Logo Facebook Logo Youtube Logo Soundcloud Logo Twitter
Kiss The Freak
Gorod kiss the freak
16/20
De Mysteriis Dom Sathanas Alive
Mayhem de mysteriis dom sathanas alive
17/20
Hardwired…To Self-Destruct
Metallica hardwired to self destruct
15/20
Album
Shine
Pochette
Bernie marsden shine
Album
Grand Opening And Closing reedition
Pochette
Sleepytime gorilla grand opening and closing
Groupe
Album
Inner Madness
Pochette
No return inner madness
Metal Sickness > Chroniques > Chronique : Neaera - Ours Is The Storm (Metal Blade Records - 2013)
Neaera
Ours Is The Storm
Type de CD : Album
Date de sortie : 05/03/2013
Chroniqueur : Slaytanic
Date de la chronique : 13/03/2013
Neaera ours is the storm
19/20

Voir la fiche du groupe Neaera

  • Chronique
  • Line-Up
  • Track-List
Texte

Neaera a dix ans. Alles Gute zum Geburtstag ! Et oui, déjà dix ans pour ce groupe aussi talentueux qu’injustement méconnu (ce n’est que mon avis mais je l’assume ouvertement). Certes, quand on parle de metalcore / deathcore allemand, la logique veut que les premiers noms qui sortent soient Maroon, Heaven Shall Burn et Caliban. Ça me semble tout à fait logique, même pour moi.
Et pourtant, œuvrant dans l’ombre, affichant des prétentions non négligeables à travers des albums phénoménaux comme "Let The Tempest Come" (2005), "Armamentarium" (2007) et "Omnicide – Creation Unleashed" (2009) – "Forging The Eclipse" en 2010 n’étant pas forcément un must, sans enlever la qualité intrinsèque de cet album -, le groupe au line-up immuable depuis sa création n’a malgré tout pas droit à sa part du gâteau dans notre contrée.

Toujours cantonné à des premières parties, ce qui n’est pas forcément un mal en soit mais qui dénote tout de même une difficulté à se faire entendre (et à convaincre peut-être ?), saura-t-il convaincre un peu plus avec "Ours Is The Storm" sorti le 04 mars dernier chez Metal Blade Records ?

Plus qu’une déferlante…

Si Neaera est au départ le nom d’un personnage de la mythologie grecque (enfin, pas qu’un seul d’ailleurs) qui fut réduite en esclavage et subit les pires tourments, la musique du groupe de Munster (Westphalie) pourrait en être le reflet véritable. Ceci étant, la signification la plus représentative de ce nom serait sans conteste le rapprochement avec la nymphe de l’île de Threnakia, compagne du dieu Helios et dont le nom peut sembler vouloir signifier Nouveau Lever (pour le côté renouveau ou nouvelle émergence – ce qui siérait à merveille pour le groupe).

Bref, faisons fi des spéculations sur la signification du nom du groupe pour s’atteler à "Ours Is The Storm" et son artwork de toute beauté. Et c’est bien simple, passé la petite intro ("The Deafening"), on est littéralement noyé dans une vague sans fin avec un chant guttural impressionnant de la part de Benny Hilleke, maître hurleur de son état. La puissance est là, la rudesse des riffs est omniprésente et tout ça fait que "Ours Is The Storm" met au tapis sans pouvoir s’en relever sans occasionner quelques dégâts.

… c’est un raz-de-marée !

La grosse touche de Neaera est son mix parfait entre un deathcore violent, un death metal plus mélodique ("Through Treacherous Flame", "Walk With Fire", "Back To The Soul") et des gros relents de black metal placés parcimonieusement dans des compos aussi riches que puissantes ("Ours Is The Storm", "Ascend To Chaos", "Black Tomb").
Alors, attention, ne vous attendez pas à une avalanche de mosh-parts ou de breaks cinglants - même si vous y aurez droit sporadiquement ("Decolonize The Mind", "Ascend To Chaos"). Ici, on serait plus dans un circle pit perpétuel (et trois-quart d’heure à courir en cercle doit être fatiguant) ou dans un pogo de titans.

Comme je le disais plus haut, la première chose qui frappe (et le terme est particulièrement bien choisi), c’est vraiment le chant de Benny qui est un peu comme la signature du groupe, sa marque de fabrique en tout cas. Ce mec n’est pas humain ! Et pourtant, même en l’ayant vu à l’œuvre plus d’une fois, je reste toujours sur le flanc d’un tel panel, d’une telle maîtrise vocale allant du guttural au scream à t’en péter les cordes vocales ("Ascend To Chaos", "Back To The Soul"). Être schizo de la voix, ça existe ? On peut se poser la question...

Musicalement, c’est ultra au point et les compos se démarquent par un gros travail sur les changements de sonorités ("My Night Is Starless") ce qui a pour résultat qu'on ne s'ennuie pas un instant. Les riffs sont puissants et rapides mais ne sont pas dénués d’un côté mélodique aussi intéressant que déroutant mais qui ne sont pas là pour apporter un temps mort.
On peut passer d’un death mélo techniquement proche de leurs collègues scandinaves à un deathcore plus traditionnel ("Walk With Fire") mais pour autant à mille lieues des clichés de base du genre (tellement utilisés par la nouvelle génération de groupes américains ou britanniques).
La batterie de Sebastian Heldt est énorme, les grattes de Tobias Buck et Stefan Keller sont magistralement complémentaires et la basse de Benjamin Donath est juste optimale. Tous ces ingrédients mis ensemble font de cet album une pelletée de gros sons travaillés et méchamment couillus qui se doivent d’être découverts.

"Ours Is The Storm" est sûrement le plus accompli des albums de la discographie de Neaera. Complet, rude, musicalement excellent et aux chants hallucinants de maîtrise, le quintet a de quoi s’affirmer pour sortir de l’ombre et se proposer comme un renouveau de la scène germanique. La tempête Neaera est annoncée, laissez-vous submerger par ce tsunami de metal extrême survitaminé, vous adorerez ça !

Revenir

Quelle est la somme de 9 et 9?
Line-up
  • Benjamin "Benny" Hilleke (Chant)
  • Tobias Buck (Guitare)
  • Stefan Keller (Guitare)
  • Benjamin Donath (Basse)
  • Sebastian Heldt (Batterie)

Revenir

Track list
  1. The Deafening
  2. Ours Is The Storm
  3. Decolonize The Mind
  4. Through Treacherous Flames
  5. Ascend To Chaos
  6. Walk With Fire
  7. My Night Is Starless
  8. Black Tomb
  9. Between Us And Annihilation
  10. Slaying The Wolf Within
  11. Back To The Soul
  12. Guardian Of Ashes

Revenir