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Chronique metal à la une sur Metal Sickness webzine
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Metal Sickness > Chroniques > Chronique : Resistance - To Judge And Enslave (HMB Productions - 2012)
Resistance
To Judge And Enslave
Type de CD : Album
Date de sortie : 21/01/2012
Chroniqueur : Slaytanic
Date de la chronique : 17/01/2012
Resistance to judge and enslave
18/20

Voir la fiche du groupe Resistance

  • Chronique
  • Line-Up
  • Track-List
Texte

Parfois, quand on se penche sur un album qui nous a mis une légère dérouillée, on a du mal à démarrer une chronique. Aujourd’hui, pour moi, c’est le cas. Non pas que le nouveau méfait des belges de Resistance soit mauvais, loin de là, mais il n’est pas aisé de pouvoir l’introduire correctement (aucun jeu de mot sur l’emploi d’introduire ne sera admis, je le dis au cas où). Du coup, j’ai décidé de le prendre plus littéralement, peut-être que l’inspiration naîtra des cendres de mon cerveau à l’issue des nombreuses écoutes de "To Judge And Enslave" qui voit le jour en ce soi disant dernier mois de Janvier de l’histoire de l’Humanité. Ainsi, ouvrons nos dicos et voyons ce que résistance veut dire. 

Une approche historique émerge immédiatement par l’utilisation de ce terme : la Résistance (oui, il y a l’accent mais le nom du groupe est le même) est le groupe qui s’oppose de fait ou de cause à une oppression quelle qu’elle soit. Bon, c’est vrai, ce terme est utilisé surtout pour définir les mouvements d’opposants pendant les guerres. Mais ce ça colle plutôt bien car, après "The Descent" qui sert d’intro à ce "To Judge And Enslave", "Make Belief Savior" me fait dire qu’une seule chose : C’est la Guerre ! Un hurlement de Xerus et toute l'artillerie se met en place, à commencer par la double de Jonas, rudement efficace ! Et vas-y que je te balance des riffs de grands malades à la sauce Oli â€“ Shaun ("Hordes Of The Damned", "Traitor"), vas-y que la basse de Ben crache comme une dingue ("The Descent", "Oblivious"), mais tout cela ne serait rien sans alchimie. Et ce groupe en a, c’est une certitude ! Entre une brutalité exacerbée ("Oblivious") et un côté des plus sombres ("Nihil"), il n’y a qu’un pas et les gars de Resistance l’ont fait. Bestial, monstrueusement agressif ("Brutalized") ou alors lourd et assomant (au début de "Nihil"), les compos de Resistance se veulent sans détour et sans pitié mais l'alchimie est parfaite.

Que dire du chant de Xerus, qui multiplie les voix comme Jesus ou Rocky les pains. Trippant, je ne vois pas d’autre terme. Mais quand on a affaire à une voix qui te lance sur des groupes aussi variés que Benighted ("Make Belief Savior"), All Shall Perish ou même un Anders Frieden très très énervé (sur de courts passages d’"Oblivious"), personnellement, je m’incline ! Le titre "Pointless Desire" est ni plus ni moins qu’une démonstration du talent vocal de Xerus, et comme je l’ai vu régulièrement à l’œuvre ces deux dernières années, je n’en attendais pas moins de lui à ce niveau. On ne pourra s’empêcher de gueuler le refrain de "Nihil", lequel est appuyé de superbe manière par tous les instrus, sans exception. "Traitor" est dans la même veine, sombre, insalubre mais tellement prenante ! 

Là où j’ai été surpris, et pas qu’un peu, c’est sur la construction de l’album. Car si on le décortique morceau par morceau, on est cinq crans minimum au-dessus de "Lords Of Torment" que ce soit mélodiquement ("Pointless Desire" et "Traitor") comme par sa violence ("Clench My Fist At God", "Traitor") et là, je dis chapeau ! A la croisée des chemins d’un grind death et du deathcore, on doit faire face ici à du gros, du très gros morceau et c’est presque pas étonnant que Leif de Dew-Scented vienne balancer sa rage sur "E.N.S.L.A.V.E.D." ou que Xavier Carion ait donné ce résultat qui fait que, putain, c’est jouissif !

La définition de base du mot résistance est l’action de résister (sans blague ?!) physiquement à quelqu’un, à une autorité ou aux épreuves physiques ou morales face à des situations extrêmes. Cherchez pas, cette pépite deResistance, quand vous vous pencherez dessus, vous ne vous en sortirez pas de sitôt ! J’ose ou pas ? allez, j’ose ! Jetez-vous sans hésiter sur "To Judge And Enslave", vous ne résisterez pas longtemps (jeu de mot facile, j’en conviens) ! Que ce soit pour les voix de Xerus (appuyé par Oli et Shaun), que ce soit sur les riffs assassins de ces deux derniers, la basse bien méchante de Ben ou la batterie de Jonas qui sonne parfaitement, dans les parties violentes comme « mélo » (je trouve pas d’autre terme) ou que ce soit pour le super travail de Xavier Carion Ã  la prod, vous pouvez y aller les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes ! D’un avis purement personnel, c’est pas aujourd’hui que je vais arrêter d’aller les voir, et ça tombe bien, je les vois dès samedi avec les british d’Eradication, mandale power en perspective avant quelques dates avec les mythiques Vader !

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Line-up
  • Xerus (Chant)
  • Shaun (Guitare)
  • Oli (Guitare)
  • Ben (Basse)
  • Jonas (Batterie)

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Track list
  1. The Descent
  2. Make Belief Savior
  3. Hordes Of The Damned
  4. Oblivious
  5. E.N.S.L.A.V.E.D.
  6. Nihil
  7. Traitor
  8. Brutalized
  9. Pointless Desire
  10. Clench My Fist At God

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