Et vous sentez un meilleur accueil pour cet album par rapport aux précédents ?
C : Oui. Tout simplement même mathématiquement puisqu’on n’a jamais été classé dans les charts japonais avant Virus quoi donc apparemment c’est que ça marche quoi.
Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir du groupe ?
C : Tourner. On a vraiment envie de jouer parce que ça fait trop longtemps qu’on a pas joué avec le mini-split qu’on a eu en 2004, c’était largement compromis, on a pas pu tourner et c’était une énorme frustration et donc là avec ce nouvel album, on a envie ! (rires) On a la bave aux dents !
O : Surtout que pour nous l’album, enfin l’enregistrement est fini, là on attend la sortie avec impatience et on attend qu’une chose là c’est de retourner sur scène parce qu’on est content du résultat de l’album et on a tous envie de le jouer live donc on a plus qu’à attendre les dates là !
Heavenly's message









