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No return
Metal Sickness > Interviews > Interview de Ryan O'Keefe de Airbourne le 30/08/2016
Airbourne ryan okeefe
Airbourne
Propos tenus par Ryan O'Keefe (batterie)
Interview réalisée à Paris (Show Room Gibson)
Date : 30/08/2016
Chroniqueur : Otis, mon scribe

Voir la fiche du groupe Airbourne

Introduction

2007 : Runnin Wild. Sans crier gare Airbourne déboule et se voit immédiatement accoler l'étiquette de fils spitituels d'AC/DC. 2010 : No Guts. No Glory. La confirmation, une machine à tube qui hisse le quatuor au rang de poids lourd de la scène hard rock mondiale. 2013 : Black Dog Barking.  Moins efficace et tristement inégal, ce troisième disque déçoit à la fois la critique et les fans. 2016 : Breakin' Outta Hell. Ou le retour en grande forme des frères Joel et Ryan O'Keefe, David Roads et Justin Street. Plus catchy, plus vénère, sans oublier d'être varié, il s'agit sans nul doute de l'un des disques incontournables de cette rentrée !

Metal Sickness est allé à la rencontre de Ryan, batteur à l'accent australien à couper au couteau, au Show Room Gibson à Paris. L'occasion rêvée pour causer, entre autre, de ce quatrième album, d'escalade, de kit de batterie et du grand Lemmy.

Texte

Version française / French Version Version française / Go to English version

Bonjour Ryan ! Tout d’abord comment se passe ta journée ?

Ryan O'Keefe : On y arrive tout doucement (sirote un café). Dès que j’aurais fini ça, ça ira mieux !

"Breakin’ Outta Hell" est votre quatrième album. Dans quel état d’esprit étiez-vous tous quand vous avez commencé à travailler dessus ?

On travaille tout le temps sur nos albums. Je dirais même qu’on arrête jamais de travailler dessus. Nous sommes déjà en train de composer le 5ème album ! On est toujours en train d’enregistrer des idées sur nos téléphones ou on les écrit à droite à gauche sur la tournée. On se retrouve une fois de retour à la maison et on rassemble tout ça. Certaines idées peuvent avoir 10 ans !

Y a-t-il des conditions particulières qui vous motivent à composer de nouvelles choses que ce soit en tournée ou chez vous ?

Un peu des deux. Joel et moi habitons très près l’un de l’autre alors on peut travailler sur des choses très rapidement. On va passer beaucoup de temps sur les démos, les idées de chansons et décider, grossièrement, ce dont l’album a besoin. On enregistre ensuite rapidement ces idées avec des paroles à la va-vite et on améliore autant qu’on peut et du mieux qu’on peut. Disons qu’on a 7 morceaux, on se dit : "Ok, il nous en faut plus, de quoi a-t-on besoin ?" et on essaye de faire un album varié qui soit bon.

Comment était-ce de travailler à nouveau avec Bob Marlette qui a produit votre tout premier album "Runnin’ Wild" ?

On a attaqué le travail direct. Il est arrivé : "Alors les gars, on en est où ?" et direct dans le premier morceau. On a bossé 2 mois non-stop. Il est venu en Australie et il est resté durant tout le processus. C’était cool car d’habitude c’est nous qui devons aller aux Etats-Unis.

A-t-il laissé sa marque sur l’album ?

Oui. Il demande beaucoup du groupe. Il nous avait dit après "Runnin’ Wild" : "Quand vous aurez un peu plus d’expérience, on remettra ça". Cet album est un peu plus "Airbourne", avec un côté plus "heavy" et c’est ce qu’il nous a aidé à atteindre.

C’est aussi le premier album à sortir sur votre nouveau label : Spinefarm Records. Comment s’est passé le changement de label ?

Beaucoup de gens avec qui nous avions l’habitude de travailler chez Roadrunner Records était parti et la collaboration que nous avions avec eux est arrivée à terme. Nous avions d’autres envies et on s’est intéressés à Spinefarm et leur mentalité, ce qu’ils veulent pour le futur. Ils visent à être un label axé heavy rock. Ils y mettent beaucoup d’argent et de temps alors on a embarqué avec eux.

Ryan O'Keefe

Qu’évoque pour toi le concept de "Breakin’ Outta Hell" ?

Se barrer de toute merde, se barrer de choses comme ça. En bref, aller dans un meilleur endroit avec un weekend rempli de rock n’ roll. L’album sort un vendredi ce qui est génial. Si quelqu’un a eu une sale semaine, l’écoute de l’album pourra illuminé son weekend et lui redonner du souffle.

Mais il y a une chanson qui s’appelle "I Am Going To Hell For This".

Ça c’est pour tous ceux qui font quelque chose de mal mais qui fait tellement de bien en même temps. C’est ce dont parle cette chanson. Je pense que tout le monde est un peu coupable dans ce cas là.

Une chanson en particulier m’a frappée musicalement, et c’est "Rivalry". Il y a une touche bluesy, des accents southern. Que peux-tu dire à ce sujet ?

C’est quelque chose d’un peu différent pour le groupe. Il s’agit d’ailleurs du deuxième single de l’album. On vient juste de tourner le clip à Belfast. Et c’est une preuve de l’influence de Bob Marlette sur nous. C’est toujours un morceau d’Airbourne, mais il est différent. Il a quelque de spécial et il peut, je l’espère, offrir quelque chose de différent pour l’auditeur. C’est toujours quelque chose que nous essayons d’atteindre. On ne changera jamais. On veut juste s’assurer que les gens obtiennent plus.

L’année dernière, Lemmy est décédé. Est-ce que tu penses qu’une telle perte vous influencé pendant que vous réalisiez cet album ?

La dernière chanson, "It’s All For Rock N’ Roll", parle de Lemmy. On avait le riff depuis très longtemps mais le morceau a été écrit en studio. Et au niveau des paroles, on s’est mis à écrire sur Lemmy. Il a nous définitivement influencé musicalement mais dans nos vies aussi. On doit beaucoup à ce gars.

Peux-tu nous dire quelques mots à propos de l’artwork de l’album ? Je le trouve plus sanglant que sur les précédents albums.

En fait c’était à la base une idée pour le merchandising que nous avons utilisé pour le single et c’est Joel que l’on peut voir sur la pochette. Pour l’artwork nous avons travaillé avec un artiste australien. Il nous a envoyé ça, on a adoré et on a décidé de faire avec.

Airboune est bien connu pour ses performances survoltées. Comment vous préparez-vous ?

On ne fait pas grand-chose. On se chauffe normalement. On ne saoule pas avant car on ne veut pas mettre en péril le show pour le public. C’est en général pour après ça. (rires)

Et pour une tournée comment procédez-vous ? Vous répétez simplement dans votre local ou vous faites une résidence dans une salle de concert ?

A notre local avec quelques gars de notre équipe australienne. Notre équipe technique est internationale avec des américains, des britanniques, des hollandais. On regarde surtout le matériel que l’on a. Ils ont beaucoup d’expérience donc ils savent quoi faire. Rien de farfelu.

Airbourne

Durant vos concerts, ton frère Joel ne rate jamais une occasion de monter sur les structures des scènes. As-tu déjà eu peur qu’il se rate ou tu lui fais confiance à 100% ?

(rires) J’essaye de ne pas regarder et je prie pour que tout se passe bien ! La pire chose que je pourrais faire serait de lui dire de ne pas le faire car la première chose qu’il ferait serait… bah, de le faire ! (rires) C’est comme ça.

Je veux parler un peu de ta batterie. C’est une configuration très simple avec 1 hi-hat et 2 crash. Tu n’as jamais voulu ajouter d’autres choses ?

En fait, pour cette tournée, et durant l’enregistrement de l’album, j’ai ajouté une cymbale, et enlevé un tom. (rires) Maintenant j’ai donc 3 toms et 3 crashes. Pas de ride encore, je n’ai pas appris encore tout ça. (rires) C’est une configuration rock n’ roll dès plus simple. Un des gars de l’équipe m’appelle la "Cadillac" des batteusr.

Et ma dernière question, quels sont les derniers groupes que tu écoutes en ce moment ?

Il y a un groupe australien de Melbourne qui s’appelle Desecrator. Ils font comme du vieux Metallica. J’aime beaucoup c’est gars. Bien old school comme il faut !

 

Un grand merci à Ryan pour sa disponibilité, Olivier et Replica pour avoir rendu cette interview possible, et à Ixé pour la traduction ! (Vraiment pas évident cet accent australien...)

 

English Version / Version anglaise English Version / Aller à la version française

Hi Ryan ! How is going your day so far?

It’s getting there (while drinking his coffee). As soon as I finish that, it will be better !

“Breakin’ Outta Hell” is your 4th record. In what state of mind were you all guys when you started to work on it?

Well we always work on our records. I guess we’re never “not working”. We are already working on number 5. We’re always putting ideas down on phones or writing them down on the road. We just get together when we’re back home and put it all together. Some ideas can be 10 years old.

Are there any particular conditions for you guys to start writing new material? On tour, off tour?

A bit of both. Joel and I live close to each other so we’re able to get working straight away. We will spend a lot of time working on demos and songs to figure out, roughly, what the album needs. We will quickly record those ideas with loose lyrics and we just keep improving them as much as we can. Let’s say we have 7 songs, we say to ourselves: “Alright, we need a bunch more, what are we missing?” and try to make the best diverse record we can.

How was it to work again with Bob Marlette who produced your very first record “Runnin’ Wild”?

We started working straight away. He came up: “So guys, what are we up to?” and straight into the first song. We worked for 2 months round the clock. He flew in Australia and stayed during the entire process. It was nice because usually we have to go to America.

Did he bring his own touch on the record?

He did. He pulls a lot out of the band. He said to us after “Runnin’ Wild”: “When you guys are a bit more experienced we will do this again”. This record is a bit more “Airbourne”, with more heaviness and that’s what he helped us achieve.

This is is also the first record to come out on Spinefarm Records. How was did the change of label operate?

A lot of people we used to work with at Roadrunner Records have left and the collaboration we had with them ran its course. Our options were up and looked at Spinefarm and their mentality, what they want for the future. They’re aiming to be a heavy rock label. They throwing a lot of time and money into that so we moved in.

What does the concept of “Breakin’ Outta Hell” means to you?

Breaking out of shit, breaking out of anything like that. Basically, going to a better place with a weekend full of rock’n’roll. The album comes out on a Friday which is great. If someone had a very hard week, hopefully that weekend will be the perfect listening time for that record.

But there is a song called “I Am Going To Hell For This”.

That’s for everybody who’s doing something bad but it feels good at the same time. That’s what that song is about. I think everyone is a bit guilty there.

One song in particular stuck me musically, and it’s “Rivalry”. There is a bluesy touch, a southern feel to it. What can you tell me about it?

Well it’s different groove for the band. It’s actually the second single of the album. We just did the filming for the video for it in Belfast. And it is a proof of the influence of Bob Marlette on us. It’s still an Airbourne song, but it’s different. It has something special to it and it can, hopefully, offer something different to the listener. It’s something we’re always aiming for anyway. We never want to change. We just want to make sure people get more.

Last year, Lemmy passed away. Do you think such a loss influenced you while making this new record?

The last song, “It’s All For Rock N’ Roll”, is written about Lemmy. We had the riff for a while but the song was written in the studio. And lyrically, we just started writing about Lemmy. He definitely influenced us musically but our entire lives as well. We owe a lot to that guy.

Can you tell us a few words about the artwork of the record? I found that there was a bloodier aspect compared to the previous albums.

The whole idea came up as a merch idea that we ended up using for the single and that’s Joel on the cover. For the artwork we worked with an artist from Australia. He threw this at us, we loved it and we went with it.

Airbourne is well known for giving huge performances. How do you prepare youself?

We don’t really do much. We warm up normally. We don’t get drunk before because we don’t want to jeopardize the show for the crowd. That’s usually for after the show (laughs).

And how do you prepare for a tour? In rehearsal rooms or rehearsing in a concert venue during a few days?

At our rehearsal space with some of our Australian crew. Our crew is international with Americans, British, Dutch. We just go over some of the equipment we have. They are very experienced and they know what to do. Nothing fancy.

During a concert, you brother Joel never miss an occasion to climb the rigs. Have you ever been afraid to see him miss a step or you’re 100% trusting him?

(laughs) I just try not to look and hope for the best! The worst thing I could do is tell him not to do it because the first thing is going to do is… well, do it! (laughs) It is what it is.

I want to talk about your drums set up. It is very simple with 1 hi-hat and 2 crashes. You never wanted to add extra stuff?

Well for this tour, and the during the recording process, I added a cymbal, and took away a tom. (laughs) I now have 3 toms and 3 crashes. No ride cymbal, I haven’t learnt that far yet. (laughs) It is a very simple rock n’ roll set up. One of the crew guy calls me the “Cadillac” of drummers.

And my final question, what are the latest bands you like to listen?

There is a band from Melbourne, Australia called Desecrator. They’re like early Metallica. I like those guys. Good old fashion!

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