Crudy
The Beauty In Decay
Type de CD : Album
Label : Autoproduction
Date de sortie : 21/12/2010
Chroniqueur : Mr Zède
Date de la chronique : 07/03/2011
Voir la fiche du groupe Crudy
- Chronique
- Line-Up
- Track-List
Texte
CRuDY est un one man band formé sous l'impulsion de son géniteur Guillaume Deconinck qui se propose de nous faire découvrir son rock ambiant et expérimental. Oui, on est loin des projets personnels des shredders et c'est tant mieux !
Après un premier album "Out Of Time" sorti en 2009 qui faisait le point sur tout un pan de sa vie, l'homme remet le couvert avec "The Beauty In Decay" pour nous ramener dans les limbes de son esprit afin de nous y faire découvrir toute sa complexité. Une sorte de psychothérapie musicale plus que salvatrice, quoi…
…à partir de là, on sait qu'on va se retrouver d'entrée de jeu dans une musique loin de tout formatage commercial. Au contraire, "The Beauty In Decay" va suivre qu'une seule voie : celle de CRuDY. Et CRuDY est une sorte d'entité insaisissable qui n'obéit à aucune règle… mise à part la sienne. C'est pourquoi tous les titres de cet album vont raconter une histoire, déverser des émotions fortes avant d'être "consommables" par l'auditeur ("Crushed In My Veins", "Suffer My Desire", "Drunk Again"). Je veux dire par là que Guillaume Deconinck ne va pas s'attache à la forme de son sujet mais plutôt à son fond véritable. Ainsi, même si le chant n'est pas son point fort (car trop linéaire et mal assuré), et que les articulations / orchestrations des morceaux sont parfois un peu tirées par les cheveux, CRuDY réussi le tour de force de nous envoyer à la gueule l'essence même de ce qu'il veut nous exprimer.
De ce fait, malgré toutes ces imperfections, CRuDY reste un projet attirant qui prouve que parfois les bonnes intentions peuvent faire un bon disque (et oui ! J'avais toujours soutenu le contraire, pourtant…). Je dirais même que les imperfections du disque en font toute sa singularité, dans la mesure où on ressent le côté viscéral de l'écriture de Guillaume Deconinck qui cherche à mettre en lumière ses états d'âme, de manière vraie et sans artefact.
Ainsi, "The beauty In Decay" s'avère être un album aux multiples facettes qui retranscrivent un univers assez torturé mais résolument mélodique et plus profond qu'il n'y paraît au premier abord ("Forgive Me", "Like A Child"). S'il est difficile d'appréhender l'ensemble dès le premier jet et de rentrer totalement dans le monde de CRuDY tant l'homme mélange les styles et les instrumentations, une écoute attentive va nous permettre de poser un pied dans cet enchevêtrement pour en apercevoir toute l'envergure.
On ne navigue pas ici dans des morceaux techniques ou du tape à l'œil, mais plutôt dans les méandre de l'esprit de l'artiste qui oscille entre noirceur, désespoir et douce mélancolie ("Lola's Burning Alive", "Suffer My Desire", "Feel The Flame"…)
A l'arrivée, "The Beauty In Decay" se pose comme un disque vrai, un disque sincère, qui a été réalisé avec les tripes. On se trouve devant un artiste qui ne triche pas, un artiste qui se met à nu devant nous (au sens figuré, je vous rassure…hein ?) pour laisser libre court à son expression artistique : la musique.
Une galette très imparfaite, sans doute bancale mais qui nous montre un CRuDY ô combien sincère dans sa démarche. Voilà, un p'tit artisan qui n'a pas à rougir de sa musique face aux grosses cylindrées sans identité qui nous rabattent les oreilles à longueur de journée sur les ondes.
Avec un peu plus de moyen pour la production et un peu de recul sur son propre travail, nul doute que le prochain album nous révèle un nouveau pan de la personnalité de Guillaume Deconinck.
Je tiens à préciser que les ventes de "The Beauty In Decay" seront intégralement versées à l'association Les Petits Princes. Faites un beau geste, les amis…
Après un premier album "Out Of Time" sorti en 2009 qui faisait le point sur tout un pan de sa vie, l'homme remet le couvert avec "The Beauty In Decay" pour nous ramener dans les limbes de son esprit afin de nous y faire découvrir toute sa complexité. Une sorte de psychothérapie musicale plus que salvatrice, quoi…
…à partir de là, on sait qu'on va se retrouver d'entrée de jeu dans une musique loin de tout formatage commercial. Au contraire, "The Beauty In Decay" va suivre qu'une seule voie : celle de CRuDY. Et CRuDY est une sorte d'entité insaisissable qui n'obéit à aucune règle… mise à part la sienne. C'est pourquoi tous les titres de cet album vont raconter une histoire, déverser des émotions fortes avant d'être "consommables" par l'auditeur ("Crushed In My Veins", "Suffer My Desire", "Drunk Again"). Je veux dire par là que Guillaume Deconinck ne va pas s'attache à la forme de son sujet mais plutôt à son fond véritable. Ainsi, même si le chant n'est pas son point fort (car trop linéaire et mal assuré), et que les articulations / orchestrations des morceaux sont parfois un peu tirées par les cheveux, CRuDY réussi le tour de force de nous envoyer à la gueule l'essence même de ce qu'il veut nous exprimer.
De ce fait, malgré toutes ces imperfections, CRuDY reste un projet attirant qui prouve que parfois les bonnes intentions peuvent faire un bon disque (et oui ! J'avais toujours soutenu le contraire, pourtant…). Je dirais même que les imperfections du disque en font toute sa singularité, dans la mesure où on ressent le côté viscéral de l'écriture de Guillaume Deconinck qui cherche à mettre en lumière ses états d'âme, de manière vraie et sans artefact.
Ainsi, "The beauty In Decay" s'avère être un album aux multiples facettes qui retranscrivent un univers assez torturé mais résolument mélodique et plus profond qu'il n'y paraît au premier abord ("Forgive Me", "Like A Child"). S'il est difficile d'appréhender l'ensemble dès le premier jet et de rentrer totalement dans le monde de CRuDY tant l'homme mélange les styles et les instrumentations, une écoute attentive va nous permettre de poser un pied dans cet enchevêtrement pour en apercevoir toute l'envergure.
On ne navigue pas ici dans des morceaux techniques ou du tape à l'œil, mais plutôt dans les méandre de l'esprit de l'artiste qui oscille entre noirceur, désespoir et douce mélancolie ("Lola's Burning Alive", "Suffer My Desire", "Feel The Flame"…)
A l'arrivée, "The Beauty In Decay" se pose comme un disque vrai, un disque sincère, qui a été réalisé avec les tripes. On se trouve devant un artiste qui ne triche pas, un artiste qui se met à nu devant nous (au sens figuré, je vous rassure…hein ?) pour laisser libre court à son expression artistique : la musique.
Une galette très imparfaite, sans doute bancale mais qui nous montre un CRuDY ô combien sincère dans sa démarche. Voilà, un p'tit artisan qui n'a pas à rougir de sa musique face aux grosses cylindrées sans identité qui nous rabattent les oreilles à longueur de journée sur les ondes.
Avec un peu plus de moyen pour la production et un peu de recul sur son propre travail, nul doute que le prochain album nous révèle un nouveau pan de la personnalité de Guillaume Deconinck.
Je tiens à préciser que les ventes de "The Beauty In Decay" seront intégralement versées à l'association Les Petits Princes. Faites un beau geste, les amis…
Line-up
- Guillaume Deconinck (Chant, Instruments)
Track list
- Bohemian Introduction
- Crushed In My Veins
- Forgive Me
- Like A Child
- Pain Factory
- Drunk Again
- Ocean Of Tears
- Cold Memories
- Feel The Flame
- Suffer My Desire
- June
- Lost Memories
- Lola's Burning Alive











