Les mythiques grecs de Septicflesh ont fait l'honneur au public Français de donner une série de 11 concerts en 11 jours dans l'hexagone. Une initiative assez rare pour être souligné et pour monter ce tour report de 4 dates.
LYON - 15/05/2011
A peine le temps de faire un saut au bar avant le concert de Septicflesh
qu’une bonne partie de la salle est déjà occupée. Me voilà donc obligée
de me rabattre sur un côté de la scène. Alors oui, cette place me
permettra d’échapper aux fans en délire des premiers rangs, aux pogos et
à un wall of death mais elle va surtout influencer la qualité du son.
Qui aurait pu croire qu’un simple Coca aurait de telles répercussions…
Mais je vais y revenir.
Le groupe prend place et attaque par "The Vampire from Nazareth" avant
de poursuivre par l’énorme "Communion". Le ton est donné.
Placé derrière un pupitre orné d’un monstre marin (Cthulhu, c’est toi ?), Seth
(chant, basse) assure son rôle de leader charismatique s’adressant à
ses fidèles. Fidèles qu’il remerciera d’ailleurs plusieurs fois tout en
rappelant l’attachement de Septicflesh à notre belle contrée.
Les compositions death, parsemées d’orchestrations et de chœurs
grandiloquents, s’enchaînent sans temps mort. Malheureusement, comme je
l’ai dit un peu plus tôt, le son n’est pas bon là où je suis placée. Les
instruments sont une bouillie sonore et le chant de Seth est quasi
inaudible durant de longues minutes. Sans la présence d’une setlist à
proximité, j’aurais été incapable de reconnaître les morceaux, c’est
vous dire… Le monsieur derrière la console a dû finir par avoir pitié de
mes pauvres oreilles puisque le son va finalement s’améliorer un peu,
juste à temps pour l’épique "Persepolis". "Anubis" et "Five-Pointed
Star", titre ultra rapide, finissent de nous achever.
Si la première partie du concert a été perturbée par des aléas techniques (et par Steve de Valet Parn, ne l’oublions pas), Svart Crown et Septicflesh ont largement su nous le faire oublier grâce à leur énergie et leur maîtrise. Beau travail messieurs ! (Hargalaten)
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BORDEAUX - 17/05/2011
La salle est un poil plus dense au moment ou Septicflesh arrive sur scène. Côté public, ça hurle à plein poumons. Déjà deux guerriers ont tombé le t-shirt pour vouloir affronter les hordes de pogos (qu'il n'y aura pas). Le pied de micro spécifique de Seth est bien présent tout comme l'affiche de "The Great Mass" en fond. Cela n'ira pas plus loin au niveau décors. Nos "Flesh boys" arrivent avec leurs "armures" de scène prêt à en découdre avec Bordeaux ce soir. "The Vampire From Nazareth", le premier morceau joué, emportera déjà la foule dans des vagues de headbangs en bord de scène. Une bonne dose de morceaux du nouvel opus seront jetés en pâture au public qui en redemande. Là mes p'tits frères c'est un set ultra carré qui est proposé par les Grecs. La rythmique change très souvent pronant autant du death que du black à tendance peplum qui est balancé ici. Lors de "Lovecraft's Death" le refrain est reprit en chœur par une grosse partie de la salle alors que le final sera constitué de "Persepolis" avant que, cerise sur la feta, "Anubis" et "Five-Pointed Star" soient joués en guise de rappel.
Voilà donc une bien belle affiche qui nous a été servie à Bordeaux une fois encore. Un bravo à Garmonbozia et Season of Mist pour la reprise de cette affiche, ce qui n'était pas gagné d'avance. Un conseil : si vous voyez cette affiche, moshez les gens devant vous à la Fnac du coin pour aller voir cette superbe affiche. Sinon, vous pourrez les revoir au Hellfest ! ;) (Nikolas)
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NANTES - 22/05/2011
Entre les deux, l’attente se fait vraiment longue et Septic Flesh se
fait désirer. Mais comment pourrait-on en vouloir à un groupe d’une
telle renommée qui offre un death metal symphonique et unique en son
genre depuis plus de 20 piges. En ouvrant par un titre aussi épique que
"The Vampire from Nazareth", l’attente est toute pardonnée, et d’autant
plus lorsqu’on se prend en pleine gueule l’enchainement avec
"Communion". La part belle est faite à "The Great Mass" bien sûr et à
"Communion". Fotis est impressionnant de justesse et de rapidité derrière sa batterie, et Sotiris en
bon frontman remercie allègrement durant tout le show le public
français qu’il apprécie particulièrement. Le son est au poil et toute la
subtilité de la musique ressort bien, les samples sont perceptibles et
élèvent le tout de façon grandiloquente. Une heure de show plus tard et
les grecs clôturent par "Persepolis". De mon côté la fatigue se fait
ressentir (c’est ça de faire le con) et l’heure de route qui m’attend me
contraint à ne pas attendre de savoir si il y aura un rappel ou non.
En définitive cette soirée qui sentait bon l’été aura été bonne et forte
agréable. Cela m’aura permit de découvrir les dieux grecs Septic Flesh
sur scène et m’encouragera à approfondir plus amplement leur
discographie qui s’avère véritablement passionnante. Allez hop on file
réviser "The Great Mass" pour le Hellfest. (Blackpsychoz)
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TOULOUSE - 23/05/2011
La place est chaude pour les héros du soir qui reçoivet une ovation digne de leur rang. Et pour cause, la doublette envoyée en ouverture de set ("The Vampire From Nazareth" et "Communion") laisse sur le carreau un public regroupé en face d'un Seth charismatique ô possible. Le chanteur/bassiste possède une théâtralité très en accord avec la grandiloquence des arrangements symphoniques du groupe. Certes, son anglais est un peu hésitant lors de ses discours mais son message passe admirablement vu l'enthousiasme des toulousains somme toute assez peu nombreux (environ 300 personnes) mais réellement motivés. Il en faut visiblement plus pour impressionner les deux guitaristes impassibles durant tout le show, se figeant même lorsqu'ils ne jouent pas. Voilà qui rajoute un peu plus à l'aspect théâtral de cette prestation. La setlist reste en tout point identique au reste des concerts de la tournée donc aucune surprise à ce sujet. Le dernier et excellent album des grecs "The Great Mass" est largement représenté avec cinq extraits sur quinze titres joués. Le frontman n'est pas avare en compliment envers le public français qu'il semble apprécier tout particulièrement et ce dernier le lui rend bien en exécutant même un wall of death sur le monstrueux "Persepolis". Une entreprise assez aventureuse vu l'affluence mais qui semble satisfaire un Seth tout sourire qui arrose de bière son batteur avant de l'étreindre pour lui souhaiter son anniversaire. L'authenticité et le plaisir de jouer qui se dégage de ce combo fait plaisir à voir et lorsque Seth nous affirme que la France est leur deuxième pays, on ne soupçonne aucune démagogie. Le coup de grâce est donné par "Five-Pointed Star" qui fait une fois de plus honneur aux orchestrations qu'on aurait aimé un poil plus fortes dans le mix mais c'est là pinailler car le son fût très bon toute la soirée.
Alors que les lumières se sont rallumées et qu'on s'apprête doucement à se rentrer, le public donne de la voix pour que la fête ne s'arrête pas si tôt. Grand bien leur en a fait puisque le quartet refait son apparition à la surprise générale pour nous offrir un vrai rappel (un rappel imprévu, quoi !). Dommage que le groupe n'est pas d'autres morceaux à proposer qu'un déjà joué dans la soirée mais le public n'en a que faire et se contente largement de cette deuxième version du dynamique "Pyramid God" sur lequel il hurle comme un seul homme.
Cette fois c'est bien terminé. Le score est sans appel : Septicflesh a mis tout le monde d'accord ce soir avec une prestation exemplaire comme on aimerait en voir plus souvent. Une vraie leçon de death symphonique. Chapeau bas, messieurs. (JL)








