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Sidilarsen tour report mars 2012 23
Sidilarsen - Carnet de bord (Mars 2012)
Un dossier de Team MS
Réalisé le 06/03/2012

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Texte

Depuis la création de MS, on vous a souvent parlé de Sidilarsen en long, en large et en travers. Alors que le combo se lance dans une grosse tournée française, nous avons souhaité aborder le groupe sous un angle différent en lui laissant la parole au travers d'un carnet de bord. Vous pourrez ainsi suivre les aventures des toulousains sur la route de l'intérieur pour en connaitre les moments de bonheur, de galères ou de doutes. Bienvenue dans la Siditribe !

SAMEDI 4 MARS : Festival Betiz'Fest à Cambrai

Toulouse, 8h30 du matin, on se retrouve au camion (chargé la veille), c'est parti pour 10h30 de route direction le NORD ! On joue à Cambrai ce soir (pas très loin de Lille apparemment).
Cette date est tombée un peu à la dernière minute car nous remplaçons Skip The Use (absent car nominé aux Victoires de la musique).

Le trajet est vraiment interminable, largement de quoi théoriser la musique, la culture, le développement du groupe...largement de quoi parler de politique aussi et de refaire le monde comme on le fait si souvent avec les Sidi ! Qu'est-ce qu'on peut parler dans ce camion ! Les techniciens de l'équipe tout autant que nous, on appelle cette équipe le Siditribe ! Un des autres grands sujets aujourd'hui, c'est l'appréciation des multiples qualités de notre nouveau camion. Élément indispensable à un groupe qui enchaine des milliers et des milliers de km.

CambraiCambrai

Nous arrivons vers 19H sur le lieu du festival qui a commencé beaucoup plus tôt en début d'après midi. Les gens de l'orga sont forts sympathiques et le public semble assez éclectique et très "bonne ambi", à l'image de la programmation (No One, Charge 69, Brassens Not Dead, Sidi et DJ Netik entre autres...). Beaucoup de punks aussi, très respectueux et ouverts, vraiment ces Chti sont des gens biens ! Ce soir, pas de balances, juste un line-check après No One Is Innocent et on devra envoyer le bois direct !

Didou écrit la set-list du soirDidou écrit la set-list du soir

Après un repas qu'on essaie de gérer pour ne pas être des veaux sur scène, le moment chaud arrive.

On s'échauffe en arrière scène, on se relaxe aussi, des pas chassés, des étirements de pseudo-sportifs mythomanes dont seul Sidi a le secret ;-) Puis un petit bouchon de sky, le fameux check (rituel incontournable, une vrai religion) et GO l'intro démarre.

On déboule face à une assistance nombreuse et déjà bien chauffée par les No One. Le public est rapidement sensible au côté dansant et à l'énergie de notre musique.
Quel plaisir de communier avec le public, voir danser et vibrer 800 personnes, partager des moments de bonheur pur, des émotions intenses, et au final une part de rêve et d'espérance en une vie meilleure...ça fait bientôt 15 ans qu'on a commencé, et je ne me lasse toujours pas de la scène, je crois que j'y trouve même de plus en plus de plaisir. On essaie d'être intense et sincère comme à chaque concert, le groupe est vraiment soudé, particulièrement dans les moments difficiles et quand il faut mouiller le maillot comme dirait Joey Starr...

Après un beau rappel et une bonne dose de sueur, nous sortons de scène heureux. Nous avons surmonté la fatigue, Sam, le batteur, a su donner le meilleur malgré un mal de dos terrible depuis quelques temps. Akira et Verlaine, nos techniciens, se sont parfaitement adaptés aux conditions difficiles, même sans balance. Tout ça fait partie de ces petits défis qu'un groupe doit pouvoir relever. On discute viteuf dans les loges, on y trouve un mot touchant signé par les No One qui ont dû partir pendant notre concert.

La dédicace de No OneLa dédicace de No One

Nous filons au stand Sidi pour satisfaire les demandes du public, discuter, faire des dédicaces et quelques photos. Nous aimons rester proches du public. C'est une tradition chez les Sidi que de gérer le stand, tout comme nous gérons tout ce qui concerne le développement du groupe. Enfin nous allons boire quelques coups dans l'espace dédié aux artistes, trinquer avec l'orga si accueillante. Et puis vient déjà le moment de recharger le camion. Dure mission quand il est plus agréable de boire des verres avec les gens ! Mais voilà, il est très tard, nous devons regagner un gîte, dormir 3 ou 4h et reprendre la route pour gagner Toulouse...10h30 de camion ! Allez ! Dans 2 jours on remonte sur Paris pour une semaine. Au programme : un petit live acoustique sur France Inter, des interviews, puis un concert parisien, et enfin un concert à Limoges pour clore la semaine ! On est déjà excité par ce qui nous attend !

did0u  

MARDI 6 MARS : Sidi Unplugged sur France Inter

"Mardi 6 mars 2012 Aéroport Toulouse-Blagnac Embarquement 13h30". Voilà ce qui est inscrit sur mon billet et qui fera office de point de rendez-vous pour le groupe.

Paris, c'est un peu plus bas...Paris, c'est un peu plus bas...

On y est, 13h30 et l'équipe Sidi est presque au complet dans le hall d'embarquement, seuls les techniciens manquent à l'appel pour le début de ce périple parisien. Le restant de la troupe nous rejoindra jeudi pour notre concert gratuit au pub "O'Sulivans" (à coté du Moulin Rouge (http://www.facebook.com/events/346557808711710/).

Mais pour ce soir et pour la 1ère fois, Sidi joue unplugged !!! Seules deux guitares acoustiques, une basse et un œuf ;-) seront nos armes pour défendre les couleurs de "Machine Rouge" sur les ondes de France Inter lors de l'émission de Serge Levaillant "Sous les étoiles exactement".

Après un petit vol et un long trajet en RER, nous voilà enfin dans la capitale. Dès notre arrivée, on regagne l'hôtel qui sera notre gîte jusqu'à la fin de la semaine. Le temps de checker les piaules et de poser nos bagages et on repart en métro direction La maison de la radio.

CambraiLes Sidilarsen ont-ils profité de leurs guitares pour faire la manche dans le métro ? Il semblerait que non... Les Sidilarsen ont-ils profité de leurs guitares pour faire la manche dans le métro ? Il semblerait que non...

Dès notre arrivée, l'accueil est chaleureux. Sourires aux lèvres, l'équipe de France Inter nous indique notre emplacement à partager ce soir avec Cabadzi, groupe nantais fort sympathique.

Ca y est, il est déjà 1h du matin et l'émission peut commencer. C'est à Cabadzi d'ouvrir le bal avec leur premier titre live puis c'est à eux de répondre à une flopée de questions distillées par la voie grippée de Serge. L'ambiance et bonne. Ca papote, ça rigole et c'est enfin à nous !

France Inter, c'est par là !France Inter, c'est par là !

On attaque avec "Le meilleur est à venir", titre habituellement sauvage qui débute notre album mais ce soir la rage passera la main à l'émotion pour une version plus intimiste. Seules deux guitares et deux voix feront l'affaire. Le morceau se termine puis Viber et Didou rejoignent la table pour papoter avec Serge à leur tour. Là aussi l'ambiance est bonne et on commence à prendre nos aises dans ce lieu mythique. L'interview Sidi s'enchaîne avec un Serge Levaillant taquin et passionné, toujours dans la bonne humeur. Puis on s'y recolle avec notre deuxième titre acoustique. Le sample de batterie déboule et les guitares arrivent, la voix de Didou vient se poser sur l'instru et enfin la basse de Fryzzzer vient gonfler le deuxième titre : "Samira".

Le studioLe studio

Déjà 3 minutes !!! Le morceau m'a semblé durer 2 secondes ! Viber et Didou retournent au micro et après quelques minutes de questions, l'émission touche à sa fin.

On déplugge les guitares et on range les casques, c'est l'heure de se dire au revoir. On en profite pour donner à M. Levaillant une affiche et un CD de notre action qui nous tient à cœur: "Y-a-t’il une chance de retourner la France ?" envoyé, au préalable, aux MJC et aux politiques afin de réveiller notre beau pays en cette veille d'élection présidentielle (http://www.facebook.com/events/364656256889754/).

Dès la sortie du bâtiment de Radio France chacun y va de son ressenti sur cette expérience atypique mais au combien enrichissante. Très vite les téléphones se mettent à sonner dans les rues désertes de la ville. Des messages touchants des proches mais aussi de moins proches (Facebook) pleuvent et nous rassurent. Un exercice délicat mais qui a été apparemment très apprécié. Tout ça nous met du baume au cœur pour la suite de notre périple. Maintenant il est tard, il est temps de rejoindre l'hôtel pour un repos bien mérité.

[Le Podcast du passage de Sidilarsen à Radio France est disponible ici - Ndr Mr Zède]

They did it!They did it!

Benben  


JEUDI 8 MARS : CONCERT AU BACKSTAGE BY THE MILL (PARIS)

Paris 11h, réveil en douceur. Aujourd'hui c'est grasse mat', on n'a pas d'impératif avant 15 heures, heure du rendez-vous à la salle de concert. Chacun vaque à ses occupations et on se retrouve à 14h45 dans le hall de l'hôtel pour nous rendre à la salle à pied.

Le Backstage By The MillLe Backstage By The Mill 

Arrivés au O'sullivans, je suis un peu surpris du lieu qui n'a pas l'air du tout d'une salle de concert, mais plutôt d'un pub tout ce qu'il y a de plus classique. En fait, la salle Le Backstage by the Mill se situe derrière une double porte au fond. Et là pas de doute, on est bien dans un club, avec tout ce qui faut pour faire un bon concert.

Sidilarsen vous souhaite un bon appétitSidilarsen vous souhaite un bon appétit !

Pas le temps de se poser en arrivant, l'équipe technique qui vient de Toulouse arrive avec notre matos (nous sommes déjà à Paris depuis deux jours).   Déchargement, installation, balances, repas, tout s'enchaîne et l'heure du concert approche. On se prépare dans les loges pendant que la salle se remplit. Verlaine notre sonorisateur lance l'intro et c'est parti pour 1h30 de concert.

Viber, Didou et Fryzzzer devant le Backstage By The Mill

Le public est réceptif et dès le début du set nous fait savoir qu'il est bien là. L'ambiance monte non stop, pas le temps de respirer, les morceaux s'enchaînent sans temps mort. Je me dis que je devrais me mettre au sport, un concert de 1h30 c'est un peu comme un marathon pour quelqu'un comme moi. Puis le moment du rappel arrive, juste le temps de souffler 30 secondes et c'est reparti pour les trois derniers morceaux. Allez, je donne tout ce qui me reste d'énergie et je profite de ces derniers instants. Puis on sort de scène. Je suis en sueur. Comme souvent on se retrouve dans les loges. On partage nos impressions sur le concert. On se réhydrate (ou plutôt on boit des coups) !  La soirée continue avec des DJs de Ouï FM qui ont pris le relais dans la salle. Le temps de se remettre dans l'ambiance il est minuit, c'est l'anniversaire de Didou ! Tournée de shooters, pintes de bière, je crois que ce n'est encore pas ce soir qu'on va se coucher tôt !

Fryzzzer

SAMEDI 10 MARS : Limoges (la Fourmi)

Ça y est, nous quittons Paris. Ce soir c'est la Fourmi à Limoges. Derrière le volant du camion, je sens bien la fatigue de la semaine.

Arrivée, café, jus de fraises, de quoi relancer la machine et c'est parti pour la balance. Malgré un circuit retour en moins sur scène, tout se passe "crème". On connait la salle, on y a joué voilà trois ans. L'accueil est toujours aussi chaleureux, le repas est gourmand et convivial, très rassurant tout ça.

Tout le monde débarque !
Tout le monde débarque !

Le groupe local Cadillac termine son concert d'ouverture en ayant bien chauffé la salle.

23H, le show est lancé. Verlaine (notre sonorisateur) est calé côté jardin avec sa console sur roulettes, étrange comme configuration, il n'est pas dans l'axe. Akira, lui pilote les lights depuis l'étage du haut, dans une vigie, marrant.

Ce soir il y a du fan, on déroule le set en mode "intimité", au vu des dimensions de cette salle. Un détail, j'aurais dû monter mon ampli d'un point, ç'aurait été plus confort sur scène. Voilà, déjà 1H30 de show, le salut, et je pars aux loges, extérieures à la salle, pour me réhydrater et changer cette chemise trempée. Je rejoins ensuite did0u au stand pour les dédicaces et autres discussions avec le public. Un nouvel aficionado apporte des bières à Samuel toutes les 2 minutes, difficile de suivre le rythme.

Le temps passe et vient le moment de charger le camion. Moment de joie s'il en est, mais bon, il y a même quelques amis pour nous filer la main, merci.

Le brouillon de ce billetLe brouillon de ce billet

Merci tout le monde. Direction l'hôtel. Une bonne nuit, courte, avant de regagner Toulouse après une semaine de périple. A la semaine prochaine, GO !

Viber

VENDREDI 16 MARS : Festival Bouk’n’roll à St Jean de Maurienne

Vendredi matin 8h, départ pour les Alpes, ciel gris et vent, météo morose mais joie de vivre dans le camion. Cette petite bulle est le théâtre de rigolades, de bonnes blagues et de débats politiques, philosophiques, etc… comme d’hab.

On arrive sur place pour nos balances vers 16h. Jean-Michel et son équipe nous accueille chaleureusement, il y a du bon briscard ici ! Un esprit keupon flotte dans les airs, mais un bon esprit keupon, fort respectueux et respectable. Il faut dire que Sidi partage ce soir  l’affiche avec Parabellum et Salut Les Anges (ex-OTH).

SiSi"Devil"larsen

Les balances nous promettent un gros son comme on aime, malgré un bruit parasite sur la guitare de Benben impossible à résoudre (vive les installations Wi Fi, les mobiles, etc.). On fera avec. Inhabituel chez nous : on a oublié une mallette contenant la pédale d’overdrive de Fryzzzer, ainsi qu’un carton de t-shirt (moins grave). Fryzzzer retrouve un son de basse à "l’ancienne", façon "Asian Dub" ;-). On fera avec, c’est pas un souci.

Après un repas costaud bien du terroir, on voit le monde remplir peu à peu la salle. C’est parti pour le concert de Salut Les Anges. Ils préchauffent bien un public enthousiaste, connaisseur et motivé.

Vient Parabellum et son charismatique Schultz qui font une entrée en scène façon "élection présidentielle" : "le nouveau président est, oh surprise, Mr Schultz !" dit une voix de JT. Schultz entre alors en scène devant un pupitre et entame le premier titre avec un discours…qu’on ne retrouvera chez aucun candidat ! ;-) L’assistance est conquise.

Prêt à être retourné St Jean de Maurienne ?Prêt à être retourné St Jean de Maurienne ?

Une grosse heure après, c’est à nous d’achever ce public motivé. Nous entrons en scène, on balance tout à l’énergie, les plus jeunes deviennent fous, les plus âgés observent attentivement et se mettent à danser. Nous touchons. Je suis toujours étonné de voir que Sidi plait aux punks. Il y a des fans dans la salle, mais les autres bougent tout autant, et on peut lire de grands sourires sur les visages. C’est pour voir ça qu’on est artiste, et qu’on ne lâchera rien ! La fosse entre peu à peu en transe. On aperçoit Schultz en bord de scène avec des gars de Parabellum, très concernés, vraiment des bons gaziers. Ils n’ont jamais changé, toujours ouvert d’esprit à chaque fois qu’on croise leur route. Bientôt 30 ans de route pour eux, bientôt 15 pour nous. Comment serons-nous dans 15 ans ? Serons-nous toujours là ? Avec le même désir, la même envie ? Au fond de moi, je le souhaite.

Nous terminons le rappel épuisés, comme le public je pense. Nous levons des verres à la santé du festival et remercions toute l’orga, les techniciens, les bénévoles et Jean-Michel pour leur accueil et leur combat permanent contre la morosité culturelle dans leur région. Voilà des gens qui font tout pour qu’existe la diversité musicale dans leur région, et ce avec très peu de moyens. Vraiment respectable. Il est plus de 3h du mat’, on file à l’hôtel pour une bonne nuitée, grosse route demain…

Did0u

SAMEDI 17 MARS : Le Rack’am à Bretigny sur Orge

C’est parti pour la deuxième date du week-end. Des alpages du Bouk’n’roll à Bretigny ça fait de la borne… Heureusement nous avons opté pour le line check. Je lâche le volant devant la petite entrée du club, un peu hébété par la route, comme tout le groupe d’ailleurs.

Le van-bus grand luxe avec la TV, SVP !Le van-bus grand luxe avec la TV, SVP !

Serrage de mains et saluage de l’équipe et des Ina Ich qui ouvrent pour nous ce soir.
Tout leur matos est déjà sur scène et c’est assez compliqué de caser nos amplis et autres lumières,  dans les coins de la scène. En effet, il n’y a pas d’espace "backline" à proprement parler.
Pas de soucis on s’adapte !
Après un petit apéro Heineken, il est temps de s’attabler en compagnie des Ina, tout en échangeant quelques palabres, détente. Je vais quand même avoir besoin d’un bon café, pour éviter de sombrer dans une longue sieste. Allez, je vais profiter un peu de la musique et du coup jeter une oreille au son de cette salle en façade. C’est très changeant quand on se déplace dans l’espace mais au milieu c’est bien.
Bon, il faut aller se préparer…

Sidi au cinéSidi au ciné

On fait un linecheck rapide, juste le temps de se rendre compte que le son est particulièrement mat sur scène, on va voir à l’usage.
Intro, go !
Même si la salle n’est pas comble, force est de constater que les premiers rangs sont chauds !
Dès le début du set, le ton est donné, ambiance festive et chaleureuse à souhait. Ce soir on peut jouer tout le set, on a de quoi développer.
Ce qui est bien dans les petites salles, c’est la proximité avec le public, il y en a même qui tombent sur nos retours, emportés par le mouvement. Je me demande des fois ce que le premier rang entend vraiment pendant le concert, un peu les retours, un peu les amplis, et beaucoup d’infrabasse sûrement… Comme me dit Tom : "je m’en fous de pas bien entendre, je connais les morceaux, moi, le concert, je suis là pour le vivre !". C’est pas beau ça ?
Voilà la fin du set, plaisir ce soir.
L’affiche Sidi-Ina Ich a l’air d’avoir séduit l’audience, la chanteuse Kim-Thuy, aussi…
Deux univers différents, mais cohérents.

L'extérieur du Rack'AmL'extérieur du Rack'Am?

Quelques bières au bar avec l’équipe, les Ina Ich et la souriante Bérangère (la patronne), discussions, la tournée, la vie, tout ça, puis bises et à l’hôtel. Il faut que je dorme, et je ne suis pas le seul.

Merci a Ina Ich et au Rack’am pour cette chaleureuse rencontre, we keep in touch !

Viber le rocker

SAMEDI 24 AVRIL : Albi, festival Rock'in Tarn

Toulouse 11h du matin : on charge puis on trace pour Albi. Quel plaisir de ne faire qu'un heure de camion aujourd'hui ! On devrait ne jouer qu'en région !
Nous arrivons à destination, le festival se déroule dans une belle salle, réaménagée pour l'occase et située sur une base de loisir. On nous convie à nous restaurer un peu avant de débuter nos balances. L'association Pollux est très investie et compte beaucoup de bénévoles particulièrement concernés. Belle dynamique. Les balances s'effectuent sans encombre, si ce n'est que Verlaine (notre sondier) ne peut faire fonctionner son rack d'effet pour le chant avec le système de la salle. Il fera donc différemment ce soir pour sculpter nos voix. Juste après les balances nous sommes invités à participer à une sorte de conférence-débat avec de jeunes albigeois. Ils sont issus de deux écoles de musique dans lesquelles on apprend à jouer du rock et du metal, et sont venus assister aux balances. Les questions sont intéressantes et prouvent que la relève est attentive et sérieuse. C'est toujours un bonheur de transmettre son expérience, ça nous remet en perspective. Albi est décidément une ville de musique actuelle, mais c'est même une ville rock ! On aimerait voir une telle dynamique dans d'autres villes ! Petite balade pour certains et sieste au soleil pour d'autres au bord d'un lac, sieste durant laquelle certains d'entre nous vont croiser un étrange individu qui nous fait une démo d'art martial venu d'une autre planète : sa propre planète...mais bon, nous restons décontractés, rions de cette scène et pensons à la soirée qui s'annonce.

Heureux !Heureux !

Le concert débute avec 2 groupes locaux issus de tremplins, puis viennent les Relax Raptor ("punk relaxcore" albigeois). La salle est encore un peu timide. On se dit qu'on va devoir tout donner. En même temps, on est là pour ça, c'est notre but sur chaque concert. Nous entrons en scène, je prononce mon fameux : "Albi est-ce que tu es chauauauauauauauaud ?" en intro de "Back to basics" et surprise, le public massé dans la fosse se déchaîne dès les premières notes. C'est même un des publics les plus chauds du Red Machine Tour ! Quelle avalanche de slams ! J'ai toujours la vision d'un gazier torse nu qui plongeait les yeux fermés et a fini par toucher le sol au bout d'une dizaine de fois, le public étant un peu lassé de sa prestation systématique. Vers le milieu du set, alors que l'ambiance est au plus fort, Sam me fait de grands signes et je lis une inquiétude sur son visage...a-t-il une crise de mal au dos ? Non ! Ouf ! Sam a transpercé sa peau de grosse caisse...inédit chez Sidi. La caisse claire ça peut arriver et ça nous arrive, mais la grosse caisse...en 15 ans de route, pas une fois. Que faire ? Changer la peau et la régler prendrait au moins 15 minutes. Heureusement les Relax Raptor ont immédiatement la gentillesse de nous prêter leur grosse caisse. Temps de l'opération : 4 minutes. Go ! C'est reparti, l'ambiance n'en est que plus forte. On enchaîne les titres avec une circulation d'énergie communicative, et on termine avec un rappel bien enflammé. On sort heureux. Sam a même fait un de ses meilleurs concerts malgré son mal au dos et sa peau crevée ! C'est reparti pour des discussions au stand Sidi, des bières, quelques sky...des verres levés à la santé de tout et de rien ! Beaucoup de bras sont là pour nous aider à charger, ça fait du bien.

Sidilarsen à AlbiSidilarsen à Albi : Chaud, chaud, chaud !

Cette nuit nous rentrons direct à Toulouse, pas d'hôtel, on est qu'à une heure de route, inutile de faire banquer pour rien l'orga du festival. Cependant....nous partons vers 3H, nous arrivons vers 4H pour décharger à notre local de répète, mais il est déjà 5H à cause de ce putain de décalage horaire ! Le temps de décharger et de revenir ensuite chez nous...les oiseaux chantent, le ciel change de teinte...c'est pas encore ce week end qu'on va se reposer, pas si pépère la date en région ;-)...la tournée sera longue mais tellement jouissive !
Merci à Pollux pour l'accueil !

did0u 

30 MARS 2012 : Cherisay (Le Labo Sonore)

Départ pour la Normandie. Grosse journée de camion. Ce soir c'est campagnard, nous sommes entourés de verdure.
Le labo sonore est une ancienne boite de nuit réaménagée.

Repas frugal sur la routeRepas frugal sur la route

Premier constat, la scène est petite et on va être serrés.
Il y a deux premières parties ce soir, Batkong et Worcut, soirée metaaaal.
Balance. Le système son est un peu léger, quelques réglages, ça va être compliqué mais ça va aller.
Il commence à faire faim. On mange dehors tous ensemble, au soleil, c'est bien agréable.
C'est le moment de discuter avec les groupes et l'organisation. La salle est proche d'Alençon,
mais c'est quand même excentré, il faut de la ténacité pour faire vivre ce genre de lieu.
Le temps est venu de me poser à l'étage, dans notre dortoir du soir, pour récupérer de la route et être en forme ce soir.

Il a quand même pas trop plut cet hiver en Normandie, vous trouvez pas ?Il a quand même pas trop plut cet hiver en Normandie, vous trouvez pas ?

Ça y est les hostilités débutent, les groupes chauffent la salle, de quoi nous sortir de notre torpeur.
C'est maintenant à notre tour, prêts pour retourner le Labo Sonore!
Bon c'est sûr, c'est pas très grand, on se bouscule un peu sur scène, mais il y a des chauds dans le public,
c'est propice à de bons moments d'échanges. De la vraie proximité.
Il y a de la détente chez Sidi ce soir, on se marre.
Yannos qui remplace notre sonorisateur Verlaine, a du boulot pour tenir le mix, le son de la salle est difficile mais l'essentiel y est : du rock n' roll et du cœur !
On est vraiment à l'aise sur ce set. Fin du rappel, retour aux loges, un ptit verre et je vais voir ceux qui restent pour causer.
Il y a une fan de nos coupes de cheveux à la "Led Zep", Didou et moi, ainsi que quelques joyeux allumés, quelques photos plus tard, on se retrouve a tester "la goutte", un calva bien corsé du cru, dans les loges.
Palabres, palabres, il est impératif que j'aille coucher ma couenne, on joue demain...
Je réfléchis sur le fait qu'il est primordial de soutenir les petites et moyennes structures, pour tout le vivier des groupes indés et pour ceux à venir. Pour que la création originale et populaire reste possible. Bon allez bonne nuit...

Viber

 31 MARS 2012 : Rezé (La Barakason)

Réveil difficile au Labo Sonore. L'hébergement était sur place, un peu à l'arrache, pas très réparateur...en plus il faut charger de bon matin car on a préféré laisser notre matos dans la salle pour la nuit... Un café et c'est parti pour un autre concert près de Nantes, à Rezé précisément dans la Barakason, haut lieu des musiques actuelles dans le coin.

La BarakasonLa Barakason

2h30 de route et nous y sommes, l'accueil et les conditions techniques sont somptueux. Vive le luxe ! Parfois ça fait du bien. Une bonne douche dans les loges pour tout le monde, de bonnes balances (très gros son), et puis un repas gourmand (voire malin ;-).
W#l#k ouvre le bal, ce groupe au nom imprononçable est un trio electro rock instrumental issu de la région, qui essaie de préchauffer un public vraiment timide et observateur.

Dernier soundcheck de MarsDernier soundcheck de Mars

Bon, ben, on va devoir les secouer, car ce public semble distant et impressionné par la hauteur de la scène.
Un shoot de Whiskey et GO on entre en scène : comme prévu le public est beaucoup plus froid que d'habitude. "Back To Basics" met un moment à les emporter alors qu'à l’accoutumée le morceau fait bouger la fosse immédiatement. Mais sur la fin du titre ça se débride. Je me réjouis de savoir qu'on enchaine avec "Retourner la France", cette enchainement nous permet de faire entrer le public dans l'univers puissant et dansant de Sidi de façon systématique. Là ça y est, le public se dévergonde. Sans toutefois figurer au palmarès des publics chauds bouillants !
Je me sens bien sur scène, j'ai l'impression de voler ce soir, physiquement et vocalement, je suis relâché et énergique, c'est une sensation incroyable, je sens une grande force inexplicable. Ce n'est pas le cas de tous mes concerts, je suis un être humain fragile et parfois je suis moins connecté. Durant le show, je salue la qualité des gens qui font tourner la Barakason et j'invite le public à "militer" pour soutenir ce genre de lieu qui défend la richesse culturelle !
Je les invite notamment à dire à leurs amis qu'il ne suffit pas de mater des vidéos de concert sur Facebook. Les vrais concerts, c'est ici, dans la Barakason, avec de la sueur !
Nous sortons de scène avant le rappel et là, première fois en 15 ans, Fryzzzer nous demande de raccourcir le rappel car il subit des douleurs au ventre insupportables. Nous jouons deux titres sur les trois prévus. L'émotion est forte, le salut en particulier. Un peu plus tard Fryzzzer semble retrouver peu à peu son état normal, tandis que Samos est pétri de douleur au niveau du dos...putain de lombalgie... Y a pas à chier, on se fait vieux par moment... Allez, on se ressaisie ! On finit la soirée dans une salle très chaleureuse, on remercie Olivier et sa bande pour l'accueil. On trace dans un hôtel avec de bons lits pour un repos bien mérité. Demain 6 heures de camion. Le mois de mars se termine, avril déboule ! C'est ça la vie en tournée, et pour rien au monde on ne changerait de métier !

Un grand merci à Metal Sickness pour cette tribune ouverte à Sidi !

did0u

Immense remerciements au groupe Sidilarsen au complet pour avoir pris un peu de leur temps pour nous faire vivre leur vie sur la route pendant un mois. Bonne fin de tournée à eux ! 

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Commentaire de thrash elliott le 27-04-2012

super report. Merci.

et pourquoi pas le mois d'avril ??

Quelle est la somme de 7 et 7?