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Metal Sickness > Interviews > Interview du groupe de métal Gojira le 24/08/2007
Gojira
Gojira
Propos tenus par Mario (Batterie)
Interview réalisée à Albi (Summer Rock Festival)
Date : 24/08/2007
Chroniqueur :

Voir la fiche du groupe Gojira

Introduction
Petite interview préparée par nos excellents confrères du webzine Yezzi lors du Summer Rock Festival le 15/06/2007 où Mr Zède était trop occupé à courir après les Toy Dolls ! Djinax a donc rencontré le batteur de Gojira, Mario pour un petit tête à tête...C'est aussi ça l'entraide entre webzines. Merci à eux !
Texte

Bonjour Mario. Alors vu qu’on a déjà fait votre interview pour la sortie de votre album " From Mars to Sirius ", je vais centrer principalement cette interview sur votre tournée aux Etats-Unis.
From Mars to Sirius parait plus travaillé, moins brut et violent que vos 2 premiers albums. Qu’en pensez tu ?

Oui, c’est vrai qu’il est moins brut, cet album sent plus l’expérience. On est devenu des meilleurs musiciens et on a gagné en maturité au niveau de la composition. On essaye sur chaque album d’avoir une démarche très spontanée et c’est vrai que maintenant il fait plus travaillé car il y a plus d’éléments sonores, les compostions sont plus évolutives, c’est moins brut de décoffrage.

Vous avez aussi eu plus de temps que le second pour l’accoucher.

Oui, pour vous donner une idée, le 1er album, c’est en tout 5 ans de compositions car on était un nouveau groupe, le temps qu’on évolue et qu’on devienne Gojira (nldr : car au début le groupe s’appelait Godzilla). Donc pour moi, c’est un album particulier dans le sens où il y a eu 5 ans de travail. Tandis que pour le deuxième, on avait déjà une date de sortie avant le début des compositions, c’est une autre démarche de fonctionner, ça donne d’autres choses et c’est vrai que le fait d’avoir une période restreinte pour composer est plus délicat. Et pour " From Mars to Sirius ", on a eu quelques mois de plus, on a du mettre 6 mois, ce qui est bien. Si maintenant tu nous laissais 5 ans pour composer, on aurait un album super riche et très différent.

Justement vous l’avez enregistré en combien de temps ?

Ça a été décousu car on avait des concerts pendant la période d’enregistrement, on devait donc quitter le studio, jouer puis se reposer donc j’estime qu’on a mis 3 mois pour l’ensemble, des prises au mastering.

Vous revenez en France pour quelques dates après une grosse tournée aux USA avec Machine Head, Lamb of God et Trivium. Que retirez vous de ce périple et qu’avez vous appris ?

On a appris à être plus solide sur un point de vue technique. Sur scène, on a joué dans des conditions qui étaient beaucoup plus rudes qu’en France où on était en tête d’affiche, on avait un certain confort avec notre show et 1 à 2 heures de balances. Là, c’était des Line check à n’en plus finir, 5 minutes pour s’installer et boom, il fallait envoyer. Donc on n’avait pas à faire les difficiles, il fallait vraiment prendre sur nous et ça nous a fait grandir. On a développé un coté beaucoup plus rock’n’roll, plus droit au but du coup on se sent vachement plus renforcé après cette tournée. Ce soir, on fait 20 minutes de sound check et on n’est pas du tout angoissé de faire ça juste avant de jouer parce qu’on l’a fait pleins de fois. Sur le plan humain, ça a été super parce qu’on a été 3 mois tous ensemble ; super bien et super dur à la fois, un peu tout mélanger mais on a vraiment appris à ce connaître les uns les autres. On a appris ce qu’il fallait faire ou ne pas faire, quelles limites il ne fallait pas dépasser avec certains (rires). Donc arriver à se gérer humainement et du coup ça renforce le tout.

Justement, je crois que vous ne jouiez que 25 minutes, pas trop dur de débuter la soirée alors que vous n’étiez plus du tout habitué à ça ?

C’est vrai qu’on n’était plus habitué à ça mais en même temps, ça nous a amené un coté très jouissif, dans le sens où quand tu es tête d’affiche et que ton nom est scandé avant que tu joues, tu sais que tu dois répondre à une attente. Là, on ne devait répondre à rien puisque quasiment personne ne nous connaissait. Ça c’était très excitent, parce qu’on savait qu’ils allaient se prendre un concert assez pro et on attendait leurs réactions. Mais pas une fois on était stressé, on se réunissait en se prenant par les épaules et là on se disait " on donne tout ". Du coup, dès qu’on montait sur scène, il y avait un joie hystérique entre nous, on sautait dans tous les sens, il y avait un coté très lâché qui nous a fait beaucoup de bien et qui était bénéfique parce que les gens étaient à chaque fois super réceptif, voir des fois aussi hystérique que nous. La sauce prenait très spontanément et ça c’était génial.

Vous étiez une découverte, pour les américains. Quel a été l’accueil et quels sont les retours que vous avez eus ? Du public, des médias ?

On a vraiment mis les gens d’accords, car on tournait avec un plateau Lamb of God, Machine Head où finalement, on était le groupe le plus extrême. Et quand tu es extrême dans le petit milieu du métal, tu es respecté, j’ai vraiment l’impression que les techniques extrêmes fascinent les gens. Du coup, on avait ce coté où les gens se regardaient entre eux, ils étaient trop content qu’il y ait de la double, du grind… Donc le feeling est passé, il y avait des gros pogos qui se lançaient et à chaque fois, on avait à la fin de la demande pour refaire un morceau, mais on n’avait pas le temps.

Quel effet ça fait quand on a Rob Flynn de Machine Head et Randy Blythe de Lamb of God qui sont tous les soirs au 1er rang pour vous voir jouer ?

C’est dur à décrire, mais c’est vrai que c’est très stimulant. Moi, je sais que tous les soirs, il y avait Dave McCain et Chris Adler, les batteurs de Machine Head et de Lamb of God qui était sur le coté à me regarder les bras croisés et t’as forcément envie de te surpasser dans ses moments là. Du coup, on avait une espèce de motivation permanente, on était aussi heureux de se présenter à ces mecs là qui sont assez important dans le milieu et de donner encore plus . Mais pas une seule fois on était complexé ou à se mettre la pression, car maintenant on a de la bouteille dans le milieu même si on est moins connu qu’eux. Finalement on vit un peu les mêmes choses au quotidien mais c’était super de partager l’affiche avec eux, on a appris pas mal de choses. Machine Head, c’est un groupe que je respecte à fond, leur premier album m’a aidé à me mettre dans cette musique là, ils m’ont introduit à ce style, du coup c’est vrai qu’il y avait une espèce de fascination mais humainement ça c’est très bien passé. Je suis sorti de la projection musicale que je faisais sur eux, ce ne sont plus des stars mais des mecs que j’ai réappris à regarder et qui ont les mêmes problèmes que nous, c’était super positif.

Est-ce que cette tournée vous a permis d’avoir des contacts avec des gros labels ?



Oui bien sur, il y a énormément de labels qui s’intéressent à nous en ce moment dans le milieu metal. Pour l’instant, on a contrat avec un label, aux USA c’est Prostetick et en Europe c’est Listenable Records mais je ne peux pas en dire plus pour le moment. Ce qui est sur c’est qu’on a susciter l’intérêt des labels.

A part jouer et voyager, tu as pu profiter du pays ?



C’est vrai qu’en tournée, c’est un rythme très particulier, surtout aux Etats-Unis, c’est très vaste, on a fait 42 dates donc souvent on se tapait plus de 1000 kms entre 2 concerts. On roulait toujours la nuit mais personnellement je me prenais toujours 1h 30 pour sortir du bus et me perdre dans l’endroit où j’étais. Souvent je me réveillais et je ne savais même pas dans quelle ville où on était, je regardais mon pass, et c’était " ah d’accord on est à Seattle " (rires) et du coup je partais avec mon appareil photo et je mitraillais, j’étais complètement fasciné, mais ce n’était pas du tourisme du tout. Il y avait pas mal de concerts qu était excentré des villes donc on n’en voyait pas grand chose.

Dans notre dernière interview pour la sortie mondiale de From Mars to Siruis, vous nous aviez dit en rigolant " on va conquérir le monde ". La conquête a sérieusement progressée depuis, non ?

Oui, j’ai l’impression que c’est un peu ce qui est en train de se passer, notre but c’était de devenir un groupe international, c’est vrai qu’on se donne les moyens, nos vies se modifient beaucoup en ce moment sur plusieurs plans, on met tout en œuvre pour en arriver là et du coup je trouve qu’il y a une logique à tout ça. On a senti que le terrain était favorable et que le groupe avait une certaine puissance, donc on a foncé et c’est un peu ce qui est en train de se passer.

Vous allez y retourner bientôt ? D’autres pays sont prévus ?

Il y a une autre tournée qui est prévue aux Etats-Unis avant le 4ème album (nldr : depuis l’interview elle a été calée et elle commence à partir du 18 Octobre pour 28 dates en 1 mois de tournée avec Job For A Cowboy, Behemoth et Beneath The Massacre). Et là, les 3 autres groupes font du metal extrême et il y a 12 villes où on n’a encore jamais joué donc ce sera une tournée super importante et qui, je pense, va bien marcher.

Vous comptez vous installer aux USA ou êtes vous trop bien en France ?

Cette décision se passe sur des plans personnels, c’est vrai que des fois certains en ont envies ou au moins passer quelques temps là bas, c’est un pays qui est assez chamboulant mais le groupe est basé en France. En ce moment, ce qui plait aux américains, c’est justement l’exotisme français donc on verra.

Vous avez aussi fait l’Angleterre avec Trivium…ressentez vous des différences entre les publics français, anglais et américains.

En France, notre public à tendance à un peu intellectualiser notre musique et là, il s’avère qu’on a bénéficié d’un public qui venait voir les têtes d’affiches qui étaient différentes de nous. Je pense que le public de Trivium en Angleterre et de Machine Head aux Etats-Unis sont moins dans le détail, moins dans la technique et l’intellectuel. C’est plus des jeunes par exemple donc je dirais que le public auquel on a été confronté voulait juste que ça blast. Mais la passion du metal est la même partout, on y retrouve les mêmes codes, les hélicos, les Head banging et les pogos.

Pour le 4ème album, vous avez quelques morceaux de prêts? Si oui, quelles sont les directions prisent ?

On a un peu commencé à travailler dessus mais on n’a pas d’idée précise sur ce que ça va donner, on ne s’est pas dit " Tiens on va aller vers ça ". Là on répète dès qu’on a le temps, on se laisse aller à 200%. En ce moment, ce sont des trucs très mélodiques qui sortent avec beaucoup de doubles grosses caisses, j’en colle partout, c’est peut-être mon défaut (rires). Par contre, je ne sais pas du tout ce que ça donnera et on n’a même pas envie de savoir, on veut juste se laisser aller. Nos albums sont à chaque fois différents et ça reste en même temps du Gojira, je ne pense pas qu’il y ai des critères de valeurs, on ne passera pas du coq à l’âne, ça c’est sur (rires). En ce moment, on fait des réunions pour essayer de caller une date d’enregistrement mais je ne peux pas en parler, on y travaille.

Vous avez des projets ?

Oui, on a tous des petites choses à coté qui sont importantes pour notre épanouissement personnel, on travaille tous pour un groupe mais on a aussi besoin de développer une part personnelle. Moi, je fais de la musique en solo avec mon ordinateur mais pas de quoi en parler forcément. Chacun de nous s’épanouit à sa façon mais le gros projet reste Gojira et le 4ème album donc tout est centralisé là-dessus. On a concrètement pas le temps de s’éparpiller sur d’autres projets, on aimerait, on a pleins d’idées mais là, il faut battre le fer tant qu’il est chaud, on a fait 200 dates en un an et demie, on est sur les rotules. Du coup, là ça va être le 4ème album puis la tournée suivra, donc on est parti pour se concentrer sérieusement sur Gojira.

Dans les groupes avec qui vous avez joué dernièrement, qui vous as vraiment impressionné sur scène ?

Moi, c’est Dillinger Escaper Plan avec qui on a joué, c’était une bonne claque, ils sont impressionnants, ils bougent dans tous les sens et sont carrés. Machine Head m’a mis une bonne claque sur la tournée américaine parce qu’ils était vraiment intense du début à la fin, Rob Flynn était survolté, à fond dedans, il vivait vraiment sa musique. On a appris avec ces groupes à être plus communicatif entre les morceaux, ils ont un état d’esprit assez différent et ça a été une sorte de claque.

Tu écoutes quoi en ce moment ?

J’écoute Engine Down, I Monster et Blonde Redhead à fond. Ce sont 3 projets qui ne sont pas metal et ça me fait vraiment beaucoup de bien.

Un grand merci à Djinax et Yezzi ! (Mr Zède)

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