Logo Facebook Logo Youtube Logo Myspace Logo Twitter
Interview metal à la une sur Metal Sickness webzine
Visuel/Illustration
One way mirror
Dernières interviews metal publiées sur Metal Sickness webzine
Groupe
Visuel/Illustration
Gotthard
Groupe
Visuel/Illustration
Ssedd
Groupe
Visuel/Illustration
Nightmare
Groupe
Visuel/Illustration
Hyperdump
Visuel/Illustration
The great old ones
Metal Sickness > Interviews > Interview du groupe de metal Chickenfoot (Michael Anthony) le 16/01/2012
Chickenfoot interview
Chickenfoot
Propos tenus par Michael Anthony (basse)
Interview réalisée à Paris
Date : 25/01/2012
Chroniqueur : Ivanhe et Guillaume

Voir la fiche du groupe Chickenfoot

Introduction

Le allstars band de rock américain Chickenfoot était de passage à Paris au Hard Rock Café pour la promotion de son prochain album "Chickenfoot III". Nous avons eu le grand honneur de rencontrer les deux anciens Van Halen, Michael Anthony et Sammy Hagar ainsi que Kenny Aronoff (en remplacement de Chad Smith sur la tournée) et bien sûr le mythique Joe Satriani.
C'est un Michael Anthony très décontracté et avenant qui s'est entretenu avec nous sur ce deuxième album de Chickenfoot, sur la tournée actuelle, du futur du groupe… et même de Van Halen !

Texte

Le nom de votre groupe fait référence à un terme péjoratif, "L’empreinte du poulet américain", utilisé pour parodier le symbole de la paix. Depuis la création du groupe, votre intention est-elle toujours d’avoir un point de vue ironique sur la société ?

Pas vraiment en réalité… Nous prenons la musique très au sérieux. Quant aux autres domaines de la vie, ça nous passe vite au dessus de la tête. On n’a pas cherché de sous-entendus lorsqu’on s’est appelé Chickenfoot, tu vois ? L'origine du nom est très simple : Sammy, moi et Joe on était à Mexico, et on buvait dans un bar. On s’amusait comme des fous et tout à coup, on a eu l’idée de ce nom. C’est tout bête, en fin de compte... Rock n' Roll ! (rires)

Chickenfoot c'est un groupe qui a su se détacher de son passé et avancer sur une nouvelle route, en dépit de nos backgrounds respectifs - Michael Anthony

Nos lecteurs l’ignorent peut-être encore, mais "Chickenfoot III" est votre deuxième album. J’ai lu sur internet que vous aviez décidé de l’appeler "III" parce qu’il est excellent et que les chansons sont extrêmement bien travaillées. C’est comme si vous aviez passé une étape après votre premier CD. Quand avez-vous décidé de l’appeler "III" ?Au début de l’enregistrement ou plus tard ?

Je vais même te dire qu’en réalité, Chad voulait l’appeler "Chickenfoot IV" ! A ce moment là, on lui a quand même dit que ce serait un peu trop pompeux (rires). Mais comme tu l’as souligné dans ta question, nous l’avons effectivement appelé "III" par rapport au super travail que le groupe a effectué. Ça s’est décidé après l'enregistrement de l’album.

Qu’avez-vous ressenti depuis que vous êtes ensemble ?

Eh bien, cette tournée nous prouve que nous ne sommes plus seulement une bande de potes qui jouent de la musique, mais bel et bien un groupe qui a su se détacher de son passé et avancer sur une nouvelle route en dépit de nos backgrounds respectifs. Il y a aussi deux points importants à souligner : nous ne voulons pas être un groupe "commercial" et nous tenons à prendre du plaisir à faire ce que l'on fait, pour le public, nos fans… et pour nous aussi !

Comment définis-tu ce nouvel album ? Une évolution, une révolution…?

C’est une pure évolution du groupe ! Notre premier CD était plus "froid". En effet, à l’époque nous nous connaissions à peine les uns les autres. On se réunissait pendant deux ou trois jours afin d’enregistrer quelques chansons et on se disait "à bientôt". On ne s’est pas vu pendant des mois. Pour que tu visualises bien l’idée, on ne communiquait pratiquement que par e-mails interposés (rires) Pour "Chickenfoot III", le processus a été un peu plus "normal". Nous avons une histoire en commun qui s'est développée, nous nous sommes de plus en plus soudés. Maintenant, nous sommes plus que quatre potes ayant appartenus à des groupes différents qui jouent ensemble. On est un groupe à part entière.

J’espère que Van Halen aura de bonnes compositions… et de nouveaux "vrais" titres ! - Michael Anthony

Michael, tu as joué avec Eddie Van Halen et maintenant avec Joe Satriani, deux "guitar heroes". J’aimerais savoir qu’est ce qui les différencie dans leur manière de jouer ?

Tous les deux sont incroyables, ce sont de vraies légendes. Ça ne fait aucun doute. Eddie est beaucoup plus "freeform", c’est-à-dire qu’il peut inventer un riff ou un solo de manière instantanée. Il jouait beaucoup au feeling et on devait par la suite, s’y adapter. Joe lui, maîtrise son jeu. Il peut lui aussi créer des riffs et des soli, mais il sait aussi s'adapter à notre façon de jouer.

Sammy est politiquement très impliqué- (Michael explose de rire) - , il écrit des paroles plutôt engagées, comme dans "Three And a Half Letters" ou le Bonus Track" et il était aussi connu pour défendre les idées du parti républicain dans les années 80/90’s. Avec Chickenfoot, vous avez un point de vue très critique sur la société. Voulez-vous que votre public prenne une conscience politique ?

Eh bien comme tu le sais, nous sommes en période de crise. Et cela touche une grande partie du monde occidental. Il y a quelques années, quelques fans ont envoyé des lettres à Sammy afin de lui expliquer leurs situations et leurs difficultés. Sammy les a aidés par charité. Lorsqu'il est venu en studio, il nous en a parlé et tenait absolument à retranscrire la teneur de ces lettres dans une chanson ("Three And a Half Letters"). On a donc composé une musique simple qui soulignait la tristesse et la dépression, mais également une teinte positive pour souligner l'envie de s’en sortir de ces gens-là. On a fait en sorte que ce morceau – ainsi que ceux de l’album – s'adresse à tout le monde pour que chacun ne se sente pas seul face à ses difficultés.

Vous aviez écrit l’intégralité des morceaux lorsque vous êtes entrés en studio où y avait-il de la place pour l’improvisation ?

Il y a eu pas mal d’improvisations. Lorsque Joe venait en studio, il avait quelques démos en mp3 préenregistrées. On devait gagner le plus de temps possible, car il était dur pour nous de nous retrouver en studio en fonction de nos agendas respectifs… Je te jure, parfois on s’échangeait nos idées par téléphone tellement on avait peu de temps ! Mais vois-tu, c’était pour Chickenfoot, notre groupe. Donc, même si on faisait parfois les choses très vite, on y mettait beaucoup du nôtre pour que le travail soit à la hauteur de nos attentes. Et même s'il y a souvent eu des trucs improvisés, la magie a bien opéré. Ainsi, dès qu'on avait un bon riff, Sammy avait les paroles en tête, et une fois la chanson enregistrée et mixée, on n'y touchait plus !

Nous ne voulons pas être un groupe "commercial" - Michael Anthony

Vous allez jouer à l’Olympia ce soir, devant 1500 personnes. Vous êtes tous mondialement connus, vous avez performé devant des milliers de personnes, dans des stades. Pourquoi avoir choisis cette salle et non Bercy, par exemple ?

Oh… tu sais, je suis toujours aussi nerveux avant chaque concert, que ce soit devant 5 ou 20000 personnes. Si on préfère jouer devant moins de monde c’est tout simplement que c’est très fatiguant d’être devant une foule gigantesque. C’est plus intimiste de jouer dans le cadre d'une salle plus petite. Tu peux mieux repérer les fans et les filles qui te regardent (rires) ! Et tu peux même trinquer avec les furieux de la fosse !

Que penses-tu de la reformation de tes ex collègues de Van Halen ?

J’en ai entendu parler et quand j’ai écouté leur premier single, "Tatoo", je me suis dis : "tiens mais je la connais cette chanson ! On l’a écrite ensemble, il y a quelques années !" (rires). Je trouve que c'est cool qu’ils reprennent la route ensemble mais bon, j’espère qu’ils auront de bonnes compositions… et de nouveaux "vrais" titres !

Un message pour les lecteurs de Metal Sickness ?

Chickenfoot est là, bel bien présent. On a l’intention de vous en mettre plein la vue et de jouer du bon rock qui vous fera décoller. On repart bientôt de France, mais ne vous en faites pas : on va revenir pour de nouvelles dates cet été !

Revenir

Veuillez additionner 8 et 6.