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Metal Sickness > Chroniques > Resistance - A Tale Of A Decadence (Emanes Records - 2011)
Resistance (France)
A Tale Of A Decadence
Type de CD : Album
Date de sortie : 15/12/2010
Chroniqueur : Mr Zède
Date de la chronique : 06/08/2011
Resistance a tale of decadence
16/20

Voir la fiche du groupe Resistance (France)

  • Chronique
  • Line-Up
  • Track-List
Texte

Défenseur ardent de la cause heavy old school, le label français Emanes Records n'en fini pas de sortir à tour de bras de bons p'tits groupes bien de chez nous et qui en ont dans le pantalon. Le dernier en date c'est Resistance. Formé à la fin des 90's, le groupe a pas mal végété avant de se mettre sérieusement au travail vers 2005 pour sortir un premier album heavy thrash, "Bang Your Fucking Skull" dès 2008. Fort du bon accueil reçu dans l'underground français et de l'arrivée de sang neuf avec le batteur Marti, Resistance s'est décidé à remettre le couvert avec "A Tale Of A Decadence".

Si le "Bang Your Fucking Skull" sans concession nous avait démontré que les français n'étaient pas là pour enfiler des perles, ce nouveau disque va nous prouver lui, que Resistance peut être aussi sévèrement burné en ce qui concerne sa démarche artistique.
En effet, alors que le groupe aurait pu continuer sur sa lancée et nous sortir un disque heavy thrash agressif comme il y a 3 ans, il va au contraire calmer un petit peu le jeu en se payant ni plus ni moins un album concept pour son second album ! Rien que ça…
Librement inspiré du roman "The Monk" (Le Moine") de Matthew Gregory Lewis en 1796, qui traite de magie noire, de meurtre, de luxure et d'autres joyeusetés, "A Tale Of A Decadence" va se diviser en 3 parties distinctes (acte I : "The Sin Of Agnes", acte II : "A Temptation Named Antonia" et un acte III en forme de final "Lucifer Has Spoken") afin mettre en place la théâtralisation de son histoire. De ce fait, chaque acte va comporter des ambiances particulières qui, elles-mêmes, vont s'appuyer sur un énorme travail d'écriture de la part de Resistance ("Loss Of Innocence", "A Silent Kill", "In Expiation Of His Crimes"). Et c'est d'ailleurs là que toute la singularité d'"A Tale Of A Decadence" va prendre toute son ampleur.
Ainsi, loin de s'autoplagier et de reprendre la trame tapageuse de "Bang Your Fucking Skull", le quatuor va s'efforcer d'articuler ses morceaux de manière cohérente et fluide en faisant jouer d'habiles constructions. C'est pourquoi il ne sera pas rare d'entendre des plans heavy se confondre à d'autres plus thrash (et vice et versa), des accélérations, des baisse de tempi etc. Une manière de faire monter la sauce et ménager ses effets sans jamais griller ses cartouches…
Evitant soigneusement l'écueil du patchwork infâme, Resistance va réussir le tour de force de donner à l'ensemble une bien belle cohérence, si bien que les morceaux de l'acte II vont faire écho à ceux de l'acte I et le final de l'acte III se posera comme l'épilogue de "The Sin Of Agnes" et d'"A Temptation Named Antonia". Impressionnant de maîtrise…

Seul le chant de Nathaniel posera "problème" pour de nombreux auditeurs, tant ses lignes de chants sont si… particulières ! On a l'impression que l'homme surjoue son sujet, ce qui peut surprendre le quidam, mais à y regarder de plus près, on s'aperçoit qu'il est toujours juste et que sa voix reste l'un des piliers de cet album (et même de la musique de Resistance). C'est sûr, son grain de voix risque de diviser…
Du côté de la production, le groupe s’en tire ici aussi très bien en donnant à chaque instrument assez d’espace pour équilibrer l’ensemble. C’est sûr, on est loin des prods à l’américaine (et formatée pour la radio), mais on ne va pas s’en plaindre non plus !

Au final, même s'il est clair que le chant de Nathaniel risque de ne pas plaire à tout le monde, il faut bien avouer qu'on n'a pas affaire à une bande manchot et que Resistance a su mener de front son concept album. Le résultat est assez saisissant tant le groupe a su étoffer son univers heavy thrash et l'habiller d'une approche artistique assez audacieuse. Même si on est loin de la qualité de ce que peut (pouvait ?) faire ce bon vieux King Diamond (la principale influence de ce "A Tale Of A Decadence" ?), force est de constater que Resistance n'a pas à rougir de ce second disque ! Bien au contraire…

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Quelle est la somme de 1 et 2?
Line-up
  • Nathaniel (Chant)
  • Joël (Guitare)
  • Florian (Basse, Chant)
  • Marti (Batterie, Chant)

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Track list
  1. The Preach
  2. Loss Of Innocence
  3. The Bloody Nun
  4. A Premature Burial
  5. Conjurer Of Fate
  6. A Silent Kill
  7. Revenant
  8. The Rape
  9. In Expiation Of His Crimes

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