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Metal Sickness > Interviews > Interview de Julien et Matthieu de Psykup le 22/02/2017
Psykup ju milka 2 2
Psykup
Propos tenus par Matthieu (chant), Julien (chant, guitare)
Interview réalisée à Paris
Date : 22/02/2017
Chroniqueur : Otis, mon scribe

Voir la fiche du groupe Psykup

Introduction

Ils sont là. Ils sont revenus. Pour le meilleur, et… pour le meilleur. Nos autruches toulousaines de Psykup sortent la tête (voilà, comme ça je la place, je suis sûûûûûr qu’aucun collègue n’y a pensé) après 8 ans de silence discographique. "CTRL+ALT+FUCK", leur quatrième et nouvel album, ne fait aucune concession. Du Psykup tout beau tout neuf, réinventé, mais qui parvient à conserver la fougue et l’aspect décalé de ses prédécesseurs. Nous avons profité de la venue à Paris de Matthieu et Julien, éminent et emblématique binôme vocal, pour en apprendre un peu plus sur leur nouvelle ponte (celle-là aussi, allez bisous).

Texte

Tout d’abord, dans quel état d’esprit vous trouvez-vous à un mois de la sortie de votre nouvel album, après 9 ans d’absence ?

Julien : Très bien ! On est très motivés. On est en plein dans les répèts. La gestation de l’album a été à la fois courte et longue. On attend beaucoup de voir ce que les nouveaux morceaux vont donner sur scène, avec la nouvelle tournée, le nouveau matos…

Matthieu : Rien à ajouter, je suis très excité également !

Julien : "Twilight : Excitation", avant "Twilight : Excision", l’épisode 4… (Fou rire)

Matthieu : C’est la version éthiopienne !

C’était comment de vous retrouver en studio après toutes ces années ?

Matthieu : Le studio n’a jamais étére très traumatisant pour Psykup, en tout cas pour ceux qui ont enregistré les albums précédents. C’est-à-dire que les vieux apparatchiks que sont Brice, Julien et moi, on s’est toujours comporté les uns et les autres très très positivement en studio. Brice, c’est une machine, pour ne pas changer. Nous on s’est beaucoup marrés, j’ai beaucoup fait travailler mes abdos en studio, avec Ju à mes côtés. C’était très excitant surtout de voir la construction d’un album avec plus d’ambitions au niveau de la production technique. On a vraiment tout mis de notre côté pour faire un album pas comme des vieux cons de 95 qui font ça à l’ancienne, mais avec un vrai son de 2017.

 psykup psykup © Metal Sickness 2017

J’aimerais évoquer l’intégration de vos deux nouveaux membres, Julian à la basse, et votre nouveau guitariste, Victor. Comment s’est passé leur arrivée et quelle a été leur part d’investissement dans l’album ?

Matthieu : Ça s’est fait plus ou moins naturellement. On a arrêté de travailler avec certaines personnes, d’autres se sont mises sur le bord du scénario parce qu’elles voulaient aller vers des activités différentes qui leur étaient plus proches. Il nous fallait donc un nouveau bassiste et un nouveau guitariste. On a trouvé des personnes très motivées d’une part, et très positives de l’autre, c’était un critère très important pour nous. Ils ont vraiment envie de bouffer de la route, ils ont l’idée du collectif avant toute chose. Ce n’est pas donné à tout le monde, de savoir se mettre à sa place, et savoir vivre au sein du collectif.

Ces critères n’étaient pas forcément remplis par Vidda et Pelo ?

En tout cas, à des moments de leur vie, ils ont dû faire des choix qui étaient plus éloignés dans un contexte de groupe, et ils s’en sont peut-être mieux trouvés eux-mêmes, et Psykup également. On a trouvé en Julian et Victor des personnes vraiment adaptées, sans parler évidemment du niveau technique requis dans Psykup, sans en faire des couches non plus ! Parce qu’il y a énormément de groupes qui ont un niveau technique incroyable dans le metal moderne. Mais Victor et Julian remplissent ce cahier des charges là, et notamment dans la vie de tous les jours. Maintenant, à chaque fois qu’on part avec Psykup, c’est des vacances quoi, encore plus qu’avant ! Ça le fait à chaque date… On part en vacances 50 fois par an, c’est un gros privilège.

Julien : Concernant leur implication dans l’album, Victor est guitariste de tournée, donc il n’y a pas participé, j’ai fait toutes les guitares. Mais Julian a beaucoup travaillé avec moi. J’ai écrit et fait les arrangements, on est beaucoup repassé dessus ensemble, il a écrit plein de basses. Il est force de proposition, il a une bonne vision d’ensemble. C’est un gros apport pour nous, dans la dynamique du groupe, c’est très important. Victor pareil, c’est un geek du son, tu peux lui demander n’importe quoi sur la scène, sur le matos à avoir, tout ça… C’est des gens qui sont utiles et qui apportent vraiment une pierre à l’édifice. On part dans des conditions tout-à-fait positives et constructives.

Quelle signification se cache derrière ce titre, "CTRL+ALT+FUCK" ?

Julien : (Rire) Je vais laisser Matthieu parler parce que c’est lui qui a trouvé le titre !

Matthieu : C’est une réaction qui est à la fois très épidermique, très superficielle et dans la blague, et à la fois plus profonde par rapport à plein de choses qui se passent actuellement. Quand la marmite commence à bouillir un petit peu trop, t’as envie de faire "CTRL + ALT + FUCK". De là, chacun en déduit ce qu’il veut ou l’adapte à sa part de réalité, avec surtout beaucoup plus d’humour que de réel, de philosophie révolutionnaire, violente ou je ne sais quoi.

Julien : Et puis qui n’a jamais rêvé d’avoir une touche FUCK sur son ordi ? On a souvent envie de dire fuck à son ordi ou à plein d’autres trucs ! (Rire)

Avant d’évoquer en détail certains morceaux du disque, j’ai senti que c’était tout sauf un nouveau Psykup "lambda". J’ai décelé une plus grosse prise de risque, et un aspect expérimental encore plus poussé que sur vos précédents disques. Qu’en penses-tu ?

Julien : Ça fait plaisir ! C’est à la fois plus direct et plus simple dans le message. Les morceaux sont plus courts, il y a moins de changements de tempos. Mais c’est aussi plus complexe dans la réflexion en amont : "Comment faire du Psykup 2017 à la fois plus light et plus expérimental ?". Et ça expérimente même plus qu’avant dans le sens où il y a plus de mélanges affirmés. J’ai tenu à insérer des guests qui font vraiment le truc. J’ai toujours rêvé d’avoir des cuivres sur un morceau, on met des cuivres ! J’ai toujours rêvé d’avoir un aspect un peu plus symphonique avec un violon, hop, on met un violon scandinave ! C’est des choses que je ne me serai pas forcément permise dans le sens où on voulait toujours coller exactement à ce qu’on faisait. Donc en ce sens c’est plus expérimental et plus poussé.

Après, je suis content que tu dises qu’il y ait une prise de risque, parce qu’effectivement il y en a une, par rapport au fan de Psykup lambda qui est habitué à ce qu’on fait d’habitude. Et par rapport aux gens qui ne connaissent pas, même si c’est du Psykup plus light, ça reste une prise de risque car c’est vachement spécial. Je trouvais ça intéressant. De toute façon je ne voyais pas l’intérêt de revenir après 9 ans d’absence pour proposer à peu près la même chose. Dans le sens où des groupes l’ont déjà fait, je me suis fait chier et j’ai été dégouté. Quand tu fais attendre longtemps, j’estime que tu as un devoir de proposer un truc nouveau, à la fois une bonne synthèse de ce qui s’est fait avant, et à la fois une nouveauté. Si le contrat est rempli, alors je suis très content.

Vous avez incorporé des sonorités qui attirent particulièrement l’oreille. Par exemple, cette batukada sur "Violent Brazilian Massage"…

Ça s’y prêtait ! Quand tu écris un morceau qui s’appelle "Violent Brazilian Massage", forcément, l’idée de la batukada peut venir te taper à l’oreille à un moment donné. Ce texte, c’est une expérience. J’ai orienté ce morceau vers ça car j’ai vécu une expérience quand je suis allé au Brésil, et j’ai été un peu transcendé par l’atmosphère et par plein de choses que j’ai vécu là-bas. J’ai voulu un minimum recracher ce que j’ai pu ressentir à ce niveau là, tout en rattachant à l’histoire du renouveau de Psykup. On remet un peu les compteurs à zéro, psychologiquement, humainement, et caetera… On repart sur quelques choses de neuf en se servant de ce qu’on avait déjà de positif avant.

Pour moi la batukada, outre le fait qu’esthétiquement c’est vachement bien et qu’à l’oreille ça frappe fort, je trouve que c’est beau dans le sens où c’est une équipe, une association de gens qui peut aller jusqu’à 200 personnes. Ça vient de la rue, c’est très spontané et très vivant. Alors nous, on a fait une fausse batukada, on ne pouvait pas avoir 200 brésiliens. Mais j’ai des potes qui sont venus à 4, et ils ont fait des re-re jusqu’à ce qu’on ait une trentaire de personnes, ce qui est déjà une bonne batukada à l’oreille, pour retranscrire un peu cette folie, cette énergie, ce positif. C’est un morceau très positif, et c’est une énergie positive la batukada. On transmet quelque chose qui s’entend à des kilomètres, en équipe. Et pour moi Psykup c’est un travail d’équipe.

Je pense aussi aux cuivres sur "Cooler Than God", si je puis me permettre… C’est du génie !

Julien : Nicolas Gardel est le trompettiste qui a fait tous les arrangements de cuivre. C’est un des meilleurs trompettistes mondiaux, n’ayons pas peur des mots, il joue partout et est très réputé. C’est un super pote à moi, avec qui j’ai déjà joué dans mes formations soul et funk à côté. Il est très branché rock aussi. Quand j’ai écrit ce morceau "Cooler Than God", je me suis dis que j’aimerai vraiment amener un côté big band que je kiffe grave, et qui dans le metal est très timide.

Ça m’a rappelé "Star AD" de Faith No More, sur "King For A Day…"

Julien : Par exemple ! Faith No More l’a fait avec peut-être un peu moins de monde, Devin Townsend l’a fait sur un morceau comme "Bad Devil". Mais en général c’est du MIDI. Là, sans dire que ce qu’on a fait est mieux, j’ai voulu faire une vraie section big band avec un vrai apport. Ce n’est pas juste un petit moment dans le morceau, c’est une partie intégrante du morceau de A à Z, assumée, et pas une blague. C’est pas pour rigoler, pour faire un peu style. Ça fait même partie intégrante de l’écriture du morceau.

Donc ça m’a fait plaisir d’intégrer ça, avec ces musiciens là. J’avais des idées d’arrangement, j’en ai discuté avec Nico, qui a ajouté des trucs. Je trouve que ça donne une association qui fonctionne dans le sens où on a un vrai morceau fusion, et à la fois un vrai big band qui pousse. Même au mix on s’est cassé le cul à essayer d’équilibrer ça, pour qu’on ait à la fois la fougue metal, et en même temps baisser la disto et avoir les cuivres dans la tête, en assumant à fond. On a le meilleur des deux mondes sur ce morceau là. C’est une petite victoire personnelle, pour Psykup et moi-même. Dire qu’on a réussi à faire ça sur un album, ça fait une plus-value énorme !

On peut aussi entendre des violons sur "Crisis Of Today"…

C’est effectivement un violon scandinave. On appelle ça une nyckelharpa.

Matthieu : C’est pas un gros mot hein ! (Rires)

Julien : C’est un élève à moi en cours de chant, Vik’, qui a un groupe qui s’appelle Les Compagnons du Gras Jambon. D’ailleurs j’invite à aller écouter, c’est de la musique médiévale très classe, ils jouent beaucoup dans la rue, ils se réapproprient beaucoup de musique scandinave. Donc mon élève chante dans ce groupe et joue de cette nyckelharpa, un violon version plus plus, avec des touches qui pourraient ressembler à des touches d’orgues, et qui se joue à l’archet. C’est un instrument qui sonne grave. J’ai été assez impressionné par sa sonorité.

Et sur "Crisis Of Today", qui est un morceau un peu plus spécial, plus émotionnel, je me suis dis que ça serait intéressant d’avoir cette sonorité là, qui apporte beaucoup au morceau, qui s’y prête. On voulait aussi lui donner une vraie place pour qu’il y ait une vraie présence. Pas juste un gimmick où un truc que tu vas sampler pour rigoler. Vik’ a mis toute sa sensibilité d’artiste là-dedans, il a improvisé sa partie après que je lui aie donné quelques directives. Il a mis un truc vraiment super, qui apporte cette touche très différente. En grosse inspiration, il y avait ce morceau de Refused que j’adore, qui s’appelle "Tannhauser/Derivé", à la fin de "The Shape Of Punk To Come", où il y a ce violon qui donne ce côté un peu martial, qui te prend, qui est un peu lyrique. Mais nous tous, et je pense à Matthieu qui joue aussi dans Cancel The Apocalypse avec un violoncelle et une guitare baroque, on a tous cette envie de mélange. Ça a jamais été totalement assumé, c’était un peu timide, on se disait "On peut pas le faire sur scène donc on le fait pas". Là, on y est allé, et pour le coup ça fait plaisir !

Et enfin, ces sonorités flamenco sur le diptyque "The Long Ride Home"…

Pareil ! C’est un morceau qui était conçu un peu comme un film, un western un peu crépusculaire. Il y a ce côté fin d’une ère, début d’une nouvelle ère… C’est pour ça qu’on a divisé ce morceau en deux parties, "Sunrise" et "Sundown". C’est un jour nouveau et un crépuscule nouveau, mais plein de choses se sont passées entretemps. Ça parle d’un combat contre soi même, ça parle d’avancer en fuyant ses démons, mais en assumant. Ce côté western a appelé des sonorités hispaniques, ce côté mexicain qu’on retrouve dans certains westerns. Donc forcément, les choses s’enchaînent logiquement. On a la trompette de Nico Gardel qui se rajoute aussi, on essaye de créer des images pour l’auditeur. Ce côté très esthétique à l’oreille. Ce n’est pas très évident, il faut arriver à suggérer, sans en faire trop.

Une constante : cet équilibre entre vos deux voix. Comment avez-vous travaillé sur cet album, surtout après tout ce temps ? Était-ce la même méthode qu’auparavant ?

Matthieu : On a travaillé de la même façon qu’à l’époque. On écrit pour les deux voix, on se partage juste les textes, et on écrit le texte en entier pour la complémentarité des voix. On essaye de penser collectif, on y arrive a priori. On a une complémentarité plus grande que si chacun arrivait avec sa merde, de façon beaucoup plus égoïste. Ce qui te fait peut-être dire ça aussi, c’est que le travail des voix a été plus grand sur cet album que sur les albums précédents, en terme de production discographique.

Julien : C’est clair, les voix sont mises en valeur pour une fois. On a vraiment beaucoup travaillé à faire en sorte d’entendre les voix de chacun.

Quelques mots sur l’artwork, qui dénote pas mal par rapport aux pochettes de vos anciens disques…

(Rires) Oui ! C’est une association entre nous et Jouch, notre graphiste, qui travaille avec nous depuis "We Love You All", mais qui a aussi bossé avec Manimal, Agora Fidelio dont il est guitariste, l’autre groupe de Matthieu. Il n’hésite pas à se renouveler et à se mettre en danger. J’ai eu une vague idée de l’ensemble, je lui ai proposé, on a bossé tous les deux, et on est venus à se dire "Allez, on assume de le faire", comme avec le reste, on va au bout de cette idée d’un truc très con, complètement décalé, et puis Psykup EST décalé dans le paysage. Il y a évidemment une symbolique. Il y a un trublion qui vient foutre la merde dans un joli décor, l’hippopotame c’est nous !

Donc ce côté un peu "punk", et puis il y a un côté esthétique très joli, un peu old school, comme ce qu’avait fait Helmet avec la pochette de "Betty", et qu’on avait déjà exploité sur "We Love You All". Mais là c’est plus moderne. On dirait une pochette de Dolce Gabana (Rire). Et on voulait aussi ce côté un peu sunshine. À la base Jouch voulait quelque chose d’un peu dark, mais on ne s’y reconnaissait pas. On s’est dit que l’album a beau être bourrin, y’a un côté plus cool et plus positif. Donc on voulait un truc un peu sympa ! Tu peux te marrer à regarder la pochette avec tes potes, en vinyle ça sera beau chez toi et ça plaira à ta mère ! (Rires)

Julien, je te sais très grand cinéphile. Y’a-t-il des films qui t’ont particulièrement influencé pendant la composition de l’album ?

Quand j’écris, je me refuse d’écouter vraiment du metal. Déjà que je n’en écoute pas beaucoup en général, dans ces périodes je n’en écoute plus du tout. Sinon dans les films qui m’ont marqué et qui m’ont inconsciemment influencé, j’ai pris quelques bonnes tartes, notamment avec "The Neon Demon" de Nicolas Winding Refn, qui m’a bien calmé. "Sing Street" aussi, un très beau film irlandais, vachement axé sur la B.O, très fresh, très positif. Nostalgique et positif à la fois, donc ça n’a forcément pu que me parler. J’ai aussi pris une grosse tarte avec le dernier Tarantino avec la BO d’Ennio Morricone. Il n’avait pas fait grand chose depuis longtemps et c’était beau. Dans mon inconscient, tout ça a forcément influé.

Et puis un film qui s’appelle Green Room, dont on n’a pas beaucoup parlé. Celui-là m’a bien calmé dans le sens où c’est un refus total des règles d’écriture scénaristiques normales. C’est une vraie proposition et ça m’a plu. Ces films me sont rentrés dedans, et ils se recrachent forcément d’une façon ou d’une autre à un moment donné. Je pense que je suis beaucoup plus influencé par les films que je vois que par la musique pour écrire. En général, je commençais à écrire, j’allais voir un film ou deux, et je revenais pour écrire ensuite.

Nouvel album, donc nouvelle tournée ?

Matthieu : Dès fin mars ! Il y aura une trentaine de dates en 2017, dans toute la France.

Julien : Et après on va essayer d’aller un peu plus loin !

Matthieu : On a une date à Londres qui est prévue pour le mois de mai. Et puis pas mal de choses qui vont se passer en Europe, et encore plus de dates en 2018.

L’année dernière, vous avez tourné en jouant l’intégralité de "Le Temps de la Réflexion". Crois-tu qu’une fois le cycle de "CTRL+ALT+FUCK", vous pourriez faire de même avec "L’Ombre et la Proie", ou "We Love You All" ?

Matthieu : Je pense pas. On l’avait fait avec "Le Temps de la Réflexion" car c’était l’album d’une époque, pour nos fans et pour nous même. Donc ça avait une résonnance. Après, pour le 2ème et le 3ème album, je sais pas si ça serait très pertinent. En tout cas on ne l’a pas évoqué, tu es la première personne qui nous en parle !

Julien : Je suis assez d’accord… Vaut mieux faire le best of là !

 psykup psykup © Metal Sickness 2017

Quand vous vous êtes séparés, l’implantation des réseaux sociaux en France était à peine balbutiante. Avec le temps pas mal de groupes ont pu se développer grâce à une présence assez prononcée sur internet. J’ai constaté que vous aviez plutôt réussi votre retour sur la toile, as-tu un avis à ce sujet ?

Matthieu : C’est vrai qu’on est un peu ancienne école, donc tout ça, ce n’est pas que ça nous dépasse. Même quand on estime ne pas être dépassé, on voit que la nouvelle génération a un truc en plus. Des groupes qui ont 3 concerts et demi dans les pattes ont 8 milliards de vues sur Youtube avec un clip fait par leur grand-mère. Tant mieux pour eux ! On a un développement qui a été autre. Pour moi il faut juste concilier la vie réelle et la vie virtuelle. On existe sur internet, on essaye de mettre le maximum de véracité là-dedans, en étant proche des gens, sans jouer un rôle. On répond nous même aux messages et aux commentaires, personne ne parle pour nous. Pour l’instant c’est ça, on verra dans un an si on a 350 000 messages par jours. Et puis dans le réel, quand on a des gens en face de nous qui nous posent des questions en interviews, qui nous font signer des CD’s à la fin du concert, on essaye d’être le plus humain possible, parce que je pense que c’est ce qui restera au final.

Un grand merci à Julien et Matthieu pour leur disponibilité, et à Sarah de Dooweet pour avoir rendu cette interview possible !

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