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Chronique metal à la une sur Metal Sickness webzine
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18/20
Metal Sickness > Chroniques > Chronique : Haemoth - In Nomine Odium (Debemur Morti Productions - 2011)
Haemoth
In Nomine Odium
Type de CD : Album
Date de sortie : 11/11/2011
Chroniqueur : Blackpsychoz
Date de la chronique : 19/02/2012
Haemoth in nomine odium
17/20

Voir la fiche du groupe Haemoth

  • Chronique
  • Line-Up
  • Track-List
Texte

Je me souviens encore parfaitement de ce jour d’été 2006, lorsque mes oreilles se sont posées sur le "Near Death Experience" de Spektr. Je me souviens bien encore de la sensation que m’avait procuré ce putain de frisson qui m'était remonté du bas du dos jusqu’à la moelle épinière quand "The Violent Stink of Twitching Terror" a véritablement explosé après cette lente intro purement effrayante. Je me souviens bien, et le ressens encore aujourd’hui quand je le réécoute, de l’effroi glacial qui se faufile tout du long de cet album très conceptuel qui m’a marqué au fer rouge.

Et si je vous parle de Spektr ici, c’est parce que la musique d’Haemoth dégage sensiblement la même chose que celle du duo expérimental. Et ce n’est pas anormal, puisque Hth, la tête pensante d’Haemoth est aussi celle de Spektr. Et tous les éléments présents sur "In Nomine Odium" prouvent que les deux projets se rejoignent et sont musicalement très proches. Et pourtant les enjeux sont bien différents. On pourra présenter Haemoth plutôt comme le défouloir de Hth.

Car la musique d’Haemoth est résolument plus brutale, beaucoup moins portée sur l’expérimentale. Pour autant je ne considère pas leur black metal comme du pur brutal barbare sans intérêt. Ils ont cette patte si particulière qui fait  qu’on ne demeure pas abruti par un lynchage inutile. Parce qu’il y a toute cette ambiance froide comme le carrelage d’une morgue, cette putain d’atmosphère fantomatique qui joue avec les ombres. Mais surtout cette saturation si atypique, la même que je connaissais à travers Spektr, usant de riffs carrément tranchants qui vous cisaillent la glotte sans aucune douleur, au début, jusqu’à comprendre que vous avez beau vouloir parler mais que plus aucun son ne sort, et que vous vous étouffez, lentement, les poumons remplis de votre propre sang.

Les compositions sont longues dans l’ensemble, très rudes, la rythmique y étant pour beaucoup car la plupart du temps elle est à bloc, ne calmant le jeu qu’à de rares occasions bien senties. Mais ce qui marque le plus sur "In Nomine Odium", c’est ce tout extrêmement saturé et cet effet de résonnance effroyablement efficace au niveau de la guitare et de ses arpèges démoniaques. Une résonnance certaine perceptible aussi sur le plan vocal, ce qui procure une véritable sensation d’étouffement et surtout développe pleinement cette dimension spectrale qui plane tout du long de l’écoute, qui s’avère en définitive assez éprouvante.

Haemoth s’impose avec "In Nomine Odium" comme un élément majeur de la scène black extrême française en développant un art noir véritablement terrifiant, presque autant que le projet parallèle Spektr, mais avec une approche différente et résolument très brutale. De plus on pourra souligner une signature reconnaissable entre mille, et rien que pour ce point les Français méritent les louanges, car ils arrivent allègrement à se différencier de la masse. Et puis on se dit surtout que Debemur Morti a encore une fois eut un putain de gros tarin pour signer une tuerie pareille !

 

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Quelle est la somme de 7 et 6?
Line-up
  • Haemoth (Chant, guitare, basse)
  • Syth (Batterie)

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Track list
  1. Odium
  2. Slaying The Blind
  3. Demonik Omniscience
  4. Spiritual Pestilence
  5. Disgrace
  6. Son Of The Black Light
  7. ... And Then Came The Decease

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