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Metal Sickness > Chroniques > Chronique : Steven Wilson - The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) (Kscope - 2013)
Steven Wilson
The Raven That Refused To Sing (And Other Stories)
Type de CD : Album
Label : Kscope
Date de sortie : 25/02/2013
Chroniqueur : Slaytanic
Date de la chronique : 26/01/2013
Steven wilson the raven that refused to sing
19/20

Voir la fiche du groupe Steven Wilson

  • Chronique
  • Line-Up
  • Track-List
Texte

«On dit que la musique est un art, en tout cas, Steven Wilson en est réellement un Artiste…» Voilà comment je terminais ma chronique concernant "Grace For Drowning", album magistral sorti en septembre 2011 via Kscope. Et non content de n’avoir passé qu’un an et des brouettes depuis cette fabuleuse sortie, voilà qu’arrive une nouvelle offrande du maestro britannique.
"The Raven That Refused To Sing (And Other Stories)" arrive en ce mois de février et c’est tout bonnement un événement à part entière tant on sait que ses sorties sont aussi impressionnantes qu’elles sont faites via de nombreux projets (Blackfield, Porcupine Tree, Storm Corrosion et j’en passe…).

La musique commence là où s’arrête le pouvoir des mots (R.Wagner)

Toutes les nuances de chants sont absolument exceptionnelles et c’est peut-être étrange, mais il faut soit un excellent casque soit un excellent système sonore pour profiter de cette production pharaonique. "Luminol" distribue les cartes de telle façon qu’on sait à l’avance que sieur Wilson va gagner la partie.
Déjà impressionnant sur le live sorti il y a peu ("Get All What You Deserve"), ce titre est la parfaite vitrine scintillante de la créativité du compositeur britannique. Entre une composition complexe, des passages plus faciles à appréhender ou un redoutable sens de la mélodie et de la Musique au sens noble du terme, cet album étonne autant qu’il accroche, fait s’envoler ("Drive Home") autant qu’il fait sombrer ("The Watchmaker" et son final ou "The Raven That Refused To Sing" digne de l’ambiance sombre de Storm Corrosion).
Éternelles sont les ténèbres, éternel est le paradis et, autant que je puisse l’espérer, éternelles seront ces fantastiques émotions que Steven Wilson s’attache à procurer à travers chaque seconde qui passe.

On reste toujours dans cette poésie mélodique digne des Pink Floyd et Alan Parson’s Project auxquels on se doit maintenant de rajouter Steven Wilson à la liste des grands dignes du panthéon du style… "Luminol" est juste énorme, aussi tourmentant qu’il est jubilatoire avec ses claviers, chœurs synthétisés et autres violons aussi harmoniques que mélancoliques. C’est grand, c’est beau, c’est une jouissance auditive. Et ce ne sont que les douze premières minutes de cet album !
Des touches de piano ("Luminol", "The Watchmaker"), des flûtes ("Luminol"), des violons ("Drive Home", "The Raven That Refused To Sing"), du saxo ou de la clarinette ("The Holy Drinker"), tout se marie tant que ça colle avec l’instrument de base de cet album : la basse ! Oui, elle est là, présente, importante et surtout imposante ! Là, la basse devient aussi noble qu’elle le mérite, sublimée par une mise en avant, presqu’égale aux diverses orchestrations et à la guitare et même plus importante que la batterie.
Ronflante ou claquante, groovie ou langoureuse, qu’elle soit jouée par Steven Wilson ou Nick Beggs (ou les deux en même temps comme sur "The Holy Drinker"), celle-ci est la pierre angulaire de "The Raven That Refused To Sing (And Other Stories)".

De la musique avant toute chose (Verlaine)

Le chant est bien évidemment magistral (qui oserait en douter ?) mais là où on avait droit à des instrus sur le précédent opus, ici, niet ! Toutes les chansons sont ici aussi musicalement interprétées qu’elles sont chantées : superbement.
"Drive Home" est d’une douceur à tomber (presqu’aussi belle que "Postcard" ou que "I Drive The Hearse" de Porcupine Tree). La guitare sonne comme à la belle époque d’Opeth et Pink Floyd (pour la partie électrique), alors que l’électro acoustique donne dans le mélange Genesis, Pink Floyd avec cette touche qui m’a donné à penser au jeu fantastique d’Aviv Geffen (Blackfieldcoïncidence ? je ne crois pas !). Mais non, ici c’est Guthrie Govan qui envoie la sauce et sur "Drive Home" et son solo d’une beauté, le nouveau de la bande est en mode jouissance extrême !

Plus brut, plus roots et surtout plus dérangeant, prenez "The Holy Driver". Des mélodies et une gratte déglinguée, une basse oppressante, des claviers appuyés, une clarinette dégingandée et folle, des claviers (mellotron et hammond – voire les deux ensemble) à la fois classes et délurés, Marco Minneman derrière une batterie aussi technique que déphasée (tout comme sur ce final de "The Watchmaker", bordel !)…
Et encore ! Tout ça n’est que pour l’intro (plus de deux minutes tout de même). Ensuite, l’impression de me noyer dans un flot impitoyable de rythmiques autant progressives que psychédéliques m’a envahit et j’ai oublié où j’étais… C’est d’ailleurs dommage que ce morceau soit construit de manière si classique : au niveau du chant, ce n’est pas la grande surprise ! Certes, c’est beau et bien interprété mais on n’est pas désarçonné plus que ça…

La beauté, c’est aussi la musique (B.Werber)

"The Pin Drop" est peut-être le titre le plus facile d’accès. D’une durée classique (à peine cinq minutes), musicalement on ne peut plus accessible quand on connaît l’œuvre de Steven Wilson sans pour autant pouvoir passer sur nos ondes nationales, j’avoue que c’est peut-être la seule fois où je me suis dit : tiens il ne s’est pas fait chier sur celui-là…
Mais à force d’écoutes, de changements de conditions et d’outils d’écoute, je me suis rendu compte de tout ce travail qui a été fait pour que ce titre soit à la fois si simple mais tellement beau. Oui, il jouit d’un équilibre quasi parfait que ce soit dans les instruments comme dans la voix cristalline de ce compositeur qui n’a pas oublié d’être aussi un fantastique chanteur.

"The Watchmaker" est ni plus ni moins que le reflet (presque quarante ans après) d’un titre de Genesis, "Ripples", tiré de "A Trick Of The Tail" sorti en 1975 (qui reste toujours pour moi l’un des plus grands chef d’œuvre musical de tous les temps). Une magnifique ballade, de magnifiques arpèges appuyés par une voix angélique, ce titre transperce le cœur de part sa mélancolie aussi sublime que fatale. En tout cas, pour les quatre premières minutes ! Parce que c’est ça la signature du maître : prendre ce qu’il y a de meilleur pour faire encore mieux même si, de prime abord, c’est impossible et une nouvelle fois dérouté ! Comme toujours…

Et voilà ! Aussi difficile que ça puisse paraître, "The Raven That Refused To Sing (And Other Stories)" est d’un niveau en tout point comparable à celui de "Grace For Drowning". Il n’y a peut-être pas cette fouille artistique et musicale ni cette complexité si attrayante du double album précédent mais, en moins d’une heure, on a une nouvelle fois droit à un tableau musical digne des grands maîtres.
Monsieur Wilson, permettez-moi de vous dire que vous êtes un génie. Je sais, je me répète album après album mais c’est de votre faute : si votre travail n’était pas aussi grandiose, je ne me permettrais pas de dire des choses pareilles ! Que ce soit dans le chant, aussi touchant que juste, ou que ce soit par ce talent de compositeur hors pair, vous êtes l’un des fleurons de la musique moderne.
La peinture parle de cubisme, d’impressionnisme, de fauvisme et toutes ces choses et pourtant, sans que ce soit visuel, on y a droit à chaque fois à cette démonstration artistique juste en écoutant vos œuvres ! Tant de talent, de créativité et de sublimation musicale, ça laisse rêveur… « La Musique est la langue des émotions » disait Kant, Steven Wilson en est un de ses traducteurs à coup sûr !

PS : moi qui avait peur du syndrome de la page blanche, ne sachant que dire sur cet album proche de la perfection, une simple mise en condition et l’écriture se fait presque de manière automatique… Peu nombreux sont les compositeurs capables de procurer cela à chaque fois…




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Commentaire de Coldmuse le 29-01-2013

Tout à fait d'accord avec Slaytanic. Cet album est renversant de beauté et de maîtrise. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas pris un tel pied...(musicalement parlant !) Si la beauté bouleversante du sixième et ultime morceau "The Raven That Refused to SIng" ne vous met pas la larme à l’œil, c'est à n'y rien comprendre !! Steven Wilson est LE génie musical de ce début de 21ème siècle: en trois albums solo, il va crescendo: "Insurgentes" était déjà un très bon album, "Grace for Drowning" un monument, "The Raven..." son chef d’œuvre à ce jour. La barre est placée très très très haut !!! Mais ce qui est dingue, c'est que, connaissant l'incommensurable talent de Steven Wilson, je salive d'avance en pensant qu'il est capable de faire sauter les limites (une note de 21/20 sera-t-elle donnée un jour ? ;-) ) dès la sortie de son futur opus... (en 2014 ?).

Quelle est la somme de 4 et 4?
Line-up
  • Steven Wilson (Chant, Guitare, Basse, Claviers)
  • Guthrie Govan (Guitare)
  • Nick Beggs (Basse)
  • Theo Travis (Saxophone, Flûte)
  • Adam Holzman (Claviers)
  • Marco Minnemann (Batterie)

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Track list
  1. Luminol
  2. Drive Home
  3. The Holy Drinker
  4. The Pin Drop
  5. The Watchmaker
  6. The Raven That Refused To Sing

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