Les années 90 étaient une période où le power metal était en pleine
explosion avec des groupes tels que Helloween, Gamma Ray ou encore
Blind Guardian.
En 1991, Kamelot encore tout innocent (comme un groupe à ses débuts…)
pointa le bout de son nez au milieu de toutes ces pointures qui
atteignaient alors leur apogée en espérant fébrilement se faire une
petite place dans ce milieu très exigeant.
Né de la collaboration entre le
guitariste Thomas Youngblood (seul membre d’origine encore présent de
nos jours) et le batteur Richard Warner ; Kamelot vit son line up
s’étoffer avec l’arrivée de Mark Vanderbilt (chant) et Glenn Barry
(basse).
En 1994, Noise Records ajoute Kamelot
à son catalogue et dans la lancée sortira l’année suivante leur tout
premier album "Eternity" (1995) suivi deux ans plus tard de
"Dominion" (1997). L’accueil n’est pas des plus favorables cependant
que la presse reconnait la démarche plus qu’originale des américains.
Etant obligé de changer de line up,
notamment le chanteur et le batteur (ce dernier étant le fondateur du
groupe !), Kamelot s’offre une belle cure de jouvence en recrutant dans
leur rang Roy Khan (chanteur à l’époque de Conception) et le batteur
Casey Grillo. S’ensuit alors l’enregistrement du troisième opus "Siege
Perilous" (1998) qui vit les nouveaux membres apporter un nouveau
souffle à Kamelot.
Après la traditionnelle tournée de
promotion, Kamelot rentre en studio pour l’écriture du successeur de
"Siege Perilous". Sans prévenir, "Fourth Legacy" débarque et là c’est
la grosse surprise pour bon nombre de fans. Kamelot attire l’attention
dans le milieu du power metal cette année là ! (Je chantais pour la
première fois disait Claude François…)
Tout vient à point qui sait
attendre, c’est bien connu non ? Kamelot l’a très bien compris et va
accoucher de son cinquième opus "Karma" (2001). Ou comment faire
exploser la notoriété d’un groupe en un seul disque. Est-ce l’effet
année 2000 ? Je ne sais pas… toujours est-il que ce disque a fait un
véritable carton !
Kamelot continue son petit bonhomme
de chemin est c’est en 2003 que "Epica", la suite du très bon "Karma",
fait son apparition. Fini le coté power metal old school. Kamelot
présente ici un son assez neuf et agressif qui va plaire aux fans et
qui permettra par la même occasion d'ne gagner de nouveaux.
2005. Kamelot est en plein essor.
Recrutant Oliver Patolai (Doro, Sons of Seasons) au poste de pianiste
et enchainant tournée sur tournée le combo rentre en studio pour la
réalisation de son prochain opus. Sans le savoir, ils vont accoucher
d'un véritable chef d’œuvre. En effet, de nos jours, "The Black Halo"
est considéré comme l’album phare de leur discographie, le disque de
leur discographie à posséder s'il n'y en avait qu'un à choisir.
S’ensuivra alors une tournée
phénoménale qui est couronnée par la sortie du premier DVD live "One
Cold Winter’s Night". Ce concert fut la dernière date du Black Halo
Tour, un concert assez spécial filmé par les caméras de Patrick Ullaeus
dans la magnifique salle du Rockerfeller d’Oslo. Un concert mémorable
qui vit entre autres Simone Simons et Sascha Paetch fouler les planches
aux coté du combo.
2007. Fini les albums inspirés
d’histoires littéraires ou autres contes. Kamelot sort des sentiers
battus en explorant le coté concept album. Exercice très complexe que
la formation aura du mal à saisir. Au final, cet opus aura reçu un
accueil mitigé mais qui ne les empêchera pas d’étendre leur champ
d’action avec notamment une tournée qui s’étendra de l’Amérique au
Japon en passant par l’Europe avec pas moins de trois clips vidéos pour
relever le tout !
Après de nombreux problème de label
(la faillite de SPV), la sortie de "Poetry For The Poisoned" (2010) fut
repoussée maintes fois. Ayant régler ses derniers pépins au niveau du
line up (le poste de bassiste étant menacé) la formation est fin prête
pour défendre son nouveau bébé. Ce dernier étant annoncé comme le
disque le plus sombre de leur discographie…