Bien plus qu'un simple side-project pour le chanteur/guitariste/producteur Peter Tägtgren, Pain est à présent un groupe à part entière même si son line-up fluctue d'une tournée à l'autre. Nous étions à trois des quatre concerts donnés dans l'hexagone sur ce "You Only Live Twice European Tour 2011".
PARIS - 25/10/2011
Oubliés les petits soucis de son, Peter attaque son premier tube (oui premier car sur la setlist de ce soir, il n’y aura pas de surprise : ça ne sera que des tubes) "Let Me Out" fait vibrer la salle avec un son des plus énormes, c’est fort et net : un vrai bonheur. Je ne sais pas si la salle y est pour quelque chose car je la découvre ce soir, en tout cas, chapeau bas monsieur l’ingé son. En même temps aux vues des exigences de Tägtgren, lorsqu’il endosse sa casquette d’ingénieur du son, le type a intérêt à assurer. C’est donc sur le morceau d’ouverture de son dernier bébé que ça attaque, ce qui nous laisse comprendre que la part belle sera faite à "You Only Live Twice" ce soir (promo oblige). Ce qui saute aux yeux rapidement c’est que les nouveautés sont taillées pour le live. Il en sera de même pour notamment "The Great Pretender" qui fera un vrai carton. Finalement, l’entière discographie du combo suédois sera à l’honneur avec les 17 titres joués ce soir hormis le premier album éponyme qui sera oublié. Dommage qu’il n’y ai pas eu une petite place pour l’habituel "On Your (fuckin’ ) Knees".
Quelques points négatifs sont tout de même venu perturber ce concert, surtout un d'ailleurs car les autres sont vraiment secondaires : l’intro plutôt kitch sur la BO de "Requiem For A Dream", les écrans qui diffusent régulièrement des videos un peu bouche trou type behind the scene, morceaux de clip, etc. Le truc qui fâche vraiment est ce batteur qui depuis le début du set envoi du bois sur les mid tempo et qui profite grandement du mix avec ce son énorme (beaucoup axé sur la basse et la batterie d’ailleurs), s’est vraiment emmêlé les pinceaux sur "Monkey Business" (vous apprécierez le fait que j’ai évité un jeu de mot bien pourri). Sur l’un des rares titres où les parties batteries sont un peu techniques et un peu speed, il est à côté de la plaque sur les parties saccadées que j’adore qui voient la double pédale calée avec les roulements de caisse claire. Avec un son pareil ça ne pardonne pas ! Je n’ai pas été le seul à m’en rendre compte ça a vraiment fait tâche (oui, je suis batteur donc assez tatillon en la matière) au point que j’ai même vu mes voisins prendre la direction de la sortie.
Dommage pour eux car l’heure du rappel est sur le point de sonner. Après une ou deux minutes, les quatre zicos se pointent sur le devant de la scène et s'assoient tranquillement pour nous interpréter un "Have A Drink On Me" assez remarquable tout en feeling bluesy (même le batteur est devant avec une baby drum). Ensuite, ils reprennent leurs places respectives pour nous enchainer 4 titres énormes : le très efficace "Supersonic Bitch" suivit du récent "Feed The monster" et de son énorme refrain : "there is no turning back !" et les deux mega tubes pour finir en apothéose : "Same Old Song" et "Shut Your Mouth". Quel plaisir ai-je eu d’entendre hurler dans mes oreilles le refrain de ce dernier par un gars bourré…
Pour conclure, voilà une bonne prestation tout de même de Pain bien que j’ai préféré ses anciens passages. J’ai trouvé la nouvelle équipe de Peter moins dynamique bien qu’ils avaient l’air rodés et bien à l’aise (j’ai adoré le smack que Peter a envoyé à son bassiste lorsqu’il a annoncé "Supersonic Bitch"). Comme écrit plus haut, certains détails m’ont déplu mais pas suffisamment par rapport au charisme de Tägtgren qui nous aura régalé de ces hurlements et à cette avalanche de titres tous plus excellents les uns que les autres. Le fait que tout le public puisse les reprendre en cœur galvanise et impose une très bonne ambiance dans la salle. Après il faut aimer le style je sais que tout le monde n’accroche pas : c’est dansant (voir festif), intelligent et ça fait mouche.
Autre bémol : le concert est passé à une vitesse… je suis resté sur ma faim. Pour ma part qui ne suis pas parisien, après une grosse heure de déplacement (voiture, train, métro), les 40 minutes d’attente à l’entrée, deux concerts et au revoir… J’ai regardé ma montre en me posant dans le métro, à peine 22h15 ça fait un peu court.
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LYON - 26/10/2011
Assister
à un concert impliquant un groupe de Peter
Tägtgren, c'est quelque part avoir la garantie de bénéficier d'un son et
d'un light show à la hauteur de la renommée du bonhomme, et une fois de plus,
ce dernier n'aura pas déçu.
Le
concert débute donc avec la B.O. de "Requiem For A Dream" (soit cinquante pourcent des intros de concert metal, les cinquante autres étant la B.O. de Dracula) et c'est ensuite le morceau
d'ouverture du dernier album "Let Me Out" qui déboule, sous les
acclamations du public.
Bénéficiant d'un son presque parfait, le concert de Pain se voit également gratifié d'un light show impressionnant. Le travail sur les lumières est en effet très soigné (un peu dans le même style que lors de la venue d'Hypocrisy), et les quatre écrans géants installés en fond de scène sont un plus indéniable, sans jamais capter l'attention du public, ils participent au contraire à l'ambiance générale, en aidant en plus à caractériser chaque morceaux (des artworks tirés du dernier album illustrent par exemple tous les morceaux qui en sont issus).
Rien à redire sur les lights, ca pète ! © Metal Sickness 2011
Plus
bavard qu'avec ses compères de Hypocrisy, Peter Tägtgren n'en sera pas moins
efficace ce soir, même si les parties aiguës vont lui donner du mal. Concernant
la setlist, c'est du bonheur, tous les hits du groupe seront joués ce soir
(mention spéciale à "The Great Pretender" et "Dirty Woman",
qui reçoivent un accueil des plus chaleureux).
Les
rappels seront l'occasion pour Pain
de nous la jouer ballade autour du feu de camp, le temps d'un "Have A
Drink On Me" qui verra pour l'occasion le batteur David Wallin (impressionnant de précision tout le long du concert)
jouer sur la batterie du singe batteur d'Andréas & Nicolas, et faisant également perdre le sérieux de Tägtgren le temps d'un couplet…
instant rare de décompression pour un concert qui aura au final tenu toutes ses
promesses.
Je prend mon chat, j'lui ouvre la tête, j'met une cassette dedans © Metal Sickness 2011
Bon sinon à quand la reconnaissance de Pain en France ?
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TOULOUSE - 27/10/2011
Pain ne s'est pas
foutu de nous en ce qui concerne la scène avec un backdrop géant en fond, 4
écrans LCD et une batterie surélevée, le tout mis en valeur par des lights
superbes. Y'a pas à dire ça a de la gueule et ce malgré les images parfois un
peu kitchs diffusées sur les écrans (ah ces flammes artificielles !).
De toute
façon, les vidéos ne sont pas là pour attirer le regard mais pour compléter les
effets visuels des suédois. Comme on pouvait s'en douter c'est "Let Me
Out", l'opener du dernier album, qui prend à la gorge le Phare avec son
tempo enlevé. A peine débarqué sur scène, Peter Tägtgren impose son charisme même s'il n'est pas dans une forme
vocale optimale. En même temps, vu les variations de voix demandées, notamment
sur la bombe "Dirty Woman" (très
originalement introduit par un inspiré "Are there any women ? Are there any
dirty women ?"), on excusera quelques petites fautes par-ci par-là car
dans l'ensemble la prestation du chanteur/guitariste/producteur est des plus décentes.
Ses nouveaux musiciens font quant à eux, le boulot avec précision et conviction.
Le son a monté d'un cran mais reste assez clair pour discerner chaque
instrument et les samples.
La setlist pioche dans toutes les époques de la
carrière du groupe en oubliant seulement le premier opus.
Difficile de ne pas
taper du pied en continue 1h20 durant avec des morceaux aussi catchy. Le public toulousain n'y
résiste pas longtemps et jumpe comme un seul homme lorsque Peter l'ordonne à l'entame de "Nailed To The Ground" et
c'est une ovation qui ponctue des morceaux de la trempe de "End Of The
Line", "The Great Pretender" ou "Monkey Business" et
son refrain inarrêtable.
Noir. Après seulement 50 minutes, on craint alors le
pire quant à la durée du set. Heureusement, Pain nous réserve un rappel constitué de pas moins de 5 titres ! Et
c'est avec surprise qu'on constate que des tabourets sont apportés sur scène
pour une session semi-acoustique sur "Have A Drink On Me" qu'on
n'attendait vraiment pas, il faut l'avouer. En tout cas, cet interlude est
vraiment sympathique et on constate que l'ambiance au sein du groupe est
particulièrement bonne vu les sourires échangés et l'hilarité de Peter lorsque son batteur profite de
jouer en devant de scène pour balancer les médiators de ses compères. Il ne
reste plus à Pain qu'à porter
l'estocade avec 4 titres pas piqués des vers, une fois de plus. Et puis
"Shut Your Mouth" pour conclure, ça fait toujours très mal quoi qu'on
en dise.
Le groupe offre quelques t-shirts, médiators et autres baguettes à la maigre assistance qui n'a pourtant pas démérité ce soir. Il faut dire que le show proposé par Pain était de fort belle facture autant au niveau musical que de la prestation scénique. Un groupe définitivement taillé pour le live. (JL)










