Salut ! Originalité oblige, est ce que tu peux présenter le line up et la démo, "Backlash" pour ceux qui ne connaissent pas encore Deafening Silence ?

Phil : Le groupe est composé de Nicolas Griette au chant, Michael Magagna et Guillaume Corsale aux guitares, Eric Totti à la batterie et j’occupe le poste de bassiste. Backlash est notre second album et il est destiné à tous les fans de metal qui apprécie la musique sans prise de tête. C’est un disque direct fait par des fans de heavy pour des fans de heavy.

peux tu nous présenter le nouveau batteur ? Qui est-il ? Que penses-tu qu'il va amener à Deafening Silence ?

Guillaume : Il s’appelle Eric, il est assez jeune par rapport a nous mais il nous a impressionné par son niveau technique. Il a un répertoire très large, bien plus que le simple Heavy Metal, et c’est ce qu’il nous fallait. En plus il est passionné par son instrument, ce qui ne gâche rien.
Nico : Il va diviser par deux la moyenne d’age du groupe ! ! ! ! !

Comment tu définirais votre musique exactement ? Judas Priest et le heavy des 80/90's semblent être de grosses influences…

Nico : Pour ma part Rob Halford et Bruce Dickinson sont vraiment les deux chanteurs qui m’ont le plus influencé.
Guillaume : Notre démarche est la même que les groupes des 80’s, faire de la musique qui nous plaise avant tout, prendre du plaisir a la jouer. Evidemment, ces groupes nous influences, pour moi ça serait Iron Maiden, Helloween et Accept. Le plus difficile étant de ne pas donner dans le plagiat et de proposer quelque chose d’original.
Phil : En fait, je dirais que notre musique s’inspire des 80’s au sens large car chacun d’entre nous a ses groupes phares de l’époque, ce qui fait qu’au final, on mélange tout ça et ça donne du Deafening Silence.

L'alchimie du line up semble bien rôdée. Comment vous êtes vous tous rencontrés ?

Guillaume : Phil et moi avons décidé de créer un groupe de Metal au temps du lycée, il y a de ça plus de dix ans. De fil en aiguille, nous avons eu plusieurs line-up, jusqu'à ce qu’il ce stabilise autour de celui qu’on retrouve sur « Edge of life » notre premier LP. Le groupe était alors composé de Julien au chant et de Romain à la batterie, Phil à la basse, Mika et moi aux guitares. Il y a environ deux ans, les choses se sont corsée avec notre chanteur alors on a recruté Nico. Puis en fin d’année dernière, Romain a quitté la région donc le groupe et nous avons recruté Eric. L’ensemble de l’album a toutefois été enregistré par Romain.
Nico : J’ai rencontré Deafening pour la première fois à Eloyes quand ils ont joués en ouverture de Jeff Scott Sotto et j’ai vraiment apprécié , du coup avec mon groupe de l’époque (Morpheus Embrace) nous en avons profiter pour les inviter à un de nos concerts et éventuellement si ils étaient intéressé pour que l’on joue ensemble. Ils sont venus (enfin Guillaume et Romain), ils ont aimés et quelques semaines plus tard nous faisions notre premier concert ensemble et l’entente fut vraiment bonne entre les deux groupes.(Nous avons d’ailleurs rejoué ensemble une autre fois plus quelques bœufs par ci par là) et moins d’un an après c’est moi qu’ils ont appelé pour remplacer Julien.
Phil : On est un groupe de pote avant tout et on est là pour se faire plaisir. Il n’y a pas d’argent en jeu donc il n’y a pas de raison de se tirer dans les pattes. Et si il y a vraiment quelque chose qui cloche avec un des membres, on discute et on décide ensemble de se qu’il faut faire. C’est d’ailleurs ce qui s’est passer avec Julien. Plutôt que de pourrir l’ambiance, il a préféré s’en aller.

Comment s'est passé l'enregistrement de cet album ? Combien de temps ça a pris ?

Phil : On a commencé à enregistrer la basse / batterie avec Romain au studio AMPER de Clouange pendant quatre jours. Une fois que les fondations étaient creusées, les autres avaient tout leur temps pour faire leurs parties.
Guillaume : Les guitares ont été enregistrée par nous même dans notre local de répétition, en home studio quoi. C’est la meilleure chose qu’on ai faite, puisque personne ne nous poussait au cul, et le compteur financier ne bougeait pas. Il a fallut environs trois mois pour boucler la totalité de l’album.
Nico : Quand à moi, j’ai enregistré chez un pote (Guillaume bassiste du groupe Edenfall), et j’avoue que de ne pas avoir la pression du temps comme j’aurais pu l’avoir dans un « vrai » studio fut vraiment quelque chose d’appréciable..

Un mot sur cette production ? Qui s'en est chargée ?

Guillaume : Nous et nous même ! Nous avons pris en charge tout les frais, car aucune structure ne nous soutient. Je suis encore plus fier du résultat pour ces raisons. Toutes les décisions concernant l’artwork, le son, le mix, tout a été fait par le groupe.

Est-ce qu'à l'avenir vous continuerez en autoprod' ?

Nico : Si personne ne veut nous payer le studio + un producteur nous n’aurons pas d’autres choix que de continuer l’autoprod’.
Guillaume : C’est le problème en France, on ne vend pas beaucoup d’album, donc on a aucun « poids » face aux autres. Ici on considère qu’un grand artiste est quelqu’un qui vend beaucoup d’album. C’est devenu n’importe quoi. Tout changera quand le CD aura disparu et que des grosses maison ne feront plus leur beurre sur le dos des passionnés. Les artistes resteront, la musique et la création existera toujours, quoi qu’on en dise.
Phil : Enfin, ce serait quand même très enrichissant pour nous si on pouvait se payer le luxe d’un producteur. Je serais quand même curieux de voir comment notre musique sonnerait avec un expert en la matière derrière la console.

Tu es totalement satisfait de "Backlash" ou tu changerais quelques petits trucs avec du recul ? Quels sont ses points forts mais aussi ses points faibles selon toi ?

Nico : Vu que l’enregistrement est bouclé depuis mai 2006 ,à force de l’écouter, le moindre défaut me saute littéralement aux oreilles donc c’est une question difficile pour moi car j’ai l’impression qu’ il faudrait que je ré-enregistre tout.
Guillaume : C’est dingue, tu me voles mes réponses !!
Phil : C’est ça le problème ! On a l’impression que ça fait une éternité que le disque est en boite. J’ai enregistré mes parties il y a plus d’un an en arrière et depuis a force de répéter, elles ont évolué par rapport a ce qu’il y a sur l’album. J’en suis quand même satisfait, surtout quand j’écoute “Edge of life”, car il y a quand même un fossé entre les deux.

Comment tu vois cette réalisation par rapport aux débuts du groupe ? Une (r)évolution ? Une Etape… ?

Guillaume : Une étape. J’ai chez moi des enregistrement tout pourris, mais dessus il y a quelque chose qui saute aux oreilles : Chaque nouvel enregistrement et meilleur que celui d’avant. On se remet en question a chaque fois, donc on progresse par étape. Ca fait notre force, je pense.

T'as des titres préférés dans cet album ? Pourquoi ?

Phil : J’adore jouer Nothing Remains pour son côté rock n’ roll et je dirais aussi Backlash et Groundbreaker car ce sont des morceaux plus rentre dedans. Ce sont d’excellents défouloir.
Guillaume : Seal of the Damned, c’est la chanson la plus aboutie qu’on ai jamais faite. Je suis très surpris encore maintenant quand je l’écoute, je me dis, punaise, c’est nous !
Nico : Metallic Meltdown, pas vraiment pour la musique mais car c’est le seul titre qui a été créé totalement après mon arrivée dans le groupe et en plus mon pote Remy ( guitariste de morpheus Embrace mon précèdent groupe) fait un ptit solo sur cette chanson.

Avez vous eu des échos de cette réalisation ? Sont-ils positifs ?

Nico : Pour le moment tous les échos que nous avons eu sont positifs, pourvu que ça dure….
Phil : C’est clair qu’on croise les doigts pour que ça continue encore. Avec un peu de chance, le disque fera un peu plus de bruit que le précédent, histoire de nous ouvrir quelques portes en plus.

Quelles sont vos sources d'inspiration quant à la composition ?

Guillaume : Pour moi, tout ce qui me touche peut terminer en chanson … L’essentiel pour moi est d’être content de ce que j’ai fait. Certains gardent tout ce qu’ils composent. Moi quand ça ne me plait pas, j’efface purement et simplement. Ce qui fait que quand je propose une chanson, il y en a au moins deux de plus qui on disparue. Je filtre …
Phil : Pour ma part c’est a peu près pareil. N’importe quoi peut me donner une idée de chanson que ce soit un film, une parole, un bruit et après ça me donne un riff et le reste coule tout seul.

Et en ce qui concerne les compos, comment ça se passe ? Tout le monde compose et vous fonctionnez en démocratie pour la direction artistique des morceaux ?

Guillaume : On part d’une idée de riff, ou alors si quelqu’un a une idée plus poussée, il l’enregistre avec les moyens du bord, et on l’écoute tous ensemble. De toute manière tout est collectif, et si quelqu’un a envie d’essayer un truc sur un morceau on tente. C’est très ouvert.
Phil : C’est clair qu’on ne se contente pas de jouer simplement le morceau qu’untel propose. Par exemple, Seal of the damned, ne sonnait pas du coup comme ça au départ. Et à force de la jouer, les idées ont germé d’elles mêmes.

Est-ce que les objectifs de compositions que vous vous étiez fixés ont tous été atteints lors de l’enregistrement ?

Guillaume : Oui, à savoir ne pas faire de redite, proposer des choses originales, et qui nous ressemblent.

La recherche mélodique semble être un axe essentiel de la composition de Deafening Silence. C'est un point sur lequel vous insistez naturellement beaucoup ?

Nico : En fait il n’y a pas de plan défini quant à la composition, tout est plutot instinctif.
Phil : On vient de cette école du heavy mélodique donc toutes les mélodies qui se trouvent sur le disque viennent naturellement. On a été bercé par du Helloween, du Maiden. Il aurait été difficile pour nous de faire quelque chose de plus extrême comme du death ou du black. Quoi qu’à une certaine période, on aurait pu en faire !

Un mot sur cet artwork. Qu'est ce qu'il représente ? Qui s'en est chargé ?

Phil : La cover est signée Gregory Lê, un artiste de chez nous. Il a déjà réalisé plusieurs pochettes pour d’autres groupes. Donc nous sommes entrer en contact avec lui car on voulait quelque chose qui ne fasse pas amateur. Nous nous sommes réuni pour en discuter et au fur et à mesure, il faisait son croquis dans son coin. A la fin, il a posé son carnet avec l’esquisse de la pochette et on a toute de suite sut que c’était ce qui correspondrait le mieux à l’esprit de l’album.

Comment ça se passe avec Brennus Music ? Comment vous êtes vous rencontrés ?

Guillaume : Pfiou ! Ca fait longtemps … A l’époque j’avait envoyé une démo a Alain Ricard et il avait eu la gentillesse de répondre que si le groupe continuai ainsi, et corrigeai ses erreurs, il n’y aurai pas de problèmes quant a la collaboration entre Brennus et nous. Alain est un homme de parole et nous aussi, donc, nous avons tenu nos engagements respectifs, pour notre plus grand bonheur. Maintenant c’est vrai que Brennus reste ce qu’il ai, mais il a au moins le mérite d’exister, et surtout, de durer et de nous faire confiance.

Qu'attends tu de Deafening Silence à court et long terme ?

Nico : Juste continuer à prendre du plaisir.
Guillaume : Oui, c’est l’objectif principal, prendre du plaisir en donnant le meilleur de nous même, peu importe ce qu’on fait.
Phil : ce qui serait cool, ce serait de pouvoir décrocher des premières parties de groupes important afin de faire découvrir notre musique, de montrer toute l’énergie qu’on dégage sur scène. Ça fait maintenant dix ans qu’on joue et nous sommes largement capable de chauffer une salle remplie de metalheads. Nous sommes conscients qu’à moins d’un énorme coup de bol, nous ne vivrons jamais de notre musique mais faire des concerts plus importants serait quelque chose de formidable à notre niveau.

Est-ce qu’une nouvelle réalisation est en cours de préparation ou du moins en cours de réflexion dans un futur assez proche ? Toujours chez Brennus ?

Guillaume : Actuellement on bosse d’arrache pied avec notre nouveau batteur afin de proposer un set pour donner des concerts. Ensuite on va réecrire des chansons, c’est dans l’ordre des choses. Rien n’est planifié pour la suite, pour le moment.
Phil : Cependant, on a déjà fait un point sur les compos que chacun a déjà esquissé dans son coin et on n’est pas loin d’avoir de quoi faire un album. Après tout est une question de mise en place. On profitera certainement de la période creuse juillet août pour travailler tout ça.

Est ce que des dates sont prévues pour bientôt pour promouvoir cet album ?

Guillaume : oui, d’ores et déjà, trois dates, mais j’espère que beaucoup d’autres viendrons. Profitons en pour passer un message a tout ceux qui organisent des concert : contactez nous !!!
Sinon : le 26/05/07 a Marange au café de la vallée, le 09/06/07 à Volmerange les Mines au No man’s Land, le 24/11/07 a Joeuf au café La cigale.

Un concert de Deafening Silence c'est quoi ? C'est comment ?

Nico : A coté, Johnny halliday au stade de France, c’est un playmobil dans un évier.
Guillaume : Euh, c’est bien … Il y a des gens qui crient et qui joue vite là-bas, c’est qui ? C’est nous !!
Phil : Les gens reviennent toujours à nos concerts car ils savent qu’ils vont passer un bon moment. On fait beaucoup participer le public, ça doit être une des raisons pour laquelle ils sont toujours présent.

Que pensez-vous de la scène métal française ?

Nico : J’adore vraiment des groupes comme Nightmare et malediction ,la scène française, bien que boudée par les médias est vraiment riche.
Guillaume : Le pire c’est l’absence de soutient, bien que beaucoup de site internet et de gens nous supportent. Mois je citerai ADX, c’est que du bon, j’adore.

Ton meilleur souvenir au sein du groupe ? ...et le pire ?

Nico : Mon premier concert avec le groupe fut à la fois mon meilleur et mon pire souvenir. Mon meilleur car ce soir là, un truc s’est vraiment passé entre nous sur scène, l’alchimie était au rendez-vous. C’était vraiment quelque chose de fort. Mais également mon pire car j’étais vraiment très stressé avant le début du concert et cela ne m’était pas arrivé depuis des années.
Guillaume : Le meilleur : Un concert a Chalons en Champagne, tout était nickel : l’organisation, le son, le set. Des conditions comme on en voit rarement. Le pire ? la cure proteinée aux œufs de Phil. Pets dégueulasses assuré !
Phil : Le meilleur pour moi est sans doute le concert à Eloyes en première partie de Jeff Scott Soto. C’était la première fois qu’on avait droit à une loge avec bouffe et boisson à volonté. Et le pire reste le départ de Romain à un moment où on ne s’y attendait pas.

S’il y a une question que je ne vous ai pas posée et à laquelle vous espériez fébrilement tant répondre…c’est à vous !

Nico : Slip ou caleçon ? Caleçon.
Guillaume : Slip.
Phil : Slip kangourou pour Guillaume, il faut quand même le préciser.

Un message pour les (millions de) lecteurs de Metal Sickness ?

Nico : Gardez la foi, metal is forever ! ! ! !
Guillaume : Ecoutez notre chanteur, il est très méchant quand on fait pas ce qu’il dit.
Phil : Et il pète aussi énormément.