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Metal Sickness > Chroniques > Openightmare - Unashamedly (Autoproduction - 2011)
Openightmare
Unashamedly
Type de CD : Album
Date de sortie : 01/04/2011
Chroniqueur : Mr Zède
Date de la chronique : 26/05/2011
Openightmare unashamedly
17/20

Voir la fiche du groupe Openightmare

  • Chronique
  • Line-Up
  • Track-List
Texte

Après avoir connu la valse des lines up, changé de gratteux et de bassistes comme Bernard-Heni Levy change de chemise et continué contre vents et marées à envoyer du gros rock qui tâche, les vieux briscards d'OpeNightmare ont enfin trouvé la bonne formule en fonctionnant en power trio, depuis maintenant un peu plus de 2 ans (3 ans ?). En effet, après le départ du gratteux Matthieu suite à la sortie de "The Harder We Come" (2008) et l'arrivée d'Alex (Sequence) pour tenir la quatre cordes, les toulousains ont décidé de fonctionner à trois et de s'y tenir. Et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est une affaire qui marche, puisqu' OpeNightmare nous a régalé de pas mal de très bons concerts qui nous ont fait chauffer les joues. On s'en souvient encore….
Hélas, le départ annoncé du batteur PierrO vers la ville de Loulou Nicolin (Montpellier) et ses acoquinements avec Bruno de Ravi dans le projet Ivan Rebroff's Armpits laissaient entrevoir le début de la fin pour le groupe. On se disait alors qu'OpeNightmare avait le mauvais œil sur lui. La scoumoune façon Pierre Richard, quoi…
Or, contre toute attente, la formation s'est vite remise au travail pour nous sortir son quatrième effort "Unashamedly", qui se devait de marquer – enfin – pour les toulousains, l'ère de la stabilité.

Pas peu fier de cette formule du trio et certain de sa force, OpeNightmare va démarrer de manière couillue en nous proposant un morceau totalement instrumental pour ouvrir la galette, "Amazonia". Une première pour le groupe et une entrée pour souvent casse gueule. Or, les toulousains vont réussir à nous tenir en haleine sur cette première plage avec un son chaleureux, puissant à la limite du stoner. Il pouvait pas y avoir meilleure manière pour attiser notre curiosité… On sent que le groupe veut faire monter la pression et que la suite sera terrible. Ce sera d'ailleurs le cas dès "E-TV". "E-TV", ou comment le combo abat d'entrée de jeu une carte maîtresse et enterre la concurrence.
Il faut dire aussi que la partie la plus visible de l'iceberg du "renouveau" d'OpeNightmare mouture 2011, c'est la voix de Yoorwell. Beaucoup moins grave, voire plus coulée, comme sur "Lost Lovers" ou "Spartacus".
Bien sûr, il nous avait déjà fait le coup sur "The Harder We Come" (sur "Sleeping With My Boss" ou "You Don't Know", notamment), mais cette fois-ci le bonhomme est allé encore plus loin dans sa démarche, si bien qu'on dirait presque que c'est un adolescent pré pubère qui chante ! Au placard, la voix de chanteur d'opéra allemand – Ach ! Ja Colonel Klink - qui a fait la trademark (en bien ou en mal) d'OpeNightmare ? Oui et non. Oui, car le groupe nous démontre que rien n'est acquis et qu'il n'est pas là pour se reposer sur ses lauriers ("Unashamedly", "2 Seconds 2 Late", "Lexomil") et non car Yoorwell n'est pas homme a retourner sa veste (son slibard tout au plus), et que - chassez le naturiste il revient toujours au bungalow -, sa voix reste… sa voix ("Jesus Crisis").
Ajoutez à cela, des composition brutes de décoffrage parfaitement ciselées, amenées et arrangées (on est pas très loin de l'univers énervé de Noïd, parfois) et vous obtenez un disque solide, bien comme on les aime.
De plus, OpeNightmare a eu la bonne idée d'étoffer ses morceaux loin des convenances du genre et de se laisser des portes ouvertes vers d'autres sentiers un peu moins battus ("Lost Lovers"). La suite s'annonce bien...
Mine de rien, on sent que les toulousains en ont sous le pied et qu'ils ont encore un sacré potentiel pour nous surprendre. Il est clair que "Unashamedly" n'est pas une fin en soi, même s'il prend la forme d'un certain aboutissement, après plus de 10 ans de "carrière".
Le meilleur resterait-il donc à venir ? Je pense, oui…

Et même si on avait pu découvrir pas mal de nouveaux morceaux de cet album en live (notamment lors du dernier concert de PierrO en tant que toulousain), force est de constater que l'aspect studio de ses titres vaut son pesant d'or.
En effet, au fil des écoutes, on va vite s'apercevoir que "Unashamedly" est à la fois une (r)évolution dans certaines approches artistique d'OpeNightmare (notamment dans le chant ou dans le jeu de batterie plus "décomplexé") tout en étant parfaitement cohérent musicalement avec les disques passés, notamment avec "The Harder We Come". Ainsi, le groupe va développer de manière plus incisive les incartades rock 90's / stoner du troisième méfait (on se souvient de "Sweet End", ou "Deaf Youth Klub", "Let's Turn Around (A Dog's Life)"…) dans ses nouvelles compositions ("Just Behind", "Wall Of Pain") en leur donnant une plus value plus singulière, mais aussi se permettre quelques audaces bien foutues comme "Lexomil" ou le remix "Lexomil 2.0" signée par Hiroshima Mon Amour, qui font du bien à entendre. On sent que le trio a osé prendre des risques, qu'il s'est donné à fond et qu'il a aimé ça. Mmmmh…pervers !.
Ceci étant, OpeNightmare n'hésitera pas à aller batifoler dans les affres du stupre et de la fornication facile avec des titres façon bourre pifs comme "Spartacus" ou "Ainozama" qui font vite mouche.
Et c'est cette forme de lâcher prise alliée à une totale maîtrise du sujet, qui va donner toute sa singularité à cet album. Il est d'ailleurs intéressant de noter que PierrO a su transposer sa propre expérience dans Ivan Rebroff's Armpits dans "Unashamedly" aussi bien dans ses parties de batteries moins engoncées et dans le chant (je crois qu'il prend même le lead en live sur "Ainozama". Chose totalement impensable à l'époque de "Sliced By A Turbomachine" et de "Pinks Of The Vintage"…)
Même si OpeNightmare n'est composé que de vioques - avec pas loin de 100 ans au compteur si on ajoute tous les âges des musiciens -, il est loin d'être aussi sclérosé et radoteur (peut-être un peu incontinent, à la limite…) que les mauvaises langues veulent bien le faire croire. C'est le signe d'une forme olympique ! Les papis font de la résistance et tiennent le siège (et pas que celui pour faire caca…)
Si "The Harder We Come" marquait une évolution musicale bien sentie, "Unashamedly" marque quant à lui, une certaine unité dans l'esprit. Le trio va dans le même sens. La boucle est donc belle est bien bouclée.

A l'arrivée, "Unashamedly" démontre encore une fois l'étonnante vitalité de ce combo hors norme, qui frappe là où on ne l'attend pas. Depuis "Sliced By A Turbomachine", OpeNightmare ne cesse de se bonifier à chaque album et nous faire découvrir de nouvelles facettes ma foi, fort agréables.
Ce quatrième disque se pose sans conteste comme une pierre angulaire dans la direction artistique de la bande des trois, puisque le groupe a su reprendre à son compte certaines trames mises en avant dans "The Harder We Come" et en développer de nouvelles. Cette fois, OpeNightmare est dans le bon timing, possède un line up solide, un état d'esprit commun et une écriture ô combien mature. What else ?
Il en aura fallu du temps pour arriver cette phase, mais putain qu'est ce que ça valait le coup !

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Line-up
  • Yoorwell (Chant, Guitare)
  • Alex (Basse)
  • PierrO (Batterie, Chant)

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Track list
  1. Amazonia
  2. E-TV
  3. Lost Lovers
  4. Spartacus
  5. Lexomil
  6. Jesus Crisis
  7. Unashamedly
  8. Wall Of Pain
  9. 2 Seconds 2 Late
  10. Just Behind
  11. Ainozama
  12. Lexomil 2.0

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