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Metal Sickness > Chroniques > Solstafir - Svartir Sandar (Season Of Mist - 2011)
Sólstafir
Svartir Sandar
Type de CD : Album
Date de sortie : 14/10/2011
Chroniqueur : Barak
Date de la chronique : 11/12/2011
Solstafir svartir sandar
16/20

Voir la fiche du groupe Sólstafir

  • Chronique
  • Line-Up
  • Track-List
Texte

"Fjara" premier extrait balancé sur la toile de ce nouvel album de Solstafir a dû en calmer plus d'un. Ah ça c'est sûr que l'on est désormais bien loin du bon gros black metal viking des débuts. Une gentille balade, voilà ce que le groupe offrait comme premier indice sur l'orientation musicale entreprise sur "Svartir Sandar" (sable noir en français, ne me remerciez pas, c'est tout naturel). Ce morceau était-il une simple feinte, ou bel et bien annonciateur d'un apaisement chez nos Islandais ? Animés par un sens de l'investigation hors pair nous nous sommes donc plongés dans ce double album, pour vous apporter la réponse.

Et comme d'habitude, on ne vous répondra pas d'une manière tranchée. On vous dira d'abord que non "Fjara" n'est pas vraiment représentatif de l'album. Quiconque a pu écouter (et surtout apprécier) le précédent opus de Solstafir, "Köld", ne sera pour ainsi dire, pas franchement dépaysé au premier abord. On est toujours proche d'un doom enlevé et efficace, façon Paradise Lost, Katatonia ou Anathema (période "Judgement", pas leur nouvelle orientation Virgin Radio) sur des morceaux comme "Þín Orð" ou "Sjúki Skugginn" mais jamais très loin non plus d'une certaine idée du psychédélisme et du post-rock ("Draumfari"), qui permet au groupe d'avoir une vraie identité . On retrouve des riffs à la fois lourds mais pourtant efficaces et mélodieux, le chant lointain d'Aðalbjörn Tryggvason (ça vous amuse toutes ses lettres qui n'existent pas les mecs ?) toujours aussi puissant et prenant, avec un grand plaisir. La production est au poil, comme sur le précédent disque et ne met que mieux en valeur l'ajout occasionnel d'instruments (un piano sur "Aera" par exemple) et de manière générale, l'ambiance en clair-obscur que se plait à cultiver Solstafir depuis un certain temps désormais.

Mais! Parce qu'il y a un mais, on peut aussi dire, pour en revenir à "Fjara", que cette piste explique bien le virage entamé par nos gars de Reykjavik, atteints d'un syndrome qui en agacera sûrement plus d'un, mais en convaincra tout autant ailleurs. J'ai nommé le syndrome : "La-haut, au bord de la falaise, tandis que l'orage se déchaîne, que mon visage est fouetté par le vent et la pluie, j'ai le poing en l'air et je crie ton nom, ma bien aimée". Pour des raisons de pratique, on peut aussi résumer cela par l'appellation du romantique dépressif et amoureux transi... C'est moins long. Bref, ce nouveau Solstafir est donc frappé de plein fouet par ces excès de romantismes, qui se dévoilent dès le premier morceau, "Ljós Í Stormi": guitares aériennes, rythmes enlevés et chant plus vindicatif que jamais, impossible de ne pas s'imaginer la scène décrite plus haute. Et finalement en enchaînant cette piste avec la dénommée "Fjara", l'image s'ancre tellement fort dans votre cortex qu'il semble difficile de ne pas l'appliquer à n'importe quelle piste qui suit, pour peu que Aðalbjörn Tryggvason (merci ctrl-c ctrl-v), hausse un peu le ton. On imagine directement Solstafir en mode poseur au bord d'une falaise, dans une plaine, mieux au milieu des geysers, à réclamer le retour d'une amante perdue. Et si la brute épaisse énervée de voir ce que devient le groupe tente un zapping frénétique sur l'album, qu'il ne s'attarde surtout pas sur "Melrakkablús" qui, avec ses guitares jouées de façon à ressembler le plus possible à des violons, remporte la palme de l'intro la plus jolie cœur mélancolique de l'album...

Alors à me lire rigoler comme ça, vous pensez peut-être que je vais finir par flinguer cet album et son ambiance fleur bleue. Mais pas du tout. Là où justement, un peu plus haut je tirais à boulet rouges sur le dernier Anathema qui a fait sombrer certains de ces derniers morceaux dans une "gnangnantise" déséspérante, Solstafir parvient toujours à garder le torse un peu bombé, que ce soit par un riff, par une explosion soudaine, qui permet au groupe de jouer aux funambules entre sérénade et musique metal. Un double album était-il nécessaire ? A vrai dire je ne sais pas, tous les morceaux ne se valent pas. "Stormfari" par exemple, avec cette voix de femme aussi expressive que celle de Laurence Ferrari sur un journal de 20 heures est franchement curieuse. Ce qu'elle dit prend peut-être tout son sens si on parle l'islandais, mais franchement, ça ressemble plus à un effet de style loupé, alors que la musique derrière n'est pas franchement ratée, peut-être un poil ringarde et facile, mais ça reste cool.

Enfin en tout cas, "Svartir Sandar", même s'il en fait hurler certains, mérite de trouver preneur, parce que quoi qu'on en dise nos Islandais , ont encore accouché d'un très bel album et continuent mine de rien à faire de plus en plus parler d'eux...

Allez hop, un petit tour sur la télé islandaise s'impose : 

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Veuillez calculer 3 plus 7.
Line-up
  • Aðalbjörn Tryggvason (Chant, Guitare)
  • Sæþór Maríus Sæþórsson  (Guitare)
  • Svavar Austman (Basse) 
  • Guðmundur Óli Pálmason (Batterie)

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Track list
  1. Ljós í Stormi
  2. Fjara
  3. Þín Orð
  4. Sjúki Skugginn
  5. Æra
  6. Kukl
  7. Melrakkablús
  8. Draumfari
  9. Stinningskaldi
  10. Stormfari
  11. Svartir Sandar
  12. Djákninn

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