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Metal Sickness > Chroniques > Chronique : Rage - 21 (Nuclear Blast - 2012)
Rage
21
Type de CD : Album
Date de sortie : 24/02/2012
Chroniqueur : Ben
Date de la chronique : 12/02/2012
Rage 21
16/20

Voir la fiche du groupe Rage

  • Chronique
  • Line-Up
  • Track-List
Texte

28 ans d'existence, et voilà Rage qui revient nous présenter son 21ème opus, qui dit mieux ? Bon ok, 21 en comptant le premier album sorti sous le nom d'Avenger et une compil d'inédits et de raretés, mais vous allez arrêter tout de suite de chipoter, ce groupe est une vraie machine à composer et sortir des disques dont la qualité moyenne reste étonnamment élevée après tant d'années. Toujours mené par l'indéboulonnable Peter "Peavey" Wagner au chant et à la basse, secondé par le trop peu reconnu Victor Smolski à la guitare, le trio allemand n'a donc pas été chercher bien loin l'inspiration pour le titre de cette galette. Mais si cette entame vous fait penser que le groupe est en pilotage automatique et n'a plus rien de bien savoureux à proposer, permettez moi de vous dire mes petits agneaux (oui, j'aime à vous imaginer tel de gentils mammifères avides de téter le pie maternel, avant de finir lamentablement embrochés au dessus d'un feu de joie lors de la fête communale de la Celle Craonaise)…

… Où en étais-je déjà (il faut vraiment que j'arrête de m'interrompre de cette manière, je perds le fil et à mon âge, on devient aussi presbyte que casse-couille et les fils, on a du mal à les voir) ?

… Ah oui ! Bref, autant Rage ne s'est pas foulé pour le titre du disque (à l'artwork très réussi, avec la présence  de l'habituel crâne au casino, le 21 faisant aussi référence au blackjack (mon jeune ami, un peu de culture ne fait jamais de mal), autant question compos, ce disque est un vrai bonheur ! A l'opposé des groupes teutons au heavy stéréotypé et terne (qu'il a parfois frôlé), le gang de Peavey nous assène là un recueil de chansons superbement bien foutues, rehaussées de parties de guitares inspirées qui laissent quelques regrets de ne pas voir Victor davantage médiatisé car ce garçon sait allier technique, créativité et efficacité (eh oui, lui il n'oublie pas de pondre des parties mélodiques). Exit les orchestrations symphoniques (cf. "Speak Of The Dead") retour à du heavy thrash basique, mais foutrement bon !

Ayant suivi la carrière de la formation avec une fidélité qui laisse un peu à désirer, ce "21" m'a scotché par son aspect direct, catchy. Les deux premières chansons sont juste énormes, avec des refrains et des lignes mélodiques imparables. "Twenty-One" attaque pied au plancher et alterne les passages brut de décoffrage et le heavy speed mélodique accrocheur. André Hilgers martyrise sa double grosse caisse juste ce qu'il faut avant de se faire plus groovy sur le superbe refrain. Victor est en mode "guitar hero" (pas le jeu les enfants, le virtuose ! Qu'est-ce que vous êtes taquins vous alors !). "Forever Dead" qui suit, est vraiment LE gros morceau de cet opus, mélange du thrash le plus old school, de parties purement speed (le solo ne dépareillerait pas chez Helloween ou Gamma Ray) et débouchant sur un refrain stratosphérique qui sera à coup sûr un hymne en concert. Sur ce titre, le chanteur solde les comptes de relations douloureuses avec son père. Un Peavy qui ne cesse de progresser au chant. Non pas qu'il se soit mû en ténor d'opéra, mais il est capable d'être redoutablement efficace dans bien des registres (clair, aigu ou grave, agressif, mélodique et même growls).

Mais là où bon nombre de cd cesse d'enchanter, ce "21" enfonce le clou avec une ribambelle de chansons toutes plus efficaces les unes que les autres. De "Feel My Pain" à l'intro toute douce agrémentée d'un magnifique plan en tapping, qui monte en intensité pour déboucher sur un pur hit metal au refrain typé Accept, à "Psycho Terror" et ses accents Annihilator, c'est la fête du heavy à tous les étages. Ami headbanger, tu vas jouir de la nuque ! Surtout que côté tempo, on affole souvent le compteur, comme sur le démarrage furieux de "Destiny". "Black And White" c'est de l'hyper classique mais complètement irrésistible. Un refrain énorme, très 80's, qui fera palpiter le cœur du vieux métalleux avant que la partie solo ne se pose en incontournable des championnats d'air guitar ! "Concrete Wall" c'est du tabassage en règle, le bon gros parpaing qui, s'il ne te fait pas de mal, n'est assurément pas là pour te faire du bien (sauf le déboulé de six-cordes) !

La production signée Charlie Bauerfeind (Blind Guardian, Saxon Hammerfall) est étonnamment légère, trace peut-être de la patte de Victor Smolski qui est aussi passé derrière la console. Le son est bon, mais pas surchargé et sonne assez naturel pour un trio. J'avoue d'ailleurs que dans l'ensemble, Rage est devenu beaucoup moins indigeste depuis l'arrivée d'André Hilgers au jeu plus vivant et moins robotique que Mike Terrana.
La force de ce disque, c'est aussi la qualité de ces titres plus faibles. "Serial Killer" n'est pas la chanson du siècle, mais elle ferait le bonheur de beaucoup, tout comme "Destiny" ou "Death Romantic" qui est clairement le morceau sur lequel j'accroche le moins malgré la partie instrumentale de haute volée signée Victor Smolski.
"Eternally" qui clôt ce "21" est en fait un titre sorti en 2007 sur la compilation "Into The Light" chez Nuclear Blast. C'est la seule ballade de la galette. A croire que le trio n'était pas dans cet état d'esprit au moment de la composition pour nous ressortir une "vieillerie" !

"21" signe donc le retour d'un Rage offensif, direct et hargneux qui possède toujours un art de la composition étonnant. C'est d'ailleurs surprenant que ce groupe ne soit pas plus reconnu, tant il aligne les disques de qualité en variant les styles avec bonheur. Sans être une tuerie absolue, cet opus devrait plaire à un très large public tant il respecte les fondamentaux du genre et reflète le talent de ses trois géniteurs. Y a pas à dire, le heavy, quand c'est bien fait, ça fait du bien par où sa passe !

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Quelle est la somme de 5 et 1?
Line-up
  • Peter "Peavey" Wagner (Chant, Basse)
  • Victor Smolski (Guitare)
  • Andre Hilgers (Batterie)

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Track list
  1. House Wins
  2. Twenty-One
  3. Forever Dead
  4. Feel My Pain
  5. Serial Killer
  6. Psycho Terror
  7. Destiny
  8. Death Romantic
  9. Black And White
  10. Concrete Wall
  11. Eternally

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