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Metal Sickness > Chroniques > Chronique : Dead Season - From Rust To Dust (Brennus Music - 2013)
Dead Season
From Rust To Dust
Type de CD : Album
Date de sortie : 15/01/2013
Chroniqueur : Slaytanic
Date de la chronique : 31/01/2013
Dead season from rust to dust
17/20

Voir la fiche du groupe Dead Season

  • Chronique
  • Line-Up
  • Track-List
Texte

Tiens, aujourd’hui, je vais vous parler d’un groupe de la région lilloise. Oui, il y a des fois comme ça où j’ai envie d’être de bonne humeur et de vous proposer de découvrir des formations qui valent le coup d’être découvertes. Dead Season, puisque c’est le nom du quintette du jour, est un combo qui aime la discrétion. Fondé il y a un sacré paquet d’années, c’est en ce début 2013, le 15 janvier pour être précis, qu’est sortie leur première galette intitulée "From Rust To Dust".

Pour un premier jet...

Et le constat est tel que dès la première écoute, je me suis fait prendre dans les nasses de Dead Season et de leur thrash transpirant tantôt le death, tantôt le thrash à papa. Passé "Prelude To The Fall", petite intro qui n’est pas là pour apporter de l’eau au moulin lillois (quoiqu’elle lance l’album dans une ambiance à l’opposé de ce qu’on attend), le plongeon se fait sans prévenir sur "Modernity". Des riffs bien thrashy, un chant bien bourrin avant un refrain où la voix se fait plus power puis un passage lent où la basse prend les commandes : voilà les deux premières minutes des plus convaincantes !

Et l’album ne fait que balancer des salves puissantes où le talent des guitaristes Guillaume et Guy-Noël est à mettre en avant ("Modernity") et où les relents de Metallica, de Death ou Gojira sont à dénoter. Le côté très traditionnel du death / thrash est mis en parallèle avec un metal où les rythmiques sont plus déglinguées, un peu à la manière d’un death technique sous coke. Le fait est que le panel est large, béant même, et parfois, on peut s’y perdre. Là, à ce niveau, plusieurs écoutes sont nécessaires pour vraiment prendre en main le bébé mais franchement, c’est presqu’un grand plaisir que de réitérer les écoutes pour mieux déceler les perles musicales de titres comme "From Rust To Dust" ou "Crawling Mediocrity" dont l’intro fleure bon le Grip Inc. (groupe qui me manque tellement).

Moi qui ne suis pas un grand fan des interludes musicaux en plein milieu d’album (souvent pour la simple raison que je trouve que c’est gagner du temps sans rien apporter de vraiment intéressant), je reste plutôt agréablement surpris par "Sinking Into Oblivion" (même si la dernière minute ne sert pas franchement à grand-chose) mais s’enchaîne sur l’intro complètement barrée de "Galley Slaves" avec brio. Le duo de grattes est bien appuyé par une batterie présente, efficace et bien en place sans toutefois faire dans la démonstration démesurée.

... les Nordistes t'en collent une belle !

Le chant de Julien est franchement atypique et se démarque grâce à une palette redoutable. Outre The Vision Bleak sur les refrains de l’excellente "Mighty Bob" ou "From Rust To Dust", on peut y retrouver la patte Nevermore ou celle d’Anthrax ("Philosopher"). Ça envoie sévère, et ce gars maîtrise franchement son sujet !
De son côté, la basse de Nicolas n’est pas en reste, tant celle-ci sait tirer son épingle du jeu comme sur "Galley Slaves", "Modernity" ou encore "Sinking Into Oblivion". Elle n’est pas là pour faire semblant et la pluralité des sonorités, parfois agressives, parfois plus groovy, affiche une sacrée envie de bien faire. On nage vraiment dans un bel équilibre dans les compositions, avec un très gros travail fourni de façon à ne pas faire dans le rébarbatif. Et de ce côté-là, c’est réussi !

Malgré tout, le gros point négatif reste la production générale. Certes, on est dans le cadre de l’autoprod', mais si les instruments et la musicalité qui ressortent des compos sont à mettre en avant, l’ensemble pêche par un son pas toujours au top… Parfois, la vitesse d’exécution des grattes, associées à la batterie, donnent une espèce de bouillie sonore qui n’est pas du meilleur effet ("Modernity"), la double pédale n’est pas des plus percutantes et parfois, les changements de rythmes manquent méchamment de ce côté rentre-dedans qui, normalement, devrait laisser sur le carreau plus d’un auditeur… C’est dommage de ce point de vue, mais pas insurmontable en l’état.

Si vous aimez le metal barré ("Sinking Into Oblivion") ou le thrash bien chiadé ("Philosopher") avec une pointe de prog' allant titiller la mouvance expérimentale ("Galley Slaves"), je ne saurais que trop vous recommander cette belle découverte qu’est "From Rust To Dust".
Les Lillois de Dead Season rentrent à pieds joints dans le paysage metal nordiste, avant de déferler sur le territoire ? Espérons-le.

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Veuillez calculer 8 plus 8.
Line-up
  • Julien Jacquemond (Chant)
  • Guillaume Singer (Guitare)
  • Guy-Noël Hoareau (Guitare)
  • Nicolas Sanson (Basse)
  • Grégoire Galichet (Batterie)

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Track list
  1. Prelude To The Fall
  2. Modernity
  3. Mighty Bob
  4. From Rust To Dust
  5. Crawling Mediocrity
  6. Sinking Into Oblivion
  7. Galley Slaves
  8. Philosopher
  9. Lust Overload
  10. Tycoon Safari

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